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Ligue des champions : Kane, Doué, Foden… le onze SNA et nos cinq flops

Kane à la construction, Foden de nouveau décisif : SNA explique son onze des 20 et 21 octobre, ses trois remplaçants et ses cinq flops.

Rieltony LOUBOKO · Profil de l’auteur · · Mis à jour 22/10/2026 20:27 UTC

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Phil Foden célèbre un but avec Manchester City face à l’AEK Athènes, le 20 octobre 2026.
Manchester City FC

Harry Kane a offert au Bayern un organisateur en plus de son avant-centre. Phil Foden, longtemps privé de buts, vient d’en inscrire quatre en deux rencontres. Et Lucas Hernández a rappelé qu’un grand match de latéral commence par le duel qu’il faut gagner. Après les soirées de Ligue des champions des 20 et 21 octobre, voici les choix de Sport News Africa : un onze en 4-3-3, trois remplaçants difficiles à laisser dehors et cinq flops dont la prestation mérite d’être discutée.

Nous avons retenu les gestes qui font basculer un match, mais aussi ce qui les rend possibles : une passe qui casse le pressing, une course qui libère un partenaire, un retour qui évite un but. La forme récente éclaire ces performances ; elle ne remplace pas le jugement sur les deux soirées. Ce onze est le nôtre, avec ses préférences et ses sacrifices.

Le onze SNA, en 4-3-3

Josep Martínez — Sergiño Dest, Lutsharel Geertruida, Jacobo Ramón, Lucas Hernández — Vitinha, Declan Rice, Scott McTominay — Phil Foden, Harry Kane, Désiré Doué.

Le onze de Sport News Africa en 4-3-3 : Doué, Kane et Foden en attaque ; Ngumoha parmi les remplaçants.
Le onze SNA des 20 et 21 octobre 2026. Kane occupe la pointe, Foden le côté droit et Doué le côté gauche. Portraits officiels : clubs / UEFA. Composition : Sport News Africa. Touchez l’image pour l’ouvrir en grand.

L’attaque : Kane pense le jeu, Foden retrouve la lumière

Harry Kane, avant-centre : un numéro neuf qui agrandit son équipe

Le 2-2 entre le Bayern et Arsenal se comprend mieux en suivant Kane qu’en regardant seulement les buteurs. Les Londoniens ont pris le contrôle du milieu et menaient 1-0. Le Bavarois est alors venu chercher le ballon beaucoup plus bas. Depuis les environs du rond central, il a trouvé la course d’Alphonso Davies d’une passe qui traverse l’organisation adverse. Davies égalise. Kane vient de résoudre, avec la vision et l’exécution d’un milieu, un problème que le Bayern peinait à régler.

Il avait déjà contribué à une occasion de Gnabry en jouant lui-même une remise en jeu depuis les six mètres, vers Davies. Le voir aussi loin de la surface raconte l’étendue de sa participation : il contribue à sortir de la pression, repère la profondeur, puis revient terminer les actions. En seconde période, sa frappe provoque la main de Timber ; il transforme le penalty. Le créateur et le finisseur ont le même numéro dans le dos.

Voilà pourquoi sa place en pointe s’impose à nos yeux. Réduire sa soirée à un but et une passe ferait disparaître le lien qu’il a créé entre les différentes lignes du Bayern. Contre une opposition de ce niveau, son influence a dépassé la surface. C’est cette performance complète que nous récompensons.

Harry Kane dans le maillot du Bayern Munich, portrait officiel.
Harry Kane, notre choix en pointe après un but et une passe décisive contre Arsenal. Photo d’illustration : portrait officiel UEFA / Bayern Munich.

Phil Foden, ailier droit : le triplé a une histoire

Trois buts contre l’AEK Athènes, une passe décisive pour Cherki et une victoire 5-1 : la feuille de match est déjà convaincante. Mais Foden revenait de dix mois sans marquer avec City avant son but contre Ipswich, samedi. En quelques jours, une longue attente a fait place à quatre réalisations. Son triplé européen donne une tout autre portée au premier signal envoyé en championnat.

La connexion avec Rico Lewis est au cœur de sa soirée. Foden termine deux actions préparées par son partenaire, se rend disponible dans les bonnes zones et frappe avec précision. Entre les deux, il sert Cherki pour le 3-1, au moment où l’AEK venait de réduire l’écart. Il complète ensuite son triplé sur un centre de McAidoo. Il participe à la construction du résultat autant qu’il en profite.

