
Lancée depuis l’année dernière dans la suite de nos révélations sur des détournements présumés au sein de la FECOFOOT, notamment concernant des subventions destinées au football féminin et également pendant la période du COVID, l’instruction judiciaire envers plusieurs dirigeants de la FECOFOOT s’est terminée.
Accusé de blanchiment de capitaux, détournement de fonds, faux et usage et de faux, et prise illégale d’intérêts, le président de la fédération, Jean-Guy Blaise Mayolas, a épuisé tous ses appels et recours possibles et comparaîtra devant la Cour Criminelle de Brazzaville.
Marchés favorisés à des entreprises en lien avec Mayolas
Niant les faits et essayant d’obtenir la protection de la FIFA, Mayolas n’avait déjà plus le droit de quitter le territoire congolais depuis de longs mois. Parmi les accusations retenues contre lui, la justice lui reproche d’avoir favorisé l’obtention de marchés à des entreprises pour lesquelles il avait un lien direct, comme CATHO où il était co-gérant avec Marie Catherine Nandiba (mère de ses enfants) ou familiaux tel CONFORT TRAVAIL SERVICES où plusieurs virements croisés en sa faveur ont également été trouvés.
D’autres faits ponctuent un long dossier d’accusation où la responsabilité du secrétaire général, Badji Mombo Wantete, a été notée pour les mêmes chefs d’accusation, ainsi que pour le comptable, Raoul Kanda. Ils comparaîtront également devant la Cour Criminelle.
Où sont passés son fils et la mère de ses enfants ?
Dans un schéma de multiples entreprises « fantômes », transitant par plusieurs pays (Cameroun, République Centrafricaine), trois autres personnes sont accusées de complicité de détournement de fonds : Dasylva Ngouassika, Marie Catherine Nandiba et Lionel Mayolas.
Introuvable, le trio est sous mandat d’arrêt depuis le 14 janvier. Selon les informations recueilles par Sport News Africa, le fils du président de la FECOFOOT avait fui le pays pour se trouver en France où la famille possède de nombreux biens immobiliers.
Quant à la mère de ses enfants, elle demeure introuvable et la justice congolaise devrait demander l’internationalisation du mandat d’arrêt en attendant la tenue du procès.
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À propos de l'auteur
Romain MOLINA
Rédacteur sportif
Journaliste et écrivain, auteur de nombreuses enquêtes dans le milieu du sport.
