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Mosengo-Omba dans « l’illégalité », « le Maroc volé » …Les déclarations choc d’un membre du comité exécutif de la CAF

Les dysfonctionnements internes à la Confédération africaine de football (CAF) prennent des allures de crise institutionnelle profonde où la contestation par voies appropriées a laissé place à la désapprobation publique de la gestion de l’instance. Le nouveau Comité exécutif de l’instance s’effrite et la dernière sortie explosive de Samir Sobha sur le secrétaire général Veron Mosengo-Omba dont il conteste la légalité et sa prise de position claire sur la finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal ne fait que confirmer les soupçons d’une gouvernance contestée.

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Mosengo-Omba dans « l’illégalité », « le Maroc volé » …Les déclarations choc d’un membre du comité exécutif de la CAF

Président de la Fédération mauricienne de football, Samir Sobha a été réélu au Comité exécutif de la CAF lors des dernières élections en mars 2025 qui ont été comme souvent source de tensions et d’alliances de circonstance. Moins d’un an après, ce dernier ne supporte plus la gouvernance opaque de l’instance où les affinités transcendent parfois les textes qui la régissent.

Sobha demande le départ de Veron Mosengo-Omba

Sur ce point, Sobha a exprimé son ras-le-bol dans les colonnes du Guardian ce mercredi concernant le poste de Veron Mosengo-Omba au secrétariat général de la CAF. Là où beaucoup choisissent le silence pour protéger leurs intérêts partisans, Sobha s’érige en antagoniste pour le respect des règles établies. Ce dernier s’appuie sur l’article 130 des règlements intérieurs de la CAF qui stipule que l’âge de départ à la retraite obligatoire est de 63 ans. Or l’actuel secrétaire a fêté ses 63 ans en octobre 2022 et bénéficié d’une prolongation de mandat de trois ans qui elle aussi a pris fin en octobre 2025. Et pourtant, il continue de remplir ses prérogatives. Une aberration pour Samir Sobha.

« Conformément aux statuts, il occupe actuellement ce poste illégalement. Je ne pense pas que le secrétaire général soit légalement habilité à prendre des décisions ou à signer un document… J’exhorte le président à rectifier cette situation… Nous devons respecter les statuts… Sur ce point, la situation est claire », a-t-il insisté.

Des présidents qui désapprouvent dans le silence

Pour lui, la CAF doit acter le départ du Congolais « afin de garantir la nomination rapide d'un secrétaire général pleinement compétent et légitime », ajoutant même que ce dernier ne fait plus l’unanimité auprès d’une majorité des présidents des associations membres de la CAF. « À l'heure actuelle, la plupart des présidents de fédérations africaines s'accordent à dire que M. Mosengo n'est plus en fonction », révèle Sobha.

Conscient de la résonnance que peut avoir sa sortie dans l’opinion, le dirigeant mauricien a anticipé les éventuelles critiques sur une démarche inappropriée, expliquant qu’il aurait pu tenir les mêmes propos devant Mosengo-Omba si ce dernier était présent à la dernière réunion du comité exécutif à Dar es Salam en Tanzanie. « S'il avait été présent, je l'aurais dit haut et fort, pour que tout le monde sache, y compris le président, que je désapprouve sa présence », a appuyé Samir Sobha.

« Une injustice a été commise envers le Maroc »

Décidément à l’aise avec les sujets les plus sensibles au sein de la CAF, Amir Sobha a aussi évoqué les incidents en finale de la CAN 2025 qui a vu le Sénégal l’emporter (1-0) sur le Maroc. Pour lui, les joueurs sénégalais qui ont quitté le terrain auraient dû être sanctionnés sans exception.

« Je demande pardon à la Fédération marocaine de football pour l'injustice dont ils ont été victimes… Les règles n'ont pas été respectées, comme elles auraient dû l'être lors de ce match… Ils ont été volés. Il est clair qu'après la sortie de l'équipe sénégalaise du terrain, tous les joueurs auraient dû être sanctionnés d'un carton jaune », a-t-il lancé.

Cependant, il reconnait que l’hypothèse d’un retrait du trophée au Sénégal est utopique : « Je ne dis pas qu'il ne faut pas remettre le trophée à l'équipe sénégalaise. C'est fait, c'est fait. On ne peut rien y changer… a poursuivi Samir Sobha. Mais il faut mettre notre ego de côté et reconnaître qu'une injustice a été commise envers l'équipe nationale marocaine. Après avoir examiné le règlement de la compétition, je suis certain que ma position est justifiée. »

Cette sortie va non seulement soulever une nouvelle vague d’indignation au sein du grand public, mais est surtout révélatrice des discordes en interne à la Confédération africaine de football où la contestation par voies appropriées a laissé place à la désapprobation publique de la gestion de l’instance.

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À propos de l'auteur

Aimé ATTI

Aimé ATTI

Rédacteur sportif

Journaliste, commentateur sportif, baignant dans le sport et le football africain.

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