
Le Maroc, favori naturel et outsider crédible
Sur le papier comme sur le terrain, les Lions de l'Atlas semblent aujourd'hui les mieux armés. Une phase de poules solide (2es du groupe C, avec un nul face au Brésil), puis une qualification arrachée aux tirs au but face aux Pays-Bas, signe d'un mental déjà forgé par le parcours historique de 2022, où le Maroc avait atteint les demi-finales.
Ce qui frappe surtout, c'est la régularité : invaincu sur depuis la finale de la CAN face au Sénégal. Un bilan qui traduit un collectif équilibré, porté par un milieu de terrain de haute qualité : le trio Ayyoub Bouaddi – Neil El Aynaoui - Azzedine Ounahi, et des individualités capables de faire la différence, comme Ismael Saibari ou Brahim Diaz. Le sélectionneur Mohamed Ouahbi doit certes composer avec les forfaits d'Abde Ezzalzouli et Nayef Aguerd, mais l'équipe a montré qu'elle pouvait encaisser ce genre de coup dur sans se déliter.
Face au Canada, pays hôte plein d'enthousiasme mais qui découvre ce stade de la compétition pour la première fois de son histoire, le Maroc part largement favori : les bookmakers lui accordent environ 55 % de chances de qualification, contre moins de 20 % pour les Canadiens. Un succès marocain ouvrirait la voie à un quart de finale contre le vainqueur de France - Paraguay. Un morceau sérieux, mais pas hors de portée pour une équipe qui a déjà tenu tête aux plus grands.
L'Égypte, l'inconnue face à l'Albiceleste
L'histoire de l'Égypte est différente, presque inespérée. Les Pharaons, portés par Mohamed Salah, viennent de remporter leur tout premier match à élimination directe en Coupe du monde, en écartant l'Australie aux tirs au but. Une performance qui a une vraie valeur symbolique, mais qui ne doit pas masquer la marche que représente l'adversaire suivant : l'Argentine, championne du monde en titre, emmenée par un Lionel Messi toujours décisif (meilleur buteur du tournoi avec 7 buts).
Les Sud-Américains ont eux-mêmes tremblé face au Cap-Vert, qu'ils n'ont battu qu'après prolongation (3-2), preuve qu'ils ne sont pas invulnérables. Mais l'écart de vécu, de qualité individuelle et de solidité collective reste net. Pour l'Égypte, réaliser l'exploit face à l'Argentine relèverait presque du miracle sportif, pas impossible dans une Coupe du monde qui a déjà livré son lot de surprises, mais nettement moins probable qu'une qualification marocaine.
Entre un Maroc qui coche toutes les cases ( forme, expérience du haut niveau, profondeur d'effectif, statut de favori face à son adversaire) et une Égypte qui devra sortir le match de sa vie contre l'un des ténors du tournoi, la logique penche clairement du côté des Lions de l'Atlas. Le Maroc a les moyens d'aller au moins jusqu'en quarts de finale, voire de rééditer son parcours de 2022. L'Égypte, elle, jouera sans pression, en outsider total, avec l'espoir qu'un jour de grâce de Salah suffise à faire basculer l'histoire.
Réponse à venir, sur les pelouses de Houston et d'Atlanta.
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À propos de l'auteur
Oumar WANE
Rédacteur sportif
Passionné de sport depuis toujours, partage avec vous les dernières actualités et analyses du monde sportif.
