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CHAN 2022 : une compétition à la saveur particulière

Sur le plan global, le CHAN a offert 55 buts. Même si lors des premiers matches, les dents ont grincé concernant l'efficacité des attaques, la machine s'est enclenchée peu à peu.

Le Sénégal en lettres d'or

Le Sénégal a écrit son nom au palmarès du CHAN. Les Lions de la Teranga ont remporté le tournoi en terre algérienne, face au pays organisateur, samedi 4 février. Un sacre qui intervient alors que les Sénégalais n'avaient plus disputé la compétition depuis 12 ans. Un sacré exploit.

Surtout, avec ce succès, les joueurs du sélectionneur  Pape Thiaw permettent au Sénégal de surfer sur une belle vague de succès. Avant ce CHAN, le Sénégal avait remporté la CAN 2021, la Coupe d'Afrique de Beach Soccer...

L'Algérie vaincue sans perdre

Que de regrets pour L'Algérie. Seule équipe a avoir remporté ses trois rencontres de poule dans ce CHAN, les joueurs de Madjid Bougherra ont marqué les esprits dur tous les plans. Meilleure attaque du tournoi (9 buts inscrits), le meilleur buteur du tournoi (Aymen Mahious, 5 buts). Par ailleurs, l'Algérie n'a encaissé aucun but dans la compétition. Enfin, les Fennecs n'ont perdu aucun match dans le temps réglementaire.

Madagascar, la belle surprise

Avant l'Algérie, Madagascar n'avait jamais participé au CHAN. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les Barea ont parfaitement réussi leur première puisqu'ils ont raflé la médaille de bronze. Ils ont battu le Niger, l'autre surprise de cette édition, lorsque du match pour la 3e place (1-0). Jeu chatoyant, enthousiasme, pressing...le public Algérie a d'ailleurs vite pris part pour les Malgaches.

Maroc, l'absent le plus présent

Le feuilleton a tenu en haleine les observateurs jusqu'à la veille du CHAN 2022. Viendra, viendra pas, personne ne savait. Finalement, le Maroc, double champion en titre avant l'édition, n'a pas pu, (ou pas voulu), défendre son titre. Les tensions diplomatiques avec L'Algérie, les désaccords sur l'itinéraire des Lions de l'Atlas... A savoir si la CAF va sanctionner le pays, ou pas.

CHAN 2022-Pape Thiaw : « On a une équipe qui sait souffrir »

Un an après la CAN, le Sénégal remporte le CHAN...

Pape Thiaw : Laissez-moi d'abord remercier le bon Dieu. Aujourd'hui on est le 4 février, on rentre le 5 et le 6 on fête le sacre au CHAN. Pile un an jour pour jour après le sacre à la CAN. C'est le travail de longues années. Bravo à l'Algérie pour ce CHAN et l'organisation. Bravo aussi à Madjid Bougherra pour son CHAN. Il aurait aussi mérité de gagner.

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Qu'est-ce qui a fait la différence sur ce match ?

On a une équipe jeune, mais qui sait souffrir. L'Algérie n'a pas pris de but et a beaucoup marqué. On s'est préparé à devoir faire le dos rond sur ce match et pouvoir frapper au bon moment. Les gamins ont fait preuve de caractère pour aller chercher ce trophée.

Quel a été votre discours avant la séance de tirs au but ?

Pape Thiaw : Avec le staff on leur avait bien parlé et préparé à ce possible scénario. Mais le discours était simple. Et puis les joueurs étaient déjà très motivés. Ils avaient envie de montrer que le football local sénégalais est bien meilleur que l'image qu'on veut lui donner. Sur ce match il n'y avait pas besoin de grand discours, avec tous les messages d'encouragement qu'ils ont reçu du peuple, ils étaient motivés.

Qu'avez-vous pensé quand votre équipe a manqué le 4ème tir au but et était proche de perdre le CHAN ?

Dans ma tête je me suis dit que ces gamins ne méritaient de perdre. Avec tous les efforts qu'ils ont fait, ça aurait été cruel.