L’adversité était moins forte que celle rencontrée par Kane ou les Parisiens. Cela compte dans notre appréciation. Ce qui nous plaît chez Foden, c’est la netteté de sa réponse après cette période difficile, sa compréhension avec les joueurs autour de lui et la variété de ses contributions. Nous le plaçons à droite, avec la liberté de rentrer vers l’axe, dans un rôle qu’il connaît. Deux matchs ne suffisent pas à annoncer une renaissance définitive ; ils suffisent largement à lui rendre sa place dans notre onze.

Désiré Doué, ailier gauche : accélérer, puis faire le bon geste

Face au Barça, Doué a donné une issue concrète au travail parisien. Servi par João Neves, il ouvre le score d’une frappe dont la rapidité d’exécution laisse peu de temps à la défense pour intervenir. Il fournit ensuite le ballon que Lucas Hernández reprend de la tête pour le 2-1. Paris gagne 4-2, avec un attaquant capable de finir une action et d’en fabriquer une autre pour un partenaire.

Sa prestation s’inscrit dans une dynamique solide : il venait de marquer lors de ses deux sorties précédentes. Cette continuité aide à comprendre son assurance du moment. Il a pourtant connu un début moins propre et une fin de rencontre plus difficile, notamment après son passage à gauche. Notre choix conserve cette nuance. Nous l’installons de ce côté dans le onze SNA en raison de sa polyvalence, sans prétendre y résumer son match contre Barcelone.

Sa place récompense surtout sa capacité à transformer une accélération en avantage utilisable. L’adversaire recule, puis le ballon arrive au bon endroit. C’est ce que nous attendons de lui autour de Kane et Foden.

Le milieu : de la maîtrise et des courses qui comptent

Vitinha, sentinelle : savoir conduire le match et le secouer

À 2-2 contre Barcelone, le match pouvait encore échapper à Paris. Vitinha a repris l’avantage d’une frappe lointaine, presque aussitôt après l’égalisation de Lamine Yamal. Le timing donne sa valeur au geste : le Barça venait de respirer, le Portugais lui a immédiatement imposé de repartir à la poursuite du score.

Sa place devant notre défense tient aussi à la qualité de son orientation du jeu. Les diagonales, les couvertures et les transmissions qui permettent de ressortir puis d’attaquer ont accompagné le but. Avec lui, les partenaires peuvent avancer en sachant qu’un joueur reste disponible pour relier les mouvements. Nous voulons cette continuité dans une équipe où Rice et McTominay ont vocation à se projeter.

La frappe à distance fait d’ailleurs partie de ses armes régulières. Son efficacité dans cette zone oblige l’adversaire à sortir sur lui, ce qui ouvre d’autres possibilités de passe. Le chef d’orchestre peut aussi obliger tout le monde à changer de tempo.

Declan Rice, relayeur droit : la force de participer jusqu’au bout

À Munich, Rice a pesé dans le bon départ d’Arsenal, puis continué à fournir des solutions lorsque le Bayern a repris l’avantage. Ses corners ont notamment mis la défense allemande sous pression, avec cette tête de Bruno Guimarães que Neuer repousse sur sa ligne. Son influence offensive existait déjà avant la 82e minute.

L’égalisation donne ensuite une image très claire de ce que nous voulons à son poste. Rice avance, participe à une séquence avec Madueke et Gyökeres, puis poursuit sa course pour recevoir la remise et terminer. Il ne laisse pas les attaquants se débrouiller devant lui. Son déplacement apporte un homme supplémentaire dans la zone où Arsenal doit faire la différence.

Le contexte renforce notre choix : obtenir cette contribution à l’Allianz Arena, dans un match disputé à ce rythme, demande de la qualité et de la tenue. Rice prend notre place de relayeur droit pour ce mélange d’activité, de présence et de puissance dans la projection. Son but prolonge sa prestation.

Scott McTominay, relayeur gauche : arriver là où Naples en a besoin

Naples a gagné 4-3 contre Bodø/Glimt sans parvenir à se mettre à l’abri. Dans ce désordre, McTominay a remis les Italiens devant deux fois : à 2-1, puis à 3-2. Il a également touché le poteau. Sa présence répétée près du but explique bien davantage sa sélection qu’une simple ligne « doublé ».

