
Pour convaincre Kamou Malo, l’ancien sélectionneur des Étalons du Burkina Faso, de rejoindre le Club Industriel de Kamsar (CIK), les dirigeants guinéens ont misé sur l’expertise du recruteur burkinabé Boureima Maïga, connu pour ses réseaux en Europe et son flair pour placer des joueurs boukinabè. «J'ai eu un bon lien avec les gens de Guinée. Ce qui a facilité la tâche aussi pour Kamou Malou. J'ai été un grand facilitateur pour les deux parties. On est parti ensemble, on a signé un très bon contrat. Pour lui, c'est un nouveau challenge. Je sais que c'est quelqu'un qui aime les défis. Je pense qu'il a été quatre fois champion ici (Burkina Faso), avec les Supercoupes réunies. Donc je pense qu'il avait besoin aussi de changer d'air», a expliqué Maïga.
Les attentes et les défis à venir
L'arrivée de Kamou Malo au Club Industriel de Kamsar est un grand coup de maître. En recrutant le technicien burkinabé, quatrième de la CAN 2021 avec les Étalons, le club connu pour sa formation de jeunes talents issus de la région minière, veut attirer les meilleurs footballeurs du continent. Malgré les gros moyens, le président René Julien Bangoura peine à enrôler des stars du football africain. « Ils ont beaucoup d'argent par rapport même aux autres clubs. C'est un club implanté dans une zone industrielle. Mais comme ils sont à quelques kilomètres de Conakry, les gens veulent rester à Conakry et ne pas partir dans les provinces pour jouer. C'est ça qui fait que Kamsar n'a pas encore gagné du terrain. C'est ce que le président veut corriger. Et comme les gens ne veulent, il attire Kamou Malo qui est un grand entraîneur pour attirer maintenant les grands joueurs », a conclu Boureima Maïga.

« Pour moi la Guinée c’est quelque chose depuis ma tendre enfance, mes idoles en football venaient de la Guinée. À l’époque le grand Hafia qui régnait pratiquement sur le continent africain… Nous avons également découvert la Guinée à travers Samory Touré, Sékou Touré. Et je ne suis pas là par défaut, c’est parce qu’on m’a convaincu d’un projet. On veut être champion, il va falloir qu’on se donne les moyens pour être champion. Pour cela je fais confiance au président propriétaire, le Général Mathurin Bangoura. Je ne suis pas venu pour du tourisme, je veux écrire mon histoire avec le CIK. C’est un mariage de raison, j’ai le cœur qui est là », a déclaré Kamou Malo.
Malo dans le cercle fermé des entraîneurs burkinabè exportés
En officialisant son arrivée au Club Industriel de Kamsar (CIK), club de première division guinéenne, Kamou Malo, ancien sélectionneur des Étalons du Burkina Faso, rejoint un cercle restreint et prestigieux : celui des entraîneurs burkinabè ayant décroché des contrats à l’étranger. Ce transfert marque également, une étape significative pour le technicien de 62 ans et illustre la reconnaissance croissante du savoir-faire burkinabè au-delà des frontières nationales.
Avant lui, on peut citer Drissa Malo Traoré, dit "Saboteur", qui a entraîné l'Asec Mimosas d'Abidjan et le Sporting Club de Gagnoa en Côte d'Ivoire, Amadou Sampo en RD Congo, Seydou Zerbo dit "Krol" au Ghana et au Bénin, Firmin Sanou au Mali.
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