On a beaucoup parlé du mental de votre équipe pendant ce CHAN et la capacité de vos joueurs à résister à la pression. Comment tout ça a été préparé ?

Pape Thiaw : Maintenant quand on regarde dans le haut niveau, il y a des gens qui sont dans les staffs pour préparer mentalement. Venir jouer comme ça contre l'Algérie, il faut un mental fort. Ces gamins ils sont patriotes. Ils sont prêts à tout donner pour leur peuple.

Quelle est la force de votre équipe ?

Son collectif. C'est très important dans les compétitions de ce genre. Quand l'arbitre siffle la fin du match, avant la prolongation, je voyais des remplaçants masser les titulaires. C'est ça l'esprit de notre équipe.

Quel message avez-vous à transmettre au sujet du modèle de la formation et du football local sénégalais ?

Pape Thiaw : On est un pays qui exporte beaucoup de jeunes. Nos talents partent très tôt pour l'Europe, des fois sans même passer par le championnat local. Mais on a aussi les académies qui forment très bien. Mais il faut aussi de la patience. Dans cette équipe beaucoup de joueurs auraient déjà pu jouer ailleurs qu'au Sénégal, mais il ont fait le choix de la patience et ça a payé.

CHAN 2022-Bougherra : « L'enjeu a pris le dessus»

Vous avez disputé tout le tournoi et n'avez perdu aucun match, mais au final il y a cet échec aux tirs au but...

Madjid Bougherra : Ce soir il y a beaucoup de déception. Je suis très déçu pour ces joueurs. Cela fait longtemps qu'on travaille.. 31 matchs et seulement 2 défaites. On fait une compétition avec aucun but encaissé, aucune défaite dans le jeu. Forcément il y a de la déception. On aurait pu gagner avec ce penalty de Mahious, mais c'est le football. J'ai dit aux joueurs qu'ils peuvent être fiers d'eux.

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Qu'est-ce qui n'a pas marché sur ce match ?

Les joueurs étaient déçus de leur première période. L'enjeu a pris le dessus. Mais après on est bien revenu, on a eu des situations. Mais on n'a pas su les concrétiser. Elle est là la déception. Mais l'équipe peut être fière et les supporters aussi. Et merci à eux pour leur soutien.

Le fait de ne pas gagner est-il quelque part un signe d'une certaine faiblesse du championnat local ? Vous avez gagné tous vos matchs 1-0, à part celui du Niger où le gardien adverse a fait des erreurs.

Madjid Bougherra : Alors comment expliquer qu'on a la meilleure attaque du tournoi ? Même si vous regardez le Sénégal ils ont aussi pas mal gagné par un but d'écart. Pour le reste je ne suis pas d'accord. Sur ce match contre le Niger, je n'ai pas vu d'erreurs de leur gardien. On a joué sur de bonnes phases et on a marqué sur plusieurs séquences de jeu. Le championnat algérien a de la qualité. Il y a de grosses améliorations à faire dans certains domaines. Mais le jour où on fera de la formation, on va devenir un vrai vivier de bons joueurs.

C'est un vrai manque ?

Madjid Bougherra : Pour tenter de résumer : avec mon staff, on est des sélectionneurs, pas des formateurs. En Algérie, on a perdu des basiques du football On a un seul centre de formation, le Paradou. Leurs joueurs partent en Europe. Certains sont dans de bons clubs. Imaginez si on a plus de centres de formation comme ça. Le niveau des joueurs et du championnat va forcément s'élever. Si cela se fait, le niveau du football algérien s'élèvera.

Nous sommes au Stade Nelson Mandela et ce dernier avait une phrase célèbre : « Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j'apprends. » Quelles leçons tirez-vous de ce CHAN ?