Sur le premier but, il profite d’une action construite avec De Bruyne et du mouvement de Lang. Sur le second, il s’élève pour reprendre le centre de Politano. Il sait reconnaître le moment où l’action a besoin d’un milieu qui entre dans la surface. Il offre alors une cible, de l’impact et une finition à une équipe dont l’avant-centre ne peut pas tout absorber.

Nous retenons cette capacité à recommencer, même lorsque Naples vient de perdre son avantage. Les trois buts encaissés interdisent d’en faire une démonstration collective parfaitement maîtrisée. Mais sans ses arrivées, la soirée aurait eu une tout autre couleur. Dans notre milieu, Vitinha donne les repères ; McTominay attaque les espaces qui s’ouvrent devant lui.

La défense : duels, couverture et courage de revenir

Sergiño Dest, latéral droit : la vitesse au service des trois points

Le PSV gagne 1-0 à Porto, mais le match lui impose de défendre des situations autrement plus dangereuses que ne le suggère ce score. Sur une sortie de Kovář, Alberto Costa prend le gardien de vitesse et poursuit le ballon vers le but. Dest revient de côté et intervient avant la touche qui aurait pu suffire à égaliser.

Cette course résume un aspect essentiel du poste. Un latéral porté vers l’avant doit aussi savoir se retourner, mesurer l’urgence et aller au bout du retour. Dest le fait alors que l’organisation autour de lui est déjà battue. Sa vitesse devient un outil de protection du résultat.

Il a également participé aux combinaisons à droite avec Bajraktarević. Nous récompensons ce double apport dans un déplacement où le PSV devait réagir après son revers du week-end contre l’ADO. Il pouvait être tentant de choisir un latéral pour ses seuls centres. Le geste le plus précieux de Dest, ce soir-là, se trouve près de son propre but.

Lutsharel Geertruida, défenseur central : présent avant et après le danger

Porto a aussi buté sur Geertruida. Après une relance manquée de Kovář et un premier arrêt du gardien, le défenseur a repoussé sur la ligne la tentative de Froholdt. À un but d’écart, cette lecture et ce placement ont une conséquence immédiate sur le résultat.

Son match contient également une contribution à la sortie de balle : il trouve notamment Perišić pour une occasion de la tête en début de rencontre. C’est intéressant pour notre charnière. Geertruida peut participer à faire avancer l’équipe, puis rester assez attentif pour réparer lorsque la première protection cède.

Le PSV a souffert ; nous ne présentons donc pas sa prestation comme une soirée passée à tout contrôler. Nous retenons la réponse d’un central dans un match qui lui a demandé d’intervenir pour de bon. Le sauvetage spectaculaire attire le regard. L’intérêt de sa sélection est d’associer cette intervention à une présence utile dans les deux sens du jeu.

Jacobo Ramón, défenseur central : prendre sa part de la maîtrise

Dans le 4-1 de Côme contre Manchester United, Nico Paz capte naturellement la lumière. Ramón mérite pourtant qu’on regarde aussi derrière lui. Avec Kempf, il a contenu les attaquants mancuniens et permis à son équipe de poursuivre son jeu vers l’avant. Sa sélection commence par cette autorité défensive.

Son but raconte ensuite une qualité supplémentaire. Ramón participe au développement de l’action, avance et se retrouve à la réception du centre de Kaiki pour marquer de la tête. Ce quatrième but vient d’un mouvement dans le jeu. Il illustre la confiance d’un central capable d’accompagner une attaque après avoir contribué à la lancer.

Il reste une réserve : sur la réduction du score de Zirkzee en fin de match, il laisse trop d’espace. L’écart était acquis, l’exigence demeure. Nous le choisissons pour sa prestation d’ensemble, en conservant cette baisse de vigilance dans le jugement. Il a fait plus que décorer la victoire d’un but.

Lucas Hernández, latéral gauche : un duel qui donne du sens au choix

Remplacer Nuno Mendes et se retrouver face à Lamine Yamal constituait un sacré examen. Hernández l’a abordé avec de l’agressivité dans les duels, de la proximité au marquage et l’envie de contrarier les prises de balle de l’ailier. Il a longtemps empêché le Barcelonais de jouer avec le confort qu’il recherche. C’est le premier argument de sa sélection.

Le second arrive à la 72e minute : sa tête sur le ballon de Doué redonne l’avantage à Paris. Pour un joueur qui n’avait plus commencé un match de Ligue des champions depuis janvier 2025, l’apport est considérable. Il a répondu à une nécessité défensive précise et contribué au score dans une période où le match demandait un nouvel effort.

