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Djibouti : les clubs appellent à la destitution du président Waberi

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Sous pression depuis plusieurs semaines, le président de la Fédération djiboutienne de football, Souleiman Waberi, traverse la plus grande crise de confiance de son règne débuté en 2012 puisque 27 clubs ont officiellement demandé la tenue d’une Assemblée générale extraordinaire pour voter la destitution du bureau exécutif. Une requête dont la fédération ne veut pas tenir compte.

Après des semaines de crise larvée marqué par de nombreuses révélations sur l’utilisation suspecte des ressources financières et la démission d’un membre de son Comité directeur (Mohamed Elmi Farah), la Fédération djiboutienne de football s’enfonce davantage dans les turpitudes.

Le 3 septembre, une coalition s’est formée en regroupant vingt-sept clubs pour demander la tenue d’une Assemblée générale extraordinaire pour déposer une motion de destitution du Comité directeur. Un retrait de confiance justifié par de multiples raisons :

La présidence de la République alertée

Ratifié dûment par les vingt-sept clubs, ce qui déclenche automatiquement la tenue d’une Assemblée générale extraordinaire puisque plus de deux-tiers des membres associés l’ont demandé (article 30 des statuts), le document a été paraphé par un huissier de justice qui s’est déplacé au siège de la fédération afin de faire valoir les droits de la coalition.

Problème, le secrétaire général de la FDF a refusé d’accuser réception du document à deux reprises ! Une attitude qui a aliéné encore davantage de clubs contre la fédération qui ne veut rien entendre quitte à ne pas respecter les lois de la République et ses propres statuts.

Alertée, la présidence de la République suit ce dossier problématique qui embarrasse un État qui se serait bien passé d’une telle « publicité » à l’international.

Quant à la FIFA, qui avait déjà fermé les yeux sur les membres de la famille du président Souleiman Waberi au sein de la Commission électorale (ce qui est formellement interdit par les statuts de la FDF), elle a également été mise au courant des récents événements.

Si Waberi a toujours été un fidèle soutien d’Infantino, ses ambitions au sein de la CAF lui ont crée beaucoup d’ennemis qui demandent l’application stricte des règlements une nouvelle fois bafouée par celui qui fait croire à son gouvernement qu’il sera le successeur de Patrice Motsepe pour sauver sa position...

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