Madjid Bougherra : Je reste positif. On a la meilleure attaque, aucun but encaissé... Peut-être que lors du prochain CHAN les joueurs auront plus d'expérience. Cela s'est joué sur l'aspect mental. Il aurait peut-être fallu plus d'expérience, notamment pour mieux entamer ce match. Personnellement je retiens le positif à 90%. Mais pour le reste je n'ai pas encore assez de recul.

Qu'en est-il de votre avenir ?

Vraiment, ce n'est pas d'actualité et ce n'est pas le plus important. On discutera avec le président le moment venu.

CHAN 2022-Motsepe : « L'Algérie peut à ce jour organiser une CAN de qualité »

Patrice Motsepe : « Je tiens à féliciter le président de la Fédération algérienne de football pour le travail fantastique réalisé durant le CHAN, mais aussi toutes les parties prenantes. Il y a eu un bon travail. Je tiens aussi à féliciter le comité local d'organisation. L'Algérie a une vraie histoire avec le football. Regardez, la finale doit début à 20h30 et les abords du stade sont déjà bondés de monde. Je tiens aussi à remercier le président de la République pour sa passion et tout ce qu'il a mis en œuvre pour que l'organisation de ce CHAN 2022 soit réussie. C'est un énorme bénéfice pour un pays d'avoir des gouvernements qui supportent et investissent dans le football et les infrastructures.

Patrice Motsepe : « Il faut que l'on soit en mesure d'éviter que les décisions politiques interfèrent autant dans notre football. La CAF n'a pas à se prononcer sur les décisions des Etats, mais nous ne pouvons pas non plus laisser notre football être divisé. Nous devons nous unir et être indépendants des décisions politiques. L'Algérie et le Maroc sont deux nations souveraines et il faut les respecter. Mais il faut aussi que l'on pense aux supporters et à l'intérêt du football africain. En Comité exécutif, nous avons parlé de ce qui s'est passé avant le CHAN afin d'avoir une meilleure régulation à l'avenir. »

Patrice Motsepe : « Il y a des textes et nous avons un service juridique qui étudie tous les éléments. Il faut une décision légale. Nous voulons traiter chaque nation avec respect et équité. Il y a une enquête sur la non participation du Maroc au CHAN afin de déterminer les responsabilités. Notre but est qu'à terme on puisse aller du Maroc à l'Algérie et inversement sans problème. Il faut réchauffer les relations entre supporters des deux pays. Nous n'avons pas à choisir entre Algérie et Maroc, il faut réunir toute la famille du football africain. »

Patrice Motsepe : « Il en va de la réputation de la CAF. Il faut que tous les pays membres de la CAF qui veulent organiser une compétition soient en mesure de garantir la venue de tous. »

Patrice Motsepe : « C'est l'édition la plus réussie de l'histoire du CHAN. Déjà quand on prend le ombre d'équipes qui y ont pris part, donnant une nouvelle dimension au tournoi. Il y a aussi la réalisation télé qui est aux standards internationaux. Il a été possible pour des supporters du monde entier de pouvoir suivre le CHAN. 29 caméras ont été utilisées pour la diffusion des matchs pour un CHAN, c'est énorme. Il y en avaient 24 pour la CAN au Cameroun. Cela montre notre progression et notre ambition à diffuser nos compétitions avec les meilleurs moyens possibles. Il y a aussi les infrastructures qui sont de classe mondiale, que ce soient les stades, les hôtels ou encore les routes. »

Patrice Motsepe : « La décision sera prise de façon éthique et indépendante. Il y a beaucoup de lobbying comme partout, mais la seule chose que nous ne tolérerons jamais à la CAF, c'est la violation de nos règles. Nous voulons bannir les conflits d'intérêts. Nous voulons que les décisions soient prises de façon impartiale en prenant en compte les stades, hôtels, routes, le trafic aérien, les ressources du pays, comme les procédé d'attribution de la FIFA. Nous avons un comité d'éthique afin de veiller à cela, afin que la meilleure décision soit prise. Mon but est de m'assurer que le meilleur pays soit sélectionné par le comité exécutif de la CAF, sur la base des rapports remis. L'Algérie peut à ce jour organiser une CAN de très grande qualité. »

