
Maroc, Sénégal, Égypte : la pression des favoris, la qualification au bout
Annoncés parmi les principaux prétendants au sacre, Maroc et Sénégal ont tous validé leur billet pour les quarts de finale, avec l’Egypte, non sans frissons.
Pays hôte de la compétition, le Maroc abordait son huitième de finale face à la Tanzanie avec le statut de grand favori. Sortis de la phase de groupes parmi les meilleurs troisièmes avec seulement deux points, les Taifa Stars semblaient promis à un match sans histoire. Il n’en a rien été. Ultra-dominants mais longtemps inefficaces, les Lions de l’Atlas ont dû attendre un exploit individuel de Brahim Diaz pour faire sauter le verrou et libérer le stade Moulay Abdallah. La qualification marocaine aurait toutefois pu basculer sur un penalty litigieux concédé par Masina, finalement non sifflé par l’arbitre, preuve que la marge restait mince malgré la maîtrise territoriale.
Le Sénégal, lui, a été confronté à une frayeur plus précoce encore. Surpris par le Soudan dès les premières minutes, les Lions ont vu leur statut vaciller avant de réagir avec autorité. Emmenés par Sadio Mané, les champions d’Afrique 2022 ont renversé la rencontre pour s’imposer 3-1, rappelant leur capacité à gérer l’adversité et à hausser le ton lorsque l’essentiel est en jeu.
Même scénario pour l’Égypte, longtemps contrariée par un Bénin accrocheur. Les Pharaons, qui pensaient avoir fait le plus dur, ont été rejoints et poussés jusqu’en prolongation. C’est finalement dans ces trente minutes supplémentaires que Mohamed Salah et ses coéquipiers ont fait parler leur expérience, inscrivant deux buts décisifs pour éviter l’épreuve toujours incertaine des tirs au but (3-1).
Nigeria et Côte d’Ivoire : les démonstrations de force
À l’inverse de ces qualifications arrachées, Nigeria et Côte d’Ivoire ont impressionné par leur autorité.
Finalistes malheureux de la dernière édition, les Nigérians confirment leur statut de meilleure attaque du tournoi. Portés par un duo Victor Osimhen – Ademola Lookman intenable, les Super Eagles n’ont laissé aucune chance au Mozambique, dans un match à sens unique qui renforce leur crédibilité dans la course au titre.
La Côte d’Ivoire, championne en titre, a elle aussi envoyé un message fort. Face au Burkina Faso, les Éléphants ont livré une prestation pleine, dominante et maîtrisée, s’imposant largement (3-0). Longtemps placés dans l’ombre des favoris désignés, les Ivoiriens rappellent qu’ils restent une référence continentale lorsqu’ils évoluent à ce niveau de confiance collective.
Cameroun, Algérie, Mali : des outsiders de plus en plus crédibles
Derrière les têtes d’affiche, plusieurs sélections confirment leur montée en puissance et s’installent comme de sérieux trouble-fête.
Le Cameroun, fidèle à sa réputation, avance dans un contexte particulier. Entre tensions internes, cadres absents, encadrement technique remanié et pari assumé sur la jeunesse, les Lions Indomptables rappellent certaines éditions passées où ils avaient surpris tout le continent. Face à l’Afrique du Sud, leur premier véritable test, ils ont affiché une structure cohérente et une efficacité clinique pour s’imposer 2-1, confirmant leur capacité à exister dans les grands rendez-vous.
L’Algérie, en difficulté sur la scène continentale depuis son sacre de 2019, est peut-être la bonne surprise de ces huitièmes. Rayonnants en phase de groupes, les Fennecs étaient attendus au tournant dans un match couperet face à la RDC. Sérieux, agressifs et solidaires, ils ont dominé les Léopards (1-0) et semblent avoir retrouvé une identité de jeu et un état d’esprit compétitif.
Quant au Mali, son parcours interpelle. Trois nuls en phase de groupes, un quatrième en huitième, et pourtant une qualification pour les quarts. Les Aigles ont assumé un choix clair : moins de jeu, plus de pragmatisme. Bloc bas, solidarité, résilience et efficacité minimale leur ont permis d’écarter la Tunisie aux tirs au but, malgré une infériorité numérique et un score défavorable. Un scénario qui rappelle celui de la RDC en 2024, quatrième au terme d’un parcours bâti sur la résistance.
RDC et Afrique du Sud : des attentes non confirmées
À l’inverse, certaines sélections quittent la compétition avec un goût d’inachevé.
La République Démocratique du Congo, quatrième de la dernière CAN et portée par une dynamique encourageante, n’a pas su exister face à l’Algérie. Trop prudents, presque minimalistes dans leurs intentions, les Léopards se sont arrêtés dès les huitièmes, malgré un potentiel supérieur à ce qu’ils ont montré sur le terrain.
Même constat pour l’Afrique du Sud. Attendus comme un possible trouble-fête après leurs progrès récents, les Bafana Bafana n’ont pas su reproduire les standards affichés lors de la CAN 2024. Face au Cameroun, ils ont manqué de tranchant et de constance pour confirmer leur ascension.
Rejoignez notre communauté sportive !
Suivez-nous sur les réseaux sociaux pour ne rien manquer de l'actualité sportive en temps réel.
À propos de l'auteur
El Hadji Malick SARR
Rédacteur sportif
Passionné de sport depuis toujours, partage avec vous les dernières actualités et analyses du monde sportif.