Sorti à la 78e, il n’est plus sur le terrain lorsque Yamal égalise. Il serait excessif de faire de cette seule succession la preuve que tout dépendait de lui. Elle rappelle néanmoins pourquoi son travail face à cet adversaire mérite d’être regardé attentivement. Son but a couronné un vrai match de latéral.

Josep Martínez, gardien : les arrêts qui changent la portée d’une soirée

L’Inter avait besoin de sa première victoire dans cette campagne européenne. Le 1-0 contre le Shakhtar s’est pourtant compliqué avec l’expulsion de Bastoni, à 0-0. Dans ce contexte, Martínez a fourni ce que son équipe attendait : une présence décisive quand la marge devenait très petite.

Son arrêt sur la tête de Bondar, avant la pause, empêche d’abord l’Inter de se retrouver à courir après le score. Dans le final, il répond encore présent devant Newertton puis sur une tête de Matviyenko. Carlos Augusto peut être le héros du but ; le gardien est celui qui donne à ce but la valeur de trois points.

Après des premières sorties européennes plus difficiles, sa réponse compte aussi dans sa trajectoire personnelle. Nous privilégions ici la responsabilité assumée dans un match tendu. Il a dû réussir plusieurs interventions importantes, à des moments différents, pour que la soirée reste celle d’une victoire.

Le banc : trois places, de vrais regrets

Nico Paz : le choix qui nous expose le plus à la contestation

Deux buts, une passe décisive, des adversaires contraints de le stopper par des fautes : Paz a donné le rythme au 4-1 de Côme. Il ouvre la rencontre d’un tir du gauche, trouve Douvikas dans la profondeur, puis récupère le ballon face à Baleba pour inscrire le troisième but. Il crée, accélère et participe à la récupération. Le réduire à un joli meneur de jeu passerait à côté de sa soirée.

Sa place sur le banc est le sacrifice le plus sévère de notre sélection. Nous gardons Vitinha pour organiser et l’association Rice–McTominay pour les projections depuis le milieu. Ce choix de complémentarité se discute : jugé uniquement sur l’éclat de sa prestation individuelle, Paz aurait un argument très fort pour commencer. Il est notre première solution pour transformer le milieu en cours de match.

Rio Ngumoha : sept dribbles réussis, et une défense déplacée

À 18 ans, Ngumoha a réussi sept de ses huit dribbles contre Villarreal et offert deux passes décisives dans le retournement de Liverpool, de 0-2 à 4-3. Sa valeur apparaît dans ce qu’il impose à l’adversaire : le latéral doit reculer, un second défenseur vient aider, des espaces deviennent accessibles aux partenaires. Mac Allister en a notamment profité sur le troisième but.

Il a aussi servi Araújo pour l’égalisation avant la pause, d’un centre venu de la gauche à la suite d’un corner. Il doit encore mieux lire certains besoins de couverture sans ballon, dans une première période où Liverpool a souffert sur les côtés. La réserve est réelle, sans réduire la portée de sa prestation offensive. Nous retenons Kane dans l’axe et Foden à droite ; Ngumoha reste le joueur de notre banc capable de changer immédiatement la nature des duels.

Kylian Mbappé : une menace persistante, puis le geste juste

Face à Leipzig, Mbappé a tenté, accéléré et parfois mal choisi, avant de peser sur le résultat. Sa tête prépare le but d’Arda Güler, puis il marque d’une frappe puissante depuis l’entrée de la surface sur un ballon de Diomandé. Le Real gagne 4-1 et le Français termine avec un but et une passe décisive.

Nous retenons cette capacité à rester dangereux malgré des occasions qui ne se concrétisent pas tout de suite. Mais la concurrence impose un arbitrage. Kane a davantage influencé la construction face à Arsenal ; Foden signe un triplé et Doué a pesé contre Barcelone. Mbappé nous offre sur le banc une autre façon d’attaquer la profondeur. Son absence du onze dit notre préférence sur ces deux soirées, pas une mauvaise prestation de sa part.

Nos cinq flops : des prestations à juger, des raisons à donner

1. Berke Özer : Lille avait besoin d’un arrêt, pas d’un tournant de plus

Le LOSC avait répondu deux fois et regagné les vestiaires à 2-2 contre Galatasaray. À la 52e minute, sur corner, Torreira coupe au premier poteau de la tête et surprend Özer. Une mauvaise appréciation dans un moment où Lille devait précisément retrouver de la stabilité. Le match bascule vers une défaite 2-4.

Les problèmes défensifs lillois ne reposent pas tous sur son gardien. Alexsandro et le reste du bloc ont également souffert. Mais Özer devait apporter une sécurité supplémentaire à cette équipe déjà battue lors de ses deux premières journées européennes. Sur cette action essentielle, il ajoute une fragilité. Notre critique porte sur cette réponse insuffisante et son poids dans le scénario. La charge est assez lourde sans lui attribuer toutes les erreurs de ses partenaires.

2. Alessandro Bastoni : deux minutes qui obligent les autres à compenser

Un premier jaune à la 66e, un second à la 68e après avoir repoussé un adversaire : Bastoni quitte Inter–Shakhtar alors que personne n’a marqué. Jusqu’à cette séquence, sa prestation pouvait encore se défendre. En deux minutes, il impose à une équipe en quête de sa première victoire européenne de finir à dix.

C’est ce changement de responsabilité qui nous dérange. Un central expérimenté doit intégrer le premier avertissement à la suite de son match. Le contact suivant engage aussi les efforts de ses partenaires. Martínez doit continuer à protéger le but, Carlos Augusto trouve le chemin de la victoire, et l’Inter s’en sort 1-0. Bastoni leur doit beaucoup. La réaction collective sauve le résultat ; elle laisse entière la question de sa maîtrise.

3. Vinícius Júnior : deux éclairs ne suffisent pas à occuper sa place

Dire qu’il n’a rien fait contre Leipzig serait faux. Vinícius a obligé Vandevoordt à intervenir et produit quelques accélérations en première période. C’est aussi la raison pour laquelle sa présence parmi les flops se discute. Nous la maintenons pour le manque de continuité de son influence, particulièrement après la pause, avant sa sortie à la 70e minute.

Le contraste avec Diomandé, entré à sa place puis auteur d’un but et d’une passe décisive, est brutal. Le remplaçant a utilisé son temps pour donner des solutions et conclure. Vinícius, lui, a trop peu pesé sur une rencontre qui offrait pourtant des espaces. Son absence de but ou de passe ne constitue pas à elle seule une condamnation ; la difficulté à prolonger ses bonnes séquences renforce le constat. Dans un Real vainqueur 4-1, sa prestation reste loin de ce que son rôle appelle. Son talent rend cette discrétion plus frustrante encore.

4. Carlos Baleba : entrer pour rétablir le milieu, perdre le ballon qui l’enfonce

Baleba entre à la pause à Côme, avec United mené 1-0. Le milieu a besoin de mieux résister, de conserver le ballon et de ralentir les enchaînements adverses. Peu après, Nico Paz lui prend le ballon et part inscrire le troisième but. Le joueur appelé à aider à fermer les brèches vient d’en ouvrir une particulièrement coûteuse.

La situation qu’il reçoit est déjà mauvaise. Il ne lui appartient pas de réparer, seul, toute une équipe dominée. Mais son entrée doit être évaluée sur ce qu’elle ajoute : ici, trop peu de résistance et une perte directement exploitée. Le 4-1 final raconte un naufrage collectif ; cette action explique pourquoi nous isolons aussi sa prestation. Il fallait rendre le milieu plus difficile à traverser. Paz a encore trouvé le passage.

5. Sergi Cardona : marquer à Anfield, puis subir son couloir

Son arrivée pour inscrire le 2-0 de Villarreal est réussie. Elle exploite l’espace laissé sur le côté droit de Liverpool et récompense une bonne action collective. Puis Ngumoha a changé les conditions du duel. Cardona a souffert face à sa vitesse et à sa capacité à recommencer les prises de balle, même avec de l’aide autour de lui.

Après un corner, le jeune ailier a fourni le centre de l’égalisation d’Araújo, puis il a débordé à droite pour servir Mac Allister sur le but qui place Liverpool devant. La défense espagnole partage les responsabilités : les couvertures et la protection de la surface n’ont pas suffisamment fonctionné. Mais un latéral ne peut pas juger sa soirée sur son seul passage dans la surface adverse. Cardona a contribué à construire une avance magnifique, puis trop peu réussi à protéger son côté pendant que cette avance disparaissait. C’est ce décalage qui l’envoie dans nos flops.

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