
L’Algérie à Londres 2012 : les libéros en rouge se distinguent du groupe en blanc. Archive, cdephotos, CC BY 2.0.
Sur cette photo de l’Algérie aux Jeux de Londres 2012, deux maillots rouges se détachent du groupe en blanc. Ce sont ceux des deux libéros de l’équipe féminine algérienne. Une équipe peut en désigner deux, mais un seul peut être en jeu à la fois. La couleur permet notamment aux arbitres de reconnaître ces spécialistes et de faire respecter les règles qui leur sont propres.
Dès le service adverse, le libéro est souvent chargé de recevoir le ballon, en manchette — les avant-bras réunis — puis cherche à le transmettre à la passeuse ou au passeur, qui organise l’attaque. Une première touche précise laisse davantage de choix à l’équipe ; un ballon mal maîtrisé peut au contraire l’obliger à renvoyer sans attaquer dans de bonnes conditions.
Le point commence avant le smash
Prenons un exemple : le service arrive au fond du terrain. Le libéro le contrôle et envoie le ballon vers le passeur. Celui-ci peut alors choisir à quel attaquant destiner le ballon. Le libéro ne marque pas nécessairement le point, mais sa réception a permis de le préparer. Quand l’adversaire attaque, le libéro cherche aussi à empêcher le ballon de toucher le sol : c’est la défense.
Regarder seulement la joueuse ou le joueur qui frappe au-dessus du filet fait donc manquer une partie de l’échange. Suivre le maillot différent permet de voir comment l’équipe récupère le ballon et se donne une nouvelle possibilité d’attaquer.
Des entrées fréquentes, des limites précises
Le libéro remplace un joueur en position arrière. Ses entrées ne comptent pas comme les changements ordinaires et ne sont pas limitées en nombre. En règle générale, un échange terminé doit toutefois séparer deux remplacements impliquant le libéro ; ceux-ci ont lieu lorsque le ballon est hors jeu, avant le coup de sifflet autorisant le service.
Il ne peut ni servir, ni contrer — faire barrage à l’attaque au filet — ni tenter un contre. Il peut se déplacer près du filet, mais ne peut pas terminer une attaque si, au contact, le ballon est entièrement au-dessus du haut du filet. Le réduire à un joueur qui ne peut jamais renvoyer le ballon chez l’adversaire serait donc trompeur.
Autre détail à observer : depuis la zone avant, entre le filet et la ligne des trois mètres, une passe haute avec les doigts du libéro interdit à son coéquipier d’achever une attaque sur ce ballon lorsqu’il est entièrement au-dessus du filet. Une manchette ne déclenche pas cette restriction. Le geste et l’endroit comptent, pas seulement la couleur du maillot.
Au prochain match, suivez une séquence complète : le service adverse, la réception du libéro, puis la passe vers l’attaquant. Le point ne raconte plus seulement qui a frappé le plus fort : on voit aussi qui l’a rendu possible.
Sources
- FIVB — Règles officielles 2025–2028, article 19
- Graeme Massie, The Independent — 6 août 2021
- Matthias Kemter, Stuttgarter Zeitung — 27 juillet 2024
- NBC Olympics — Le rôle du libéro
- Olympedia — postes des libéros algériennes à Londres 2012
Règlement de référence : FIVB 2025–2028, volley en salle.
Photographie : cdephotos, Algérie aux Jeux de Londres, 28 juillet 2012, Flickr via Wikimedia Commons. CC BY 2.0. Recadrage et ajout du logo SNA ; photographie d’archive, sans reconstitution.
Rejoignez notre communauté sportive !
Suivez-nous sur les réseaux sociaux pour ne rien manquer de l'actualité sportive en temps réel.
À propos de l'auteur
Contribution SNA
Rédacteur sportif
Les contributions SNA sont réalisées par des passionnés de sports qui mènent des réflexions sur des sujets variés en lien avec les pratiques sportives sur le continent.