Patrice Motsepe : « Il n'y a pas de date. Il y a eu une proposition pour étudier la décision le 11 février. Ce n'était qu'une proposition, mais des médias ont annoncé que c'était la date officielle. Ce n'est pas correct. Nous devons prendre le temps et nous assurer que nous allons prendre la bonne décision. Nous ne ferons aucune annonce le 11 février. Nous ferons une annonce au moment opportun, après avoir respecté nos process. »

Patrice Motsepe : « Nous voulons que le CHAN se développe et soit une compétition aux standards internationaux. Nous devons donc soutenir cela avec un apport financier. Il faut que les acteurs soient récompensés à la hauteur de leurs efforts. C'est aussi une façon de contribuer au développement du football local. »

Patrice Motsepe : « Nous allons étudier ce point en Comité exécutif. Ce doit être une évolution pour le CHAN. L'essentiel est que les joueurs africains soient mis en avant et participent à la compétition. On peut être un joueur algérien, jouer dans un club en Egypte et représenter son pays au CHAN. »

CHAN 2022-Finale : Toute l’Algérie croit en ses Fennecs locaux

La cause est déjà perdue. L’Alger à Oran, de Constantine à Annaba en passant par Tizi-Ouzou, Béchar et Jijel, vous ne trouverez pas un algérien qui suit d’assez près le football qui envisage la défaite des Fennecs locaux, samedi contre le Sénégal en finale du CHAN. Depuis qu’elle a repris goût à la victoire, l’Algérie n’en a pas perdue une seule, que ce soit lors de la CAN 2019 en Egypte (1-0 face au Sénégal, déjà…) ou à l’occasion de la Coupe Arabes des nations de la FIFA en 2021 au Qatar contre la Tunisie (2-0), avec un certain Madjid Bougherra à la tête d’une sélection composée de locaux et d’internationaux A exilés dans le Golfe Persique.

«Personne n’envisage autre chose qu’une victoire»

Alors, évidemment, devant son public, même si on trouvera bien quelques supporters sénégalais égarés dans les tribunes du Stade Nelson-Mandela de Baraki, dans la banlieue d’Alger, l’Algérie ne peut pas perdre. Après tout, elle a plié l’affaire au premier tour en ‘’écrasant’’ la Libye, l’Ethiopie et le Mozambique, à chaque fois sur le score de 1-0, a écarté les Ivoiriens en quart de finale grâce à un penalty tardif (1-0) et rossé le pauvre Niger (5-0) à l’étape suivante. Elle dispose également, avec Aymen Mahious (USM Alger), du meilleur buteur de la compétition. «Ici, personne n’envisage autre chose qu’une victoire», confirme Ali Fergani, l’ancien milieu de terrain sélectionneur algérien. «L’Algérie est favori, je suis optimiste, mais attention quand même : non seulement le Sénégal est une bonne équipe, solide, qui n’a encaissé qu’un seul but (0-1 face à l’Ouganda au 1er tour, ndlr), mais à Baraki, j’ai eu l’impression que les joueurs algériens avaient eu un peu de mal à se lâcher lors de leurs quatre premiers matches, tandis qu’à Oran, ils étaient beaucoup plus libérés.»

L’impact positif de Bougherra

Depuis le début du CHAN, l’Algérie maîtrise globalement son sujet, parvient à proposer par séquences un jeu plutôt agréable pour l’œil, n’a pas encaissé un seul but et Bougherra dégage une réelle sérénité, qui contraste avec le caractère plus bouillonnant de Djamel Belmadi. «Bougherra a fait une belle carrière de joueur, il a été un cadre de la sélection, et on peut dire qu’il a bien réussi ses débuts en tant que sélectionneur. Il sait ce qu’il fait, il a pu s’aguerrir lors de la Coupe Arabe et lors des matches amicaux disputés pour préparer ce CHAN, apprécie Nabil Neghiz, le coