Lutte : le Bénin entre succès régionaux et ambitions olympiques
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Tous les articles d’origineLongtemps cantonnée dans l’ombre malgré un potentiel indéniable, la lutte béninoise connaît depuis quelques années une transformation profonde. Grâce à une nouvelle gouvernance et à des investissements ciblés en formation et en détection de talents, le Bénin s’impose progressivement comme une nation émergente sur la scène africaine de la lutte.
Une nouvelle dynamique impulsée depuis 2021
Depuis la prise de fonction du comité exécutif dirigé par Adihunkpéto Yves Azifan en février 2021 (réélu en février 2025), la Fédération Béninoise de Lutte (FéBéLutte) a entrepris une restructuration ambitieuse.
Le président Azifan souligne : « Nous avons réussi à restructurer la Fédération, à redynamiser la direction technique nationale et à faire en sorte que les subventions de l’État ne constituent plus les seules sources de financement. »
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Ces réformes structurelles portent aujourd’hui leurs fruits. Le nombre de clubs est passé de 7 à 43, avec une dizaine d’autres en cours d’affiliation.
Des résultats historiques en 2025 et 2026
Amouro Ariane Judith Banigbé, Directrice Technique Nationale Adjointe, dresse un bilan encourageant : « Pendant de nombreuses années, la lutte béninoise a évolué dans l’ombre. Depuis six ans, une nouvelle dynamique s’est installée. » En 2025, le Bénin a brillé sur la scène internationale de la lutte. Les lutteurs béninois sont revenus de toutes les compétitions avec des médailles au cou.
Au tournoi de lutte des pays de la CEDEAO (Tolac), le Bénin a réalisé une belle performance : deux médailles individuelles (argent pour Boni Iliassou et bronze pour Rosine Bodjrenou) et une médaille de bronze collective, terminant ainsi 3e sur 12 nations participantes.
Au Championnat d’Afrique, Yamine Atchiba a marqué l’histoire en remportant la première médaille de bronze béninoise en lutte gréco-romaine. Au tournoi REDT à Ouidah, les lutteurs béninois ont fait une razzia avec 34 médailles remportées. Aux Jeux de l’ACNOA, ils ont également glané plusieurs médailles.
Au total, l’année 2025 s’est terminée en apothéose avec une soixantaine de médailles et plusieurs trophées décrochés par le Bénin.
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Gilles Biguézoton, secrétaire général Adjoint, résume : « Toutes nos sorties internationales sont soldées par des médailles et trophées. Nous avions fait le pari d’imiter le modèle sénégalais. Nous sommes en train de réussir petitement ce pari. »
Yamine Atchiba, figure de proue vers les Jeux Olympiques
Parmi les espoirs les plus concrets figure Yamine Atchiba, lutteur international franco-béninois évoluant à l’US Créteil en France et boursier olympique. Spécialiste de la lutte gréco-romaine dans la catégorie des moins de 72 kg, il a décroché une médaille de bronze aux Championnats d’Afrique 2025 à Casablanca (Maroc), devenant le premier Béninois médaillé dans cette compétition.
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Défis et perspectives
Malgré ces progrès, les responsables restent lucides. Le principal défi reste la diversification des sources de financement pour soutenir les projets de développement, la formation continue des arbitres, entraîneurs et athlètes, et le rayonnement international. Amouro Ariane Judith Banigbé conclut : « Notre ambition est claire : faire du Bénin une nation forte de la lutte en Afrique et dans le monde. »
Le président Azifan ajoute : « Nous n’entendons pas dormir sur nos lauriers. La lutte béninoise est sortie des sentiers battus grâce à la vision du gouvernement et à l’engagement de tous. Aujourd’hui, le Bénin est mieux respecté lors de toutes ses sorties internationales. »
Avec une base solide, une relève en construction et des athlètes qui montent en puissance, la lutte béninoise semble bien partie pour confirmer son ascension dans les années à venir.
