
L’Égypte s’apprête à disputer l’AfroBasket Féminin 2025, qui se tiendra du 26 juillet au 3 août à Abidjan, en Côte d’Ivoire, avec une ambition claire : mettre fin à une disette de 48 ans sans podium continental. Qualifiées grâce à une wild card de la FIBA Afrique, les Pharaonnes, actuellement classées 5e au classement FIBA Afrique, ont montré une progression constante ces dernières années et espèrent jouer les trouble-fêtes.
Portée par un mélange de joueuses expérimentées et de jeunes talents formés aux États-Unis, l’équipe égyptienne est déterminée à surprendre et à atteindre le dernier carré, synonyme de qualification pour les tournois de qualification pour la Coupe du monde Féminine FIBA 2026. Depuis son retour à l’AfroBasket Féminin en 2013, après plus d’une décennie d’absence, l’Égypte s’est imposée comme une équipe redoutable et imprévisible.
Le rêve d'un podium
Pour preuve, entre 2014 et 2022, les Pharaonnes ont grimpé de la 14e à la 4e place du classement FIBA Afrique. Si leur meilleur résultat reste une 6e place à l'AfroBasket Féminin 2021 à Yaoundé, elles n’ont manqué les quarts de finale qu’une seule fois en six participations, lors de l’édition 2023 à Kigali. Avec un bilan global de 15 victoires pour 24 défaites sur les six dernières éditions, l’Égypte a réduit l’écart avec les géants du continent comme le Nigeria, le Sénégal et le Mali, et a même battu l’Angola, double championne d’Afrique, à deux reprises depuis 2015. De quoi leur donner des motifs d'espoir.
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« Notre objectif cette année est de gagner plus de matches que l'année dernière et de remporter une médaille pour la première fois depuis près de cinq décennies », a confié l'ailière Raneem Elgedawy dans un entretien avec la FIBA. « Je pense que le tournoi sera très compétitif et, bien sûr, nous devrons être très bien préparées mentalement et physiquement. Nous aurons nos joueuses étrangères et je suis sûre qu'elles feront la différence et qu'elles nous aideront à réaliser une bonne performance à Abidjan. »
Joueuses à suivre
- Raneem Elgedawy (28 ans, ailière) : Leader charismatique, Elgedawy est le moteur de l’équipe d'Egypte. Avec son expérience de plusieurs AfroBaskets et son ambition affichée de décrocher une médaille, elle sera au cœur du projet égyptien. Sa polyvalence et son leadership seront cruciaux.
- Soraya Degheidy : Présente depuis 2015, Degheidy est une figure clé, bien que sa participation à l’édition 2025 reste incertaine. Son expérience et sa vision du jeu ont souvent stabilisé l’équipe dans les moments critiques.
- Jana El Alfy, Meral Abdelgawad et Jana Sallman : Ces jeunes joueuses, formées dans le système universitaire américain, apportent une nouvelle dynamique. Leur énergie et leur formation moderne pourraient surprendre les défenses adverses.
Sous la houlette de Julian Martinez, nouvel entraîneur espagnol qui a dirigé le Mozambique en 2019 et occupé divers postes en Afrique, l’Égypte aborde le tournoi avec ambition. Dans un Groupe A relevé, avec l’Angola et la Côte d’Ivoire, l'équipe devra faire preuve de constance pour atteindre les quarts de finale, un objectif minimum.
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