
La discipline du canoë-kayak poursuit son développement au Sénégal malgré l’absence de moyens. Au moment où le Sénégal ne présente qu’une délégation de 11 athlètes, le canoë-kayak comptait 2 représentants avec Yves Bourhis et Combé Seck. Éliminée en quarts de finale de C1 200m, la Ngoroise s’est montrée valeureuse sur le plan d’eau de Vaires-sur-Marne. Depuis, la quête du Saint graal de la céiste sénégalaise ne cesse de s’éclairer avec un titre de championne d’Afrique de la discipline aux Championnats d’Afrique 2025 en Angola.
Résilience et excellence
Médaillée d’or par équipes en kayak deux places aux Championnats de France en 2023, souvent aux portes de la finale dans les épreuves de Coupe du monde, Combé Seck se sait aujourd’hui proche des toutes meilleures mondiales. « Avant, je ne dépassais jamais les séries, rappelle-t-elle. Depuis que j’ai commencé à faire des stages internationaux, je parviens à matcher les têtes de série. Quand je reste bloquée au Sénégal, c’est là où je perds énormément sur le plan technique ».
Bénéficiaire d’une demi-bourse « ridicule » de 500 dollars (300 000 francs CFA) du comité olympique sénégalais, elle n’arrive plus à enchaîner des stages de perfectionnement. Pourtant, depuis juillet 2024, elle a considérablement progressé, gagnant plus de 8 secondes sur cette distance. Elle s’est offert un chrono de 45 secondes en finale en Angola. Et elle vise le chrono des meilleures mondiales en direction des championnats du monde en 2026.
« Pour réussir à faire 44 secondes, il me faut des stages en France ou en Espagne. En ce moment mes principales concurrentes sont déjà en préparation alors que vous avez constaté qu’actuellement au Sénégal, on a beaucoup de vent et la mer est extrêmement agitée. Impossible de m’entraîner sur l’eau. Je suis plus en salle. Pour espérer une médaille mondiale, il me faut réaliser 44 secondes. Ces derniers temps à l’international, on voit toujours des surprises. On voit des résultats très surprenants. Je ne pourrais jamais les battre en restant ici (ndlr, au Sénégal) », a-t-elle expliqué.
« Ce n’est pas en me concentrant mes efforts sur la préparation physique que je pourrais atteindre les 44 secondes. Il me faut un coach, il me faut des sponsors. »
Orpheline de son entraîneur
Récemment en Casamance aux côtés du para-céiste Edmond Sanka, Combé Seck espère un accompagnement qualitatif afin de se donner des chances pour une médaille mondiale. Privée de son coach de toujours, la céiste sénégalaise compte sur l’état du Sénégal. « Je n’ai que mon préparateur physique ici. Mon entraîneur Ousmane Fall est désormais établi en France. Ce n’est pas en me concentrant mes efforts sur la préparation physique que je pourrais atteindre les 44 secondes. Il me faut un coach, il me faut des sponsors. »
À Los Angeles en 2028, le Sénégal sera à 40 années de disette depuis la médaille d’argent d’Elhadj Amadou Dia Ba. Combé Seck espère être celle qui, enfin, effacera des mémoires sénégalaises Séoul 88 comme unique référence olympique du pays de la Téranga. Non sans ce coup de pouce de la Fédération sénégalaise de canoë-kayak et d’aviron, une bourse olympique plus consistante du comité olympique sénégalais et un accompagnement du Ministère des sports. « Il me faut ces stages au plus vite pour m’habituer aux lacs de compétition et surtout au bateau », a-t-elle conclu.
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À propos de l'auteur
Moustapha SADIO
Rédacteur sportif
Passionné de sport depuis toujours, partage avec vous les dernières actualités et analyses du monde sportif.
