CAN des stars : Mabululu, le guide des Palancas Negras
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All original versionsL’Angola arrive ambitieuse au Maroc après une campagne de qualifications solide et un statut en progression. À 33 ans, Mabululu incarne ce renouveau tardif mais décisif. Artisan majeur de la qualification et finisseur essentiel, l’attaquant d’Al Ahli Tripoli en Libye porte l’expérience et le réalisme des Palancas Negras. La CAN 2025 pourrait être le sommet de son histoire internationale.
2026-10-12 08:23:44.903669+00:00
Sortir en tête d’un groupe où figuraient le Ghana, le Soudan et le Niger, c’est interdire au doute de s’installer. La victoire à Kumasi, face aux Black Stars, fut plus qu’un succès. Ce résultat a confirmé que l’Angola n’est plus un acteur discret, mais une sélection qui dérange, qui surprend, qui ambitionne. Après avoir atteint les quarts de finale lors de la dernière édition, les Palancas Negras visent désormais plus haut.
Mabululu, la trajectoire d’un buteur jamais résigné
Agostinho Cristóvão Paciência a connu la sélection avec des retours et des silences. International en 2013, puis absent de longues périodes (2014-2018, 2020-2023), il revient tard mais fort. D’abord par une excellente CAN en Côte d’Ivoire avec 3 buts inscrits. Et bientôt un an avec des performances remarquées. Ses deux buts décisifs pendant les éliminatoires et 10 réalisations en 34 sélections en font une référence offensive, pas seulement un choix. À 33 ans, ce n’est pas un second souffle, c’est un accomplissement.
Un finisseur d’instinct dans une équipe qui progresse
Mabululu appartient à la caste des buteurs à l’ancienne. Il n’a pas besoin de dix touches, d’un angle parfait, d’un long discours pour exister. Il sent, il se place, il conclut. Dans une Angola en quête de constance offensive, ce profil vaut plus qu’une statistique : c’est la tranquillité dans le chaos. À Al Ahli Tripoli, il continue d’affiner ce rôle de punisseur dans la surface, cette précision froide qui accompagne les buteurs surgis tard, mais restés longtemps.
Le surnom, la panthère et l’histoire
« Mabululu » — « distant » — disait sa mère.
Distant ? Peut-être de certaines périodes internationales. Mais jamais du but. Sa célébration féline a traversé la référence : Bafétimbi Gomis. La panthère angolaise s’inscrit à son tour dans l’imaginaire continental. Car la célébration raconte souvent autant que le but.
Groupe B, premier grand examen
Égypte, Afrique du Sud, Zimbabwe : le menu est dense, sans mise en bouche. Pour franchir l’obstacle, l’Angola devra compter sur son buteur. Ces tournois se gagnent avec ceux qui convertissent les moments. La CAN 2025 demande des hommes de surface. L’Angola en possède un. Et il arrive avec certitude.
