
Quel est votre bilan global sur cette Coupe du Monde U17 2025 avec les Étalons cadets du Burkina Faso ?
C'est un bilan mitigé. Bien que toute la population soit fière, et nous aussi avec la population, nous trouvons qu'on est tombé là où il ne fallait pas. Parce que notre objectif après la qualification du premier tour, c'était d'aller jusqu'au trophée. Donc on avait des objectifs clairs qu'on s'était fixés. Malheureusement, on est tombé en quart de finale. C'est un bilan satisfaisant, mais pour nous, il n'est pas totalement atteint.
Comment avez-vous réussi à remobiliser le groupe après la défaite du match d’ouverture ?
Après la défaite de la première journée contre les Etats-Unis, dans le contenu du match, on n'a pas été très mauvais. Mais dans la concentration durant 90 minutes, on n'a pas pu le faire. Et nous avons tiré les leçons de cette défection tout juste avant la fin des 90 minutes. Donc on s'est rémobilisés et avec le contenu on s'est dit qu'on pouvait faire quelque chose. Nous nous sommes lancés dans ça avec tous les staffs, à savoir médical, sécurité, matériel et technique. Tout le monde s'est mobilisé autour de l'objectif qui était de passer d'abord les premiers tours et que nous avons pu franchir. On avait la possibilité d'atteindre les demi. Nous avions vu toutes les équipes et on s'était préparé conséquemment contre l'Italie. Malheureusement, sur un fait de jeu, c'est ce qui fait qu'on n'est pas totalement satisfait, mais ça fait partie du football. On n'est pas arrivé à se concentrer pendant 90 minutes encore . À la 86e minute, on s'est fait avoir sur un fait de jeu, on prend un but. Il était trop tard pour nous de revenir au score parce qu'on préparait déjà les tirs au but. Donc, il y avait de la place. On a pris deux fois le poteau dans ces matchs. On a eu des opportunités nettes, on n'a pas pu les concrétiser. Et voilà pourquoi on sort avec un petit pincement au cœur parce qu'il y avait de la place.
Est-ce que le match contre l’Italie est le plus compliqué pour les Étalons cadets ?
Non, ce n'était pas le match les plus difficile, mais c'est le match qui demandait beaucoup de concentration. Parce que c'est des jeunes joueurs et quand ils arrivent à faire des victoires, tout de suite il faut arriver à les canaliser pour ne pas être euphorique et ça c'est très difficile et c'est très important quand on veut aller loin dans une telle compétition.
Selon vous quel était le match le plus difficile ?
C'était le match contre la République Tchèque mais contrairement à ce que les gens pensent c'était un match très compliqué parce que c'était une équipe très tactique et avec des joueurs très intelligents voilà. Le match contre l'Allemagne nous avait pris de haut, croyant que c'était pour venir faire la fête. Nous, ça nous a révoltés. Les enfants ont montré qu'ils étaient du Burkina Faso.
Coach, vous suivez aussi les U20 : comment allez-vous intégrer ou faire monter ces cadets prometteurs ?
Ça c'est évident. C'est évident parce qu'il y a de très bons joueurs dedans. Il faut arriver à les canaliser toujours et à les aider à progresser parce qu'ils n'ont pas encore fini leur progression. Il y a beaucoup encore à faire et je me dis que les U20, ce sont des enfants qui ont déjà acquis beaucoup d'expérience à travers cette Coupe du Monde. Ils doivent capitaliser ça pour être encore plus performants.
Est-ce qu’on a déjà des pépites dans cette sélection cadette prêtes à signer un contrat professionnel ?
Oui, je pense que sur les 21 qu'on a amenés, il y en a pratiquement 12 qui ont émergé et qui sont attirés par des grands clubs d'Europe. Ça c'est très important et c'est vraiment à féliciter. Les centres de formation qui nous ont permis d'avoir ces jeunes-là, de poursuivre leur formation.
Vous détectez aussi des talents directement dans les centres de formation ?
Oui, moi, je me promène partout dans le pays et dans tous les centres, les clubs. Je cherche à savoir quels sont les talents et essayer de les attirer vers les sélections pour constituer les équipes à venir et ne pas être surpris.
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À propos de l'auteur
Ablam GNAMESSO
Rédacteur sportif
Reporter sportif et journaliste tout terrain. Membre AIPS et jury des IFFHS Awards.
