Favour Ofili : World Athletics bloque son transfert du Nigeria vers la Turquie

Le panel de révision de la nationalité de World Athletics a rendu son verdict : Favour Ofili ne pourra pas représenter la Turquie. Dans une décision officielle dont Sport News Africa pris connaissance, l'instance dirigeante de l'athlétisme mondial a formellement rejeté la demande d'allégeance de la nigériane.

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Favour Ofili : World Athletics bloque son transfert du Nigeria vers la Turquie

Favour Ofili dans l'impasse. Désireuse de ne plus courir sous les couleurs du Nigeria après le fiasco organisationnel de sa fédération lors de JO 2024, la sprinteuse a entamé des démarches afin de représenter la Turquie qui lui faisait les yeux doux. Mais cette démarche vient de connaître un sérieux coup d'arrêt. Saisie par la Fédération turque d'athlétisme (TAF), la commission de la World Athletics, a rejeté la demande, d'après les informations de Sport News Africa.

Selon le document qui s'appuie notamment sur la Règle 4.4.2 du règlement d'éligibilité, le panel a estimé qu'approuver ce transfert reviendrait à « compromettre les impératifs » qui sous-tendent les règles de transfert de nationalité. World Athletics dispose d'un pouvoir discrétionnaire pour bloquer ces mouvements s'il existe une suspicion de contournement des principes de régulation ou si les intérêts du sport sont menacés.

​Mariage forcé avec le Nigeria

Alors qu'elle s'attendait à pouvoir concourir sous ses nouvelles couleurs pour cette saison de plein air, ce rejet marque une déconvenue de plus pour Ofili, qui avait exprimé publiquement son souhait de quitter la bannière du Nigeria après plusieurs contentieux administratifs avec sa fédération d'origine, avec en point d'orgue son absence involontaire des épreuves de 100m aux JO de Paris 2024, faute d'inscription.

Conséquence : Ofili demeure officiellement une athlète représentante du Nigeria pour toutes les compétitions majeures sous l'égide de World Athletics. La décision précise toutefois qu'elle peut continuer à s'entraîner en Turquie, y vivre et participer à des meetings d'un jour (type Diamond League) à titre personnel ou sous les couleurs d'un club.

​Le Nigeria reprend la main

Si cette décision somme comme une défaite pour la sprinteuse de 23 ans, alors qu'elle a déjà obtenu la nationalité turque et signé un contrat de club lucratif, lui permettant de peaufiner la préparation de sa saison. En revanche, elle a un goût de victoire diplomatique pour le Nigeria, qui s'était opposé à ce départ.

Les autorités sportives nigérianes avaient notamment argué que l'athlète avait bénéficié de bourses de préparation nationales récemment, rendant un transfert immédiat illégal selon les délais de carence habituels, souvent fixés à trois ans). Pour l'heure, l'une des sprinteuses les plus rapides d'Afrique se retrouve dans une impasse institutionnelle, alors que la saison 2026 bat son plein.

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À propos de l'auteur

Mansour LOUM

Mansour LOUM

Rédacteur sportif

Le football africain et ses coulisses. Analyse le niveau et les défis du sport africain.

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