
L’âge de la maturité
Depuis ses premiers pas à Metz qu’il a rejoint en 2016 en provenance du célèbre centre de formation Génération Foot, Ismaïla Sarr s’est distingué par sa capacité à éliminer son vis-à-vis de manière étourdissante et sa vitesse qui lui permet d’avaler des kilomètres. Mais il avait un défaut : la régularité. Le natif de Saint-Louis a longtemps trainé l’étiquette d’un intermittent du spectacle, capable de coups d’éclats comme à Watford mais irrégulier à l'image de son aventure à l’Olympique Marseille.
L’été dernier, Ismaïla Sarr est retourné en Angleterre où il s’est engagé avec Crystal Palace avec une revanche personnelle à prendre après sa très courte expérience marseillaise. Et le moins qu’on puisse dire est qu’il a réussi sa première saison avec les Eagles. Le Sarr nonchalant a laissé place à l’ailier virevoltant, dynamiteur et de percussion qui a longtemps fait rêver les fans sénégalais. L’ancien rennais a également retrouvé son efficacité et s’est montré à plusieurs décisif pour sortir Crystal Palace de contre-performances. Sarr qui a aussi laissé derrière lui ses pépins physiques a disputé 47 matchs, son deuxième plus haut total depuis la saison 2018/2019 quand il a fait 50 apparitions avec le Stade Rennais. A l’issue de la saison 2024/25, Sarr a comptabilisé 12 buts et 8 passes décisives, soit une contribution totale de 20 toutes stats confondues. Un chiffre qu’il n’avait plus atteint depuis cette saison 2018/19 et ses 24 contributions (13 buts et 11 passes décisives). Une stat qui conforte la thèse selon laquelle Ismaïla a atteint l’âge de la maturité à 27 ans, mais il doit maintenant relever un autre challenge.
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Sarr face au défi de la confirmation
Après sa belle saison en club, Ismaïla Sarr a même continué sur cette dynamique en sélection avec 2 buts en 2 matchs lors des deux matchs du Sénégal en juin contre l’Irlande (1-1) et l’Angleterre (victoire 3-1), répondant ainsi aux critiques sur une « immunité » sous Aliou Cissé avec lequel – faut-il le reconnaître – il a été longtemps moyen. Visiblement, l’ex-phocéen n’a pas arrêté de travailler individuellement et a montré qu’il n’a rien perdu de son efficacité avec un but et une passe décisive pour son premier match de la saison 2025/26 en Community Shield contre Liverpool. Et comme pour dire qu’il gagne de plu en plus en confiance, il a converti son tir au but pour une victoire 3-2 des Eagles après le 2-2 au bout du temps réglementaire. Mais le plus dur commence pour lui ce week-end.
En effet, la saison en Premier League démarre ce vendredi soir, et Crystal Palace qui fera son entrée en lice dimanche, va affronter un gros morceau, à savoir Chelsea dont le projet a pris et qui sort d’une victoire en Coupe du monde des clubs en giflant le PSG de Luis Enrique (3-0) en finale. C’est un premier gros test que Ismaïla Sarr ne doit pas rater. Marquer face aux Blues va renforcer son statut de joueur décisif dans les grands rendez-vous et il devra enchaîner tout au long de la saison. Son défi cette saison est celui de la régularité et s’il le réussit, il aura fait sa saison de confirmation et fermé définitivement la bouche à ses détracteurs.
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