
L'Afrique du Sud attendue au tournant face à des Tanzaniennes affamées (17hGMT)
Championnes en 2022, les Banyana Banyana ouvrent leur tournoi face à une Tanzanie qu'elles connaissent déjà bien. Ce sera leur troisième rencontre en phase finale, et la deuxième fois consécutive que le tirage au sort les réunit. L'historique penche nettement du côté sud-africain : une victoire 2-1 lors de leur premier duel en 2010, puis un match nul 1-1 en 2024 à Oujda, qui reste à ce jour l'unique point récolté par la Tanzanie dans la compétition.
Sur le papier, l'Afrique du Sud semble largement armée pour cette entrée en matière. Seule sélection, avec le Nigeria, à avoir disputé les quatorze éditions du tournoi, elle fait aussi partie du club très fermé des nations sacrées championnes d'Afrique, aux côtés du Nigeria et de la Guinée équatoriale. Sa dynamique récente plaide également en sa faveur : les Sud-Africaines n'ont plus perdu un match d'ouverture depuis 2014, et restent invaincues lors de leurs quatre dernières entrées en lice. Sur le banc, Desiree Ellis, elle-même finaliste en tant que joueuse à la CAN 2000, entame son cinquième tournoi consécutif à la tête de l'équipe, une première dans l'histoire de la sélection. Pour valider leur billet, les Banyana Banyana ont dû batailler face à la RD Congo, ne trouvant la faille qu'en toute fin de match retour grâce à une réalisation décisive de Thembi Kgatlana.
En face, la Tanzanie aborde ce rendez-vous avec l'ambition de confirmer les promesses entrevues lors de sa dernière campagne. Les Twiga Stars n'ont disputé que deux phases finales, en 2010 et 2024, mais c'est la première fois de leur histoire qu'elles enchaînent deux qualifications d'affilée. Leur parcours en éliminatoires a d'ailleurs eu des allures de conte de fées, avec l'élimination surprise de la Guinée équatoriale, ex-championne d'Afrique, dès le premier tour. Reste que la première victoire en phase finale se fait toujours attendre pour les Tanzaniennes, qui affichent un bilan de cinq défaites pour un seul match nul en six rencontres disputées à la CAN.
La Côte d'Ivoire renoue avec la CAN face à un Burkina Faso en quête de premières (20h GMT)
Le deuxième rendez-vous de la soirée a des allures d'événement : jamais, dans l'histoire de la compétition, la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso ne se sont affrontées. Une grande première qui coïncide aussi avec le retour très attendu des Éléphantes sur la scène continentale, douze ans après leur dernière apparition.
Absentes depuis 2014, les Ivoiriennes n'avaient participé qu'à deux éditions auparavant, en 2012 et 2014, avec un pic de forme lors de ce second tournoi, conclu par une troisième place inespérée. L'attaquante Inès Nrehy demeure la référence offensive de la sélection, avec sept buts inscrits en carrière à la CAN (4 en 2012, 3 en 2014), dont un triplé retentissant lors de leur tout premier match dans la compétition. Nouveauté de taille pour cette campagne : c'est le technicien français Reynald Pedros qui a pris les commandes de l'équipe en janvier 2025, mettant fin aux treize années de mandat de Clémentine Touré. Pedros n'est pas un inconnu de la CAN Féminine : il avait mené le Maroc jusqu'en finale de l'édition 2022, une performance historique pour les Lionnes de l'Atlas.
Le Burkina Faso, de son côté, ne compte qu'une seule participation à son actif, en 2022, où les Étalons Dames avaient terminé troisièmes de leur poule après deux défaites initiales et un point arraché in extremis face à l'Ouganda. Autant dire que ce retour en phase finale, après avoir manqué l'édition précédente, s'annonce comme un nouveau défi pour une équipe toujours en quête de ses premiers frissons : jamais elle n'a ouvert le score ni mené au tableau d'affichage dans un match de la compétition, et la première victoire continentale reste à écrire. Les Burkinabè se sont qualifiées en dominant le Togo au second tour des éliminatoires, sous la direction de Pascal Sawadogo, déjà en poste lors de la campagne 2022 et qui aborde ici sa deuxième CAN Féminine.
Rejoignez notre communauté sportive !
Suivez-nous sur les réseaux sociaux pour ne rien manquer de l'actualité sportive en temps réel.
