Logo

Maroc : pourquoi Walid Regragui doit mener les Lions de l’Atlas jusqu’au Mondial 2026

Sous contrat avec la Fédération royale marocaine de football jusqu’à la Coupe du monde 2026, Walid Regragui est aujourd’hui conforté dans ses fonctions malgré la finale perdue de la CAN 2025. Mais au-delà de cette continuité contractuelle, de nombreux arguments sportifs plaident pour qu’il soit l’homme du Mondial.

?
3 minutes de lecture
Maroc : pourquoi Walid Regragui doit mener les Lions de l’Atlas jusqu’au Mondial 2026

La question de l’avenir de Walid Regragui a surgi au mauvais moment, dans le sillage immédiat d’une défaite en finale de la CAN 2025. Pourtant, la tendance est claire, le sélectionneur marocain est toujours en poste et son contrat court jusqu’à la Coupe du monde 2026. Reste une interrogation plus essentielle que la simple logique administrative : Regragui doit-il, sportivement, conduire le Maroc à ce rendez-vous planétaire ? À l’analyse, la réponse penche nettement en faveur du oui.

Un statut mondial qui engage la continuité

Depuis son arrivée en 2022, Regragui a profondément modifié le statut du Maroc. Demi-finaliste de la Coupe du monde au Qatar, la sélection marocaine est passée du rang d’outsider ambitieux à celui de référence crédible sur la scène internationale. Ce capital symbolique et sportif est directement lié à un homme, à une méthode et à une lecture moderne du football de sélection. Rompre ce cycle à quelques mois du Mondial reviendrait à fragiliser un acquis rare pour une nation africaine : reconnaissance durable au plus haut niveau.

Une progression structurelle, pas un feu de paille

La trajectoire du Maroc sous Regragui s’inscrit dans la durée. Malgré l’accroc de la CAN 2023 (élimination en 8es de finale), le sélectionneur a démontré sa capacité à corriger, ajuster et renforcer son projet. Résultats en hausse, solidité collective, intégration réussie de nouveaux profils et leadership assumé dans les moments clés. Les indicateurs vont tous dans le sens d’une sélection stabilisée. La progression au classement FIFA et la régularité des performances confirment que le Maroc ne dépend plus d’un exploit isolé, mais d’un socle compétitif solide.

CAN 2025 : une finale perdue qui valide un projet

Être pays hôte, assumer le statut de favori et atteindre la finale sans perdre le moindre match dans le temps réglementaire n’a rien d’anodin. La CAN 2025 a surtout mis en lumière la maturité tactique de Regragui, capable d’ajuster ses plans de jeu, de faire évoluer son onze type et de maintenir un haut niveau d’exigence tout au long du tournoi.

La défaite en finale, aussi frustrante soit-elle, relève davantage du détail que d’une remise en cause globale. Elle confirme même que le Maroc est désormais dans l’obligation d’être jugé sur la victoire finale, un luxe que peu de sélections africaines peuvent se permettre.

La Coupe du monde comme aboutissement logique du cycle

Entre la CAN 2025 et la Coupe du monde 2026, le temps est court. Dans ce contexte, la stabilité n’est pas un choix par défaut, mais une arme stratégique. Regragui connaît parfaitement son groupe, ses leaders, ses équilibres internes et les exigences du très haut niveau. Changer de sélectionneur à ce stade reviendrait à repartir dans une phase d’adaptation coûteuse, alors que le Maroc dispose déjà d’automatismes, d’une identité claire et d’une ambition assumée.

Un entraîneur qui progresse avec son équipe

Enfin, Walid Regragui n’est pas un projet figé. À travers les grandes compétitions, il a lui-même grandi dans sa fonction. Chaque tournoi a enrichi sa lecture du jeu, sa gestion de la pression et son rapport à l’exigence populaire. Cette évolution parallèle du sélectionneur et de son groupe est un argument fort en faveur de la continuité jusqu’au Mondial.

Oui, la tendance actuelle est à la poursuite de Walid Regragui, car son contrat court jusqu’à la Coupe du monde 2026. Mais surtout, le Maroc aurait tout à perdre à rompre un cycle aussi structuré à l’aube d’un rendez-vous historique. Par ses résultats, sa vision et sa capacité à inscrire la sélection dans le très haut niveau mondial, Regragui ne doit pas seulement rester. Il doit conduire les Lions de l’Atlas jusqu’au Mondial.

Rejoignez notre communauté sportive !

Suivez-nous sur les réseaux sociaux pour ne rien manquer de l'actualité sportive en temps réel.

À propos de l'auteur

El Hadji Malick SARR

El Hadji Malick SARR

Rédacteur sportif

Passionné de sport depuis toujours, partage avec vous les dernières actualités et analyses du monde sportif.

?
0 commentaire(s)

?

Rejoignez la conversation

Connectez-vous pour partager vos réflexions et échanger avec la communauté.

?

Aucun commentaire pour le moment

Soyez le premier à commenter cet article !

Plus d'articles

?

Aucun article similaire trouvé

Revenez plus tard pour découvrir de nouveaux contenus