Crise à la Fédération guinéenne : les manigances du secrétaire général
Texte public d’origine. Il peut contenir du français même pour une page anglaise. Ceci n’est pas une traduction anglaise validée. Les images et médias récupérés apparaissent ci-dessous lorsqu’ils sont disponibles.
Image indisponible.
Tous les articles d’origineEn plein marasme depuis des mois, la Fédération guinéenne de football traverse une énième zone de turbulences avec la récente démission de Mamadou Alpha Hann. Ne comptant plus que six membres sur treize au sein de son Comité exécutif, la FGF n’est plus en adéquation avec ses statuts et doit donc être dissolue. Une situation préoccupante que le secrétaire général, Ibrahim Barry, essaye d’exploiter en changeant les commissions juridiques pour influer sur la prochaine élection.
Jusqu’où s’enlisera la FGF ? Après l’éphémère présidence de Bouba Sampil, révoqué par son propre Comité exécutif pour des affaires de détournements d’équipements et d’opacité financière, son successeur, Sory Doumbouya (nommé en qualité de plus ancien vice-président conformément aux statuts), n’a pas permis d’apaiser les tensions.
Isolé, le président a enchaîné des décisions cavalières et fut même accusé de chercher à recruteur un joueur pour son club (Milo FC) en lui promettant une place en équipe nationale. Sauvé miraculeusement par la Commission d’éthique de la FGF malgré des audios compromettants, Doumbouya ne contrôlait aucunement une fédération à la dérive financièrement et sportivement.
Influencer le processus électoral à venir
Couvant depuis un moment, la démission de Mamadou Alpha Hann a plongé le Comité exécutif en situation d’irrégularité selon les statuts de la FGF puisque le nombre minimum de membres n’est plus atteint.
Exaspéré, le ministère des Sports a publié un communiqué en rappelant son soutien et sa volonté d’accompagnement dans le cadre des règles instaurées par la FIFA tout en avertissant qu’il « assumera ses responsabilités que lui confèrent les lois de la République afin de préserver les intérêts du football guinéen ».
Au milieu de ce tohu-bohu, l’influent secrétaire général Ibrahim Barry, alias Blasco, essaye de tirer son épingle du jeu en pensant aux prochaines élections qui doivent se tenir dans un délai de quarante-cinq jours à trois mois.
Pour influer sur le processus électoral et la validité des candidats, Blasco souhaite obtenir la dissolution des différentes commissions juridiques afin de les remplacer par des gens davantage acquis à sa cause qui pourraient obstruer de potentiels opposants.
Que va faire la FIFA ?
Bénéficiant du soutien de plusieurs membres du Comité exécutif désireux de voir le vice-président Mohamed Barry accéder à la présidence, Blasco n’a cependant pas l’unanimité du Comex et encore moins des délégués chargés de voter lors de la prochaine élection.
Son jeu en coulisses, éventé depuis un petit moment, pose donc question au moment où la FIFA assure en privé en avoir « marre » des affaires guinéennes.
Devant gérer les affaires courantes selon les statuts, le secrétaire général espère pouvoir manœuvrer comme il souhaite une FIFA qui a enchaîné les mauvaises décisions avec la FGF depuis l’élection de Sampil. Reste à savoir si elle sera encore assez crédule pour ne pas comprendre les intérêts cachés des uns et des autres actuellement dans cette crise structurelle.
