
C'est quoi le powerlifting en quelques termes très simples pour le profane ou pour les amateurs de ce sport là ?
Quand on dit powerlifting, c'est en anglais, ça veut dire en français la force athlétique. Il s'agit maintenant de trois mouvements. Le développé couché, curl et puis soulever des terres. Dans les trois mouvements, on a le choix de choisir ce qu'on veut faire. Et donc, nous, on a vu au niveau du développé couché, vous savez, c'est un mouvement même qui est compliqué, d'ailleurs, avec les athlètes. Et moi, j'ai visé cette épreuve-là qui est compliquée. Et je me suis dit, pourquoi pas révéler les défis là-bas, et c'est ce que j'ai fait cette année.
Pouvez-vous nous rappeler vos choix de disciplines durant votre inscription ?
Je me suis inscrit dans trois disciplines. Il s'agit du développé couché (soulever une charge), du Curl biceps (contraction des biceps) et l'épreuve des dips (soulever une charge). Dans les trois disciplines, j'ai eu à remporter les trois médailles d'or.
D'où vous vient cette force impressionnante pour soulever des charges aussi lourdes ?
Pour cette force-là, je me suis dit que le pays traverse des moments difficiles. Déjà en tant qu'un corps habillé FDS, c'est le moment pour moi de me battre comme de la manière dont les autres se battent au front et pour que l'image du Burkina Faso soit toujours très haute.
Vous remportez trois médailles d’or, et sur la troisième, vous améliorez votre propre record du monde à plus de 140 kg. Quel est votre prochain objectif ou challenge ?
Effectivement, j'ai eu à battre mon propre record l'année dernière. Je peux vous dire qu'il y a plusieurs records qui sont toujours ici. Maintenant, c'est à nous de travailler très bien l'année prochaine pour pouvoir briser d'autres records. Si toutefois, on gagne des accompagnements.
Beaucoup de jeunes vont régulièrement en salle de gym. Est-il possible, aujourd’hui, de décider de se spécialiser dans le powerlifting et d’obtenir des titres aussi prestigieux que ceux que vous avez remportés en Russie ?
Oui, effectivement. Comme vous remarquez, au Burkina Faso, il y a pas mal de salles de gym. Que les jeunes s'intéressent à ce sport. Il doit y avoir une direction à les orienter. On peut justement utiliser cette force-là pour compétir et puis aussi faire flotter le drapeau du Burkina Faso à l'international.
En attendant, quel est le prochain défi qui attend Zan Alfred Bady ?
Vous savez, il y a pas mal de compétitions dans le monde entier, mais je peux dire que c'est compte tenu de nos moyens qu'on est obligé de se présenter à des compétitions une fois par an. Moi, je me dis que l'année prochaine, je pense qu'il y a d'autres défis qui sont là. À mon niveau, en tout cas avec mon staff, on va voir si l'année prochaine, si on doit se préparer encore pour venir briser d'autres records, ou que ce soit une seule épreuve.
Outre vos trois médailles d’or, le comité d’organisation vous a également remis une médaille d’honneur. Qu’est-ce que cela vous procure comme émotion de recevoir cette distinction ?
Je suis devenu une autre personne. Je me suis dit, est-ce que c'est moi-même ? J'avoue que le soutien du peuple burkinabè m'a fait du bien. À un moment donné, j'ai senti la fatigue. Mon staff qui me communiquait de temps en temps comment ça se passe au pays, m'a dit que tout le peuple burkinabè te supporte, et soutient avec des messages, des motivations. Je me suis dit, ok, moi, je ferai tout possible pour rendre cette population heureuse en retour. Et c'est ce que j'ai fait.
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À propos de l'auteur
Ablam GNAMESSO
Rédacteur sportif
Reporter sportif et journaliste tout terrain. Membre AIPS et jury des IFFHS Awards.
