
Sport News Africa : Quel a été votre objectif à la CAN 2025 ?
Noah Sadiki : Quand on commence une compétition, c'est pour aller jusqu'au bout. Donc, on avait commencé cette CAN avec l'idée d'aller jusqu'au bout. C'est aussi pour ça que nous jouons au football, pour avoir ce genre d'opportunités.
Qu'est-ce qui fait la force de l'équipe de la RDC aujourd'hui ?
Je crois que c'est des choses au-delà du simple terrain. Car en dehors du terrain on se respecte tous, grands comme petits; on est comme une famille. C'est pour ça que pendant le match il n'y a aucun problème de faire un gros effort défensif à la 90ème minute parce que ton coéquipier a perdu un ballon, parce que tu sais qu'inversement il ferait la même chose pour toi. Et c'est ça qui fait la force de notre équipe.
"Beaucoup des joueurs m'ont aidé. Grâce à eux que j'ai l'assurance que j'ai aujourd'hui."
On constate que vous êtes toujours là à apporter la bonne humeur dans l'équipe, c'est donc vraiment important pour vous ?
Oui, je suis là pour ça; je suis là pour apporter la joie et la bonne humeur parce que les vieux parfois ils sont un peu grincheux (rires). Je suis comme ça et je suis content que le groupe m'accepte comme je suis.
Vous vous êtes très rapidement intégré dans cette équipe nationale de la RDC, comment avez-vous fait ?
Il y a beaucoup des joueurs qui m'ont aidé. Il y a des joueurs comme Cédric Bakambu, Joris Kayembe, Gaël Kakuta ou encore Arthur Masuaku; ils sont nombreux que je n'ai pas cité. Ils m'ont beaucoup conseillé et c'est grâce à eux que j'ai l'assurance que j'ai aujourd'hui. Ils m'ont donné tous les outils pour être là où je suis aujourd'hui.
Vous faites partie des jeunes joueurs de la sélection congolaise . Pensez-vous déjà commencer à assurer la relève ?
Pour moi le plus important c'est que l'équipe se porte bien à l'instant. Être la relève ou pas, ça ne compte pas. La suite c'est Dieu qui fera les choses .
Comment se présente la vie de groupe chez les Léopards ?
Elle est toujours joyeuse, le groupe a toujours bien vécu même pendant les moments difficiles où on perd, on reste toujours ensemble.
Vous passez votre première saison en Premier League anglaise en provenance de la Belgique. Comment vivez-vous cette première en Angleterre ?
Ça se passe bien, on fait de notre mieux pour que tout se passe bien, Dieu aide aussi. Il n'y a rien de particulier, ça reste le football. Je suis très content de ce que je suis en train de faire et les coéquipiers en club ainsi que le coach m'aident beaucoup. Ils font en sorte que je puisse m'exprimer à chaque match malgré les erreurs que je peux commettre. En toute humilité, ça va bien.
C'est quoi la grande différence avec la Belgique ?
Au niveau intensité c'est différent et en Angleterre les supporters sont plus exigeants qu'en Belgique. Une erreur se paye cash en Angleterre.
Avec ce que vous réalisez à Sunderland, vous pensez rejoindre un meilleur club après ?
Sunderland est déjà un grand club en Angleterre avec une grande histoire. Je suis heureux pour l'instant à Sunderland. Je vais laisser à demain ce qui est à demain.
"Desabre a apporté beaucoup, de la discipline et surtout de la structure."
Il y a de plus en plus de Congolais en premier League. Qu'est-ce que cela représente pour vous ?
C'est intéressant car ça prouve que la RDC devient un pays un peu plus important sur la scène internationale et ça passe aussi par les joueurs ainsi que les résultats de notre équipe nationale.
Quel est le grand apport du coach Desabre au développement de l'équipe nationale de la RDC ?
Il a apporté beaucoup, de la discipline et surtout de la structure. Ça fait en sorte que tout le monde sait ce qu'il doit faire, à quel moment et comment le faire aussi. Il n'y a pas de moment où on est éparpillés. Quand on est dans notre bulle, le monde extérieur reste le monde extérieur.
Vous êtes l'un des jeunes à avoir accepté de jouer pour la RDC alors que vous pouviez jouer pour un pays européen. Pourquoi avoir fait ce choix ?
Ça me tenait à coeur de représenter mon pays, la RDC. La Belgique aussi est mon pays mais je voulais vraiment jouer pour la RDC pour aider ce pays qui était autant dénigré et aider à le mettre au-devant de la scène.
Pensez-vous être un exemple pour d'autres jeunes qui aimeraient, grâce à vous, choisir la RDC ?
Quand vous êtes professionnel, vous inspirez beaucoup des personnes que vous le vouliez ou pas.
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À propos de l'auteur
Jonathan MASIALA
Rédacteur sportif
Journaliste, présentateur et commentateur. Correspondant SNA en RD Congo.
