Nous utilisons des cookies pour vous aider à naviguer efficacement et à exécuter certaines fonctionnalités. Vous trouverez des informations détaillées sur tous les cookies sous chaque catégorie de consentement ci-dessous.
Les cookies qui sont catégorisés comme « nécessaires » sont stockés sur votre navigateur car ils sont essentiels pour permettre les fonctionnalités de base du site. ...
Les cookies nécessaires sont cruciaux pour les fonctions de base du site Web et celui-ci ne fonctionnera pas comme prévu sans eux. Ces cookies ne stockent aucune donnée personnellement identifiable.
Les cookies fonctionnels permettent d'exécuter certaines fonctionnalités telles que le partage du contenu du site Web sur des plateformes de médias sociaux, la collecte de commentaires et d'autres fonctionnalités tierces.
Les cookies analytiques sont utilisés pour comprendre comment les visiteurs interagissent avec le site Web. Ces cookies aident à fournir des informations sur le nombre de visiteurs, le taux de rebond, la source de trafic, etc.
Les cookies de performance sont utilisés pour comprendre et analyser les indices de performance clés du site Web, ce qui permet de fournir une meilleure expérience utilisateur aux visiteurs.
Les cookies de publicité sont utilisés pour fournir aux visiteurs des publicités personnalisées basées sur les pages visitées précédemment et analyser l'efficacité de la campagne publicitaire.
En organisant « la meilleure CAN de l’histoire » en janvier - février 2024 selon les mots du président de la CAF Patrice Motsepe, la Côte d’Ivoire s’était engagée à abriter la Coupe d’Afrique des Nations U20 prévue du 26 avril au 18 mai dans le but de renforcer sa position comme nouveau hub des grandes compétitions continentales. Mais elle s'est désistée à un mois du début de la compétition sans donner officiellement de motif et, ce renoncement risque de coûter au-delà des sanctions financières au pays ouest-africain.
En renonçant à l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) U20 programmée du 26 avril au 18 mai, la Côte d’Ivoire s’expose à des sanctions qui pourraient aller au-delà du disciplinaire et du financier dans les années à venir.
Dans cette histoire, la Côte d’Ivoire a d’abord porté le manteau de sauveur. Alors que la Confédération africaine de football (CAF) ne trouvait pas de pays hôte pour organiser le tournoi suite au retrait de l'Afrique du Sud, celle-ci a sollicité la Côte d’Ivoire le 16 décembre 2024 pour l’organiser. Une marque de confiance témoignée par l’instance dirigeante du football africain envers la Côte d'Ivoire pour sa belle organisation de la CAN 2023 qui a eu un succès historique au-delà des frontières africaines.
Ainsi, la Côte d’Ivoire, éliminée lors des qualifications jouissait d’un ticket de pays hôte pour participer à la compétition. Rapidement, la Fédération ivoirienne de football (FIF) en collaboration avec le ministère des Sports s’est mise à l’œuvre avec la mise en place d’un Comité d’organisation présenté à la presse le 5 mars dernier avec en tête son président Yacine Idriss Diallo. Mais l’inattendu sera annoncé par la FIF trois semaines après cette annonce de la composition du COCAN.
Lire aussi : CAN U20 : la Côte d'Ivoire n'organisera plus le tournoi
« Par la présente, le Président Yacine Idriss Diallo, Président de la FIF, Président du COCAN U20 vous informe que, par courrier officiel, le Gouvernement a notifié à la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) le désistement de la Côte d’Ivoire en tant que pays hôte de la Coupe d’Afrique des Nations U20. Conformément aux instructions du Président de la FIF, le Directeur Exécutif a transmis cette information au Secrétaire Général de la Confédération Africaine de Football (CAF) ce mardi 25 mars 2025. Le Président tient à exprimer sa profonde gratitude à chacun pour son engagement et le travail accompli dans le cadre de l’organisation de cette compétition et vous rassurer que chacun sera informé des suites que la CAF donnera à cette situation », a indiqué la FIF dans un communiqué daté du 26 mars dernier, soit à un mois pile du coup d’envoi de la compétition.
Sans donner les motifs de ce renoncement, laissant courant libre aux suspicions, d’autant plus que ce désistement intervenait quelques jours après la défaite du président Idriss Diallo aux élections pour l’intégration au Conseil de la FIFA. Mais une chose dont on est sûre est que la Côte d’Ivoire va payer cher pour ce gros chamboulement provoqué dans le processus d’organisation du tournoi.
La renonciation de la Côte d‘Ivoire a provoqué un énorme coup de théâtre sur le continent, mais surtout au sein de la CAF où un report de la compétition a été envisagé parmi d’autres possibilités. Et même si l’Egypte a surgi pour la sauver d’un nouveau report au moment où ceux de la CAN des majeurs font débat, la Côte d’Ivoire ne restera pas impunie.
En effet, les dispositions punitives ont été prises dans les règlements de la Coupe d’Afrique des Nations U20. Et dans ce cas, c’est l’article 77, aliéna 4 qui sera appliqué à la Côte d’Ivoire. Ce dernier stipule que : « Si un pays qui a obtenu l’organisation du tournoi final de la Coupe d’Afrique des Nations U-20 se désiste ou se fait retirer l’organisation, il lui sera infligé, outre les sanctions disciplinaires, une amende selon le barème suivant : Retrait notifié moins de six mois avant la date du tournoi final : amende de deux cent cinquante mille (250 000) dollars US, et ce pays s’acquittera également de la réparation de tous les préjudices moraux et financiers subis par la CAF et par les participants. Son équipe nationale sera aussi suspendue pour les deux prochaines éditions de la Coupe d’Afrique des Nations U-20, sans tenir compte de l’édition concernée. » Mais les sanctions pour la Côte d’Ivoire pourraient aller au-delà de ces deux aspects.
La première conséquence de ce désistement pour la Côte d’Ivoire est liée à son image à laquelle elle nuit. Avec la très belle organisation de la CAN 2023 remportée par les Eléphants, la Côte d’Ivoire s’est positionnée comme un nouveau mastodonte sur le continent en matière d’organisation de grandes compétitions avec des infrastructures de pointe et un écosystème propice au déroulement des grands rendez-vous. Le pays ouest-africain est devenu avec ses six stades homologués, la terre d’accueil de plusieurs nations sans stade homologué, faisant ainsi d’elle un hub régional qui contribue à son rayonnement sur la scène internationale.
Mais avec ce renoncement, la Côte d’Ivoire se fait une contre-publicité, au moment même où la CAN a boosté son économie, à travers notamment le tourisme, le pays étant devenu l’une des destinations les plus prisés par les touristes en Afrique. Un désistement contre-productif pour sa politique d’utiliser le football comme soft power pour accroître son influence sur le continent.
Lire aussi : Côte d'Ivoire, la nouvelle terre d'accueil des pays sans stades homologués
Dans un second temps, la Côte d’Ivoire sans s’en rendre compte, brise - peut-être - une marque de confiance entre elle et la Confédération africaine de football qui a toujours salué son développement socio-économique et sportif. Renoncer à organiser une compétition à un mois de son lancement ne ressemble à rien d’autre qu’une trahison de la confiance qui existe entre le pays et la CAF. Et celle-ci pourrait être hésitante prochainement dans l’attribution de l’organisation d’une quelconque compétition au pays trois fois champion d’Afrique, quelque soit son envergure.