
L'Angola confirme, le Congo-Brazzaville surprend
Chez les dames, la logique a été respectée. Les Angolaises de Petro Atlético ont conservé leur couronne en dominant l’AS Otoho du Congo-Brazzaville (32-27). Une victoire qui confirme une fois de plus l'hégémonie de l'Angola sur le handball féminin africain.
Du côté des messieurs, le scénario s'est avéré bien plus inédit. Profitant de l'absence du tenant du titre, le géant égyptien Al Ahly, l’Étoile du Congo a créé la sensation. Le club de Brazzaville a décroché son tout premier titre continental en s’imposant en finale face aux Camerounais des FAP (Forces Armées et Police) sur le score serré de 19 à 16.
Les clubs de la RDC sauvent l'honneur au pied du podium
Évoluant devant leur public, les représentants de la République Démocratique du Congo espéraient un meilleur destin. Malheureusement, malgré l’absence de plusieurs ténors égyptiens et tunisiens, aucun d'entre eux n’a réussi à se hisser en finale.
Les deux fers de lance locaux – la JSK chez les messieurs et le HC Héritage chez les dames – ont vu leur route coupée en demi-finales par les futurs finalistes venus de l'autre rive du fleuve Congo, respectivement l'Étoile et l'AS Otoho. Quant au HC Scorpion et au HC Mazembe, l’aventure s’est arrêtée dès la phase de groupes.
Pour sauver l'honneur, la JSK et le HC Héritage ont tout de même arraché la troisième place en remportant leurs petites finales respectives. La JSK a battu le Mountada du Maroc (32-26). Le HC Héritage s’est imposé sur le fil face aux FAP du Cameroun (25-24).
Un sentiment d'inachevé et des regrets
Pour de nombreux observateurs congolais, le bilan reste mitigé et laisse un goût d'inachevé. Les clubs de la RDC avaient clairement les armes pour faire mieux, comme le souligne l'analyste sportif Richard Kadima :
« Je ne suis pas satisfait, car je pense que la JSK et Héritage pouvaient mieux faire. Il suffit de regarder comment ils ont été éliminés. La JSK s'est sabordée alors qu'elle menait de deux buts à la mi-temps. Héritage a également mal géré sa demi-finale. Ce sont les mêmes erreurs qui reviennent à chaque fois. »
Une compétition redimensionnée par la psychose d'Ebola
Initialement prévue pour accueillir 16 clubs (à raison de 8 par catégorie), cette 42e édition n'a finalement réuni que 12 formations. Ce faible taux de participation s'explique par le désistement de plusieurs délégations, frileuses face à l'épidémie d'Ebola. Une prudence excessive et regrettable pour le spectacle, d’autant plus qu’aucun cas de la maladie n’avait été recensé à Kinshasa.
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À propos de l'auteur
Jonathan MASIALA
Rédacteur sportif
Journaliste, présentateur et commentateur. Correspondant SNA en RD Congo.
