FIFA : le plaidoyer de Samuel Eto'o pour Gianni Infantino

Alors que le président de la FIFA traverse une zone de turbulences inédite, Samuel Eto'o a choisi la loyauté absolue. Lors d'un entretien accordé à France 24, le patron du football camerounais a renouvelé son soutien à Gianni Infantino, appelant l'ensemble des fédérations africaines à faire bloc derrière le dirigeant italo-suisse en vue du prochain congrès électif de l'instance internationale.

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FIFA : le plaidoyer de Samuel Eto'o pour Gianni Infantino

Une présidence sous le feu des critiques occidentales

La gouvernance de Gianni Infantino est confrontée à une contestation sans précédent. L'origine de cette crise remonte au projet de privatisation partielle de la Coupe du monde, visant à céder des parts du tournoi phare à des investisseurs privés. Si l'initiative a été abandonnée sous la pression diplomatique, elle a provoqué une fracture au sein des instances du football mondial.

L'UEFA, l'AFC et la CONCACAF réclament désormais le départ du dirigeant, la confédération européenne préparant notamment une plainte pour « gestion déloyale ». En parallèle, d'anciennes figures du football africain, à l'instar du Congolais Constant Omari, dénoncent des pressions politiques et de présumés dossiers compromettants détenus par la FIFA sur les instances locales.

« Nos budgets sont limités »

Face à la fronde emmenée par l'Europe, Samuel Eto'o oppose une grille de lecture centrée sur les priorités socio-économiques du continent africain. Pour le président de la Fécafoot, interrogé par France 24, les critiques de l'UEFA répondent à des intérêts financiers propres qui ne correspondent pas aux réalités des 54 fédérations de la CAF :

« Nous n'avons pas les mêmes défis que les Européens ou certains Sud-Américains. Nos budgets sont limités et on nous demande d'être aussi performants que ces grandes nations de football. Je pense que, juste pour ce motif, vous conviendrez avec moi que nous ne pouvons pas aborder ce sujet sous le même angle. »

Rejetant l'idée d'une ingérence ou de méthodes d'intimidation au sein de sa fédération, l'ancien attaquant défend une posture d'indépendance collective : « L'UEFA va défendre ses intérêts, ce qui est normal. Mais ce qui est d'autant plus normal aussi, c'est que les Africains défendent leurs intérêts. Nous essayons de nous mettre tous ensemble pour défendre ce qui nous paraît correct vis-à-vis des défis que nous avons à relever. »

L'objectif des 54 voix africaines

Officiellement candidat à sa propre succession, Gianni Infantino aura besoin d'une majorité simple parmi les 211 fédérations membres de la FIFA. Dans cette perspective, le soutien du bloc africain représente un réservoir stratégique majeur de 54 suffrages. Samuel Eto'o entend jouer les premiers rôles pour mobiliser ses pairs en faveur du président sortant :

« Au niveau de mon cœur, le président Gianni, au-delà du football, c'est devenu un grand frère, un ami avec qui nous avons bâti des choses qui servent et serviront le football. Si je continue à être président de la Fédération camerounaise, je voterai pour lui. Je vais militer auprès de mes collègues pour que, pour une fois, les 54 présidents de la CAF votent en sa faveur. Je pense que celui qui a le plus apporté à l'Afrique, c'est le président Gianni. »

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À propos de l'auteur

Malick BAMBA

Malick BAMBA

Rédacteur sportif

Le sport africain au quotidien, ces belles histoires et polémiques en tous genres.

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