
La station balnéaire de Saly (80km de la capitale Dakar) a été le théâtre de belles empoignades entre les triathlètes africains venus d’une dizaine de pays. Le World Triathlon Development Cup a eu un fort accent Jeux Olympiques de la jeunesse. Une course élite était également au programme. Course durant laquelle Malick Diop s’est particulièrement distingué avec sa 3ème place. Le petit crack de 18 ans emmagasine de l’expérience en se confrontant à d’autres concurrents venus essentiellement d’Afrique du nord.
Le triathlon, une histoire de famille
Frère cadet de Mamadou Ndoye Diop, multiple champion du Sénégal de triathlon, Malick Diop a vite pris la fièvre de ce sport. « À chaque fois que mon frère revenait de l’entraînement, je nettoyais son vélo, se remémore t-il. J’ai eu par la suite la curiosité d’essayer. Le premier jour que j’ai pris son vélo, j’ai vu que c’était un sport exigeant. J’ai pris goût puis j’ai commencé à m’entraîner aussi. Et cela a tout de suite payé pour moi avec beaucoup de victoires en compétitions de jeune », a-t-il avoué.
C’est avec une pointe de fierté que Mamadou Diop évoque son petit frère. « Je suis ancien champion du Sénégal mais aujourd’hui Malick a pris la relève et j’en suis fier » se réjouit t-il avant de poursuivre : « Il m’a toujours suivi en compétition. Au fur et à mesure, l’amour de ce sport l’a pris, il a intégré un club de triathlon. Aujourd’hui il a un très bon niveau et il bosse bien à l’école. »
Consciente de l’énorme potentiel de Malick, on s’organise dans la famille Diop afin d’optimiser la carrière du prodige. C’est l’épouse française de Mamadou qui fait office de manager pour Malick. Elle gère le planning, la récupération et la nutrition de Malick Diop. Et le reste, c’est du ressort de Ndoye Diop. « Je l’encadre et dans le sport mais surtout les études. Je ne voudrais pas qu’il perde la chance que je n’ai jamais eu. On l’encadre pour qu’il ait une bourse sport-étude pour partir à l’étranger et avoir les meilleurs conditions avant les JO de Los Angeles 2028 », nous renseigne Mamadou Diop.
Les JO 2028 et 2032 en ligne de mire
Champion d’Afrique juniors en 2022 à Agadir, Malick Diop est une perle à polir. Le président de la FSTRI, Boubacar Gaye espère que les autorités sportives sénégalaises en soient également conscientes. « Laurent Massias (ndlr, directeur technique national de la Fédération française) n’arrête pas de me répéter que Malick a le potentiel d’être médaillé olympique, confie M. Gaye. On veut que le Sénégal prennent conscience du potentiel de Malick. C’est sur la durée qu’on fabrique un champion olympique. Et avec Malick Diop, on espère y parvenir aux JO de 2032 ».
6ème après la 2ème et avant dernière partie de course lors de cette coupe de développement régional, Malick Diop a fait montre de toutes ses qualités physiques. Avec plus de 2 minutes de retard sur les marocains et tunisiens, après la natation et le cyclisme, il profite de son endurance pour remonter un à un ses concurrents. Sa marge de progression combinée à l’absence d’un vélo de compétition de même qualité que ceux des athlètes nord-africains, suscitent de l’optimisme pour la suite de sa carrière.
Malgré son jeune âge, Malick sait déjà ce qu’il veut. « Mon objectif c’est de me qualifier aux JO de Los Angeles et briller à ceux de 2032, hisser le plus possible le drapeau de mon pays ». Rien que ça. Charge désormais au Ministère des sports, au comité olympique sénégalais et à la FSTRI de lui octroyer les moyens d’une telle ambition.
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À propos de l'auteur
Moustapha SADIO
Rédacteur sportif
Passionné de sport depuis toujours, partage avec vous les dernières actualités et analyses du monde sportif.
