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Mondial 2026 : pourquoi la RDC délocalise en urgence sa préparation face au virus Ebola

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À moins d’un mois du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, un coup de théâtre logistique bouscule la sélection de la République Démocratique du Congo. Pour contourner les restrictions sanitaires draconiennes imposées par les États-Unis en raison de l'épidémie d'Ebola, la FECOFA a dû annuler le rassemblement de Kinshasa. C’est à Bruxelles que les Léopards de Sébastien Desabre vont finaliser leur préparation pour ce retour historique sur la scène mondiale.

Le protocole américain qui piège les Léopards

Le compte à rebours est lancé pour le Mondial 2026, mais le voyage des fauves congolais s'apparente déjà à un parcours du combattant. Les autorités américaines ont durci leurs conditions d'accès au territoire : tout voyageur ayant séjourné en RDC au cours des 21 derniers jours se voit refuser l'entrée aux États-Unis.

Pour l'équipe nationale, l'impact de cette décision est immédiat. Initialement, le programme prévoyait un mini-stage à Kinshasa à partir du 25 mai. Si les joueurs avaient posé le pied dans la capitale congolaise, ils auraient été bloqués à la frontière américaine, rendant impossible leur participation au match d’ouverture contre le Portugal le 17 juin prochain. Face à ce cas de force majeure, la Fédération congolaise de football (FECOFA) a dû réagir dans l'urgence.

Bruxelles nouveau camp de base

Pour sauver la participation de la RDC, le staff technique a opéré un virage à 180 degrés. Le point de ralliement des joueurs est officiellement déplacé en Belgique. Les internationaux congolais évoluant à l’étranger rejoindront directement Bruxelles sans passer par l'Afrique centrale. Un choix permet de respecter la période d'incubation exigée par Washington tout en maintenant le rythme des entraînements.

C'est donc depuis l'Europe que les Léopards peaufineront leurs automatismes, avec des rencontres de préparation prévues contre le Danemark et le Chili.

Sur le plan purement sportif, ce changement de décor permet aussi de gérer plus sereinement les aléas de l'effectif, à l'instar de l'intégration tardive d'Aaron Tshibola, appelé en renfort pour pallier l'absence sur blessure du défenseur Rocky Bushiri.

Vers un rendez-vous manqué avec les supporters

Si la solution européenne sauve la participation des joueurs, elle laisse un goût amer au pays. Ce retour au Mondial, attendu depuis 1974, devait donner lieu à une immense célébration nationale.

Les mesures sanitaires imposées par les États-Unis ne ciblent pas seulement l'équipe, elles frappent de plein fouet le public. Les supporters résidant en RDC sont privés de visa, ce qui signifie que les Léopards devront évoluer à Houston, Guadalajara ou Atlanta sans leur traditionnel "douzième homme".

De plus, tout le volet symbolique de la préparation est balayé. Les fans ne pourront pas encourager leurs idoles lors des sessions ouvertes au public initialement prévues au Stade Tata Raphaël. Plus marquant encore, la traditionnelle cérémonie officielle de remise de l'étendard national par le président Félix Tshisekedi au capitaine Chancel Mbemba n'aura pas lieu.

C'est donc dans l'isolement des infrastructures belges que la RDC devra puiser la force mentale nécessaire pour transformer cette frustration en une rage de vaincre sur le terrain.

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