
Le Maroc, confirmation au sommet
Quatre ans après sa demi-finale historique au Qatar, le Maroc a de nouveau tutoyé le gratin mondial. Les Lions de l'Atlas ont accroché le Brésil dès la première journée avant de dérouler jusqu'en quarts de finale, où ils se sont inclinés 2-0 face à la France, futur demi-finaliste, buteurs Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé. Le gardien Yassine Bounou a longtemps tenu la baraque, repoussant même un penalty de Mbappé. Le Maroc termine ainsi meilleure nation africaine et arabe du tournoi, seule sélection du continent à avoir atteint ce stade de la compétition. Plus qu'un exploit isolé, ce parcours confirme un statut désormais installé parmi les grandes nations du football mondial, avec un œil déjà tourné vers l'organisation du Mondial 2030.
L'Egypte, enfin au rendez-vous des phases finales
C'est sans doute la plus belle éclosion du tournoi côté africain. Longtemps privés de résultats à la hauteur de leur réservoir de talents en Coupe du monde, les Pharaons ont d'abord tenu la Belgique en échec (0-0) avant de sortir des poules puis de franchir, aux tirs au but face à l'Australie (1-1, 4-2 t.a.b.), le premier tour à élimination directe. Une première dans l'histoire du pays à ce niveau de la compétition, saluée comme le symbole d'une nouvelle génération égyptienne capable de rivaliser sur la durée.
La RD Congo, retour fracassant après 52 ans d'absence
L'histoire à elle seule mérite d'être racontée : les Léopards, absents du Mondial depuis 1974 sous le nom de Zaïre, avaient dû passer par les barrages africains puis par le barrage intercontinental face à la Jamaïque pour arracher leur qualification. Une fois sur place, la RD Congo n'a pas fait de la figuration : match nul spectaculaire face au Portugal (1-1) dès l'entame, puis qualification pour les seizièmes de finale, où les Congolais ont longtemps tenu tête à l'Angleterre avant de céder 2-1 sur un doublé de Harry Kane. Un tour supplémentaire franchi pour la première fois de son histoire, qui installe la RD Congo comme une valeur montante du football africain.
Le Cap-Vert, le conte de fées du plus petit pays engagé
Plus petite nation en superficie jamais qualifiée pour une Coupe du monde, le Cap-Vert découvrait la compétition et n'a pourtant jamais semblé dépassé. Les Requins Bleus ont tenu en échec l'Espagne (0-0) dès la première journée, avant de se hisser en seizièmes de finale où ils ont donné une réplique héroïque à l'Argentine, championne du monde en titre, ne s'inclinant qu'en prolongation (3-2). Un parcours qui restera comme l'une des plus belles histoires du tournoi, et qui place d'emblée le Cap-Vert parmi les nations africaines à suivre pour les années à venir.
Un cap franchi, la marche suivante reste à gravir
Ces quatre parcours illustrent des progressions différentes mais convergentes : confirmation d'un statut pour le Maroc, déblocage psychologique pour l'Egypte, retour triomphal pour la RD Congo, révélation pour le Cap-Vert. Reste qu'aucune sélection africaine n'a atteint le dernier carré de ce Mondial 2026, et que des nations comme la Côte d'Ivoire ou le Sénégal, éliminées de justesse en seizièmes, nourrissent quelques regrets. Le continent progresse, mais la marche vers les demi-finales, franchie une seule fois dans l'histoire par le Maroc en 2022, reste la prochaine frontière à conquérir.
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À propos de l'auteur
Oumar WANE
Rédacteur sportif
Passionné de sport depuis toujours, partage avec vous les dernières actualités et analyses du monde sportif.
