Un Sénégal sans éclat face à l’Arabie Saoudite avant le Mondial 

Le Sénégal a calé pour son dernier match avant la Coupe du monde avec un nul 0-0 contre l’Arabie Saoudite lors de la nuit du 10 juin 2026. Les Lions n'ont pas réussi à trouver le chemin des filets lors de leur ultime répétition avant le Mondial. Si Edouard Mendy a rassuré et qu'Ismaïla Sarr a électrisé sa demi-heure de jeu, Iliman Ndiaye déçoit encore et la défense affiche des fragilités préoccupantes.

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Un Sénégal sans éclat face à l’Arabie Saoudite avant le Mondial 

Ce 0-0 face à l'Arabie Saoudite restera dans les mémoires non pas pour ce qu'il a produit, mais pour les questions qu'il laisse en suspens à quelques jours d'un Mondial que tout le Sénégal espère historique. Pas de but, peu de frisson, et une impression mitigée à l'arrivée dans les vestiaires.

Une défense encore en rodage 

Le retour de Kalidou Koulibaly était attendu avec impatience, et l'on a retrouvé avec plaisir son autorité dans les airs et sa relance propre après son entrée en jeu à dix minutes de la fin. Idem pour Idrissa Gana Gueye, lui aussi de retour dans le cœur du jeu, a apporté l'équilibre et la hargne qui manquaient lors des précédentes sorties. Les deux joueurs, blessés depuis des semaines, ont répondu présent. Deux tauliers remis en jambes à point nommé, avant d’affronter la France le 16 juin lors de la 1ère journée de la Coupe du monde 2026.

Mais derrière cette armature rassurante, la ligne défensive a livré un rendu en demi-teinte. Quelques flottements dans la communication, des décalages qui auraient pu coûter cher contre une équipe saoudienne plus incisive. Le bloc reste à affiner, et l'horloge tourne.

Edouard Mendy, lui, n'a pas tremblé une seule fois. Impérial sur sa ligne, chirurgical dans ses sorties, le gardien des Lions a rendu une copie sans tache et constitue, à ce stade, la certitude la plus solide du dispositif sénégalais.

Ismaïla Sarr, l'étincelle venue du banc 

La meilleure nouvelle de la soirée porte le numéro d'Ismaïla Sarr. Entré en cours de jeu, l'ailier a immédiatement changé le visage des Lions : percussion dans le dos des défenseurs saoudiens, accélérations tranchantes, centres tendus, transversale touchée... En une demi-heure, il a fait ce que onze joueurs n'avaient pas réussi pendant soixante minutes. Sa capacité à débloquer une situation par un éclair de génie individuel sera un atout précieux dans les grandes échéances à venir.

Iliman Ndiaye, l'équation sans réponse  

À l'inverse, la soirée d'Iliman Ndiaye laisse perplexe. Pour la énième fois consécutive, le natif de Dakar n'est pas parvenu à peser sur le jeu. Trop décroché, trop lent dans ses contrôles, trop prévisible dans ses choix. Le sélectionneur se retrouve devant une équation compliquée : jusqu'où lui faire confiance dans les grands rendez-vous qui s'annoncent ? La question mérite une réponse rapide, car en Coupe du monde, il n'y a plus de répétition.

À quelques jours du coup d'envoi, le Sénégal aborde le tournoi avec un sentiment ambivalent. La colonne vertébrale inspire confiance, l'électricité de Sarr peut changer un match en quelques secondes. Mais les doutes autour de Ndiaye et une défense encore en rodage constituent autant de sujets d'inquiétude que le staff devra résoudre en urgence. Les Lions sont prévenus.

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À propos de l'auteur

Oumar WANE

Oumar WANE

Rédacteur sportif

Passionné de sport depuis toujours, partage avec vous les dernières actualités et analyses du monde sportif.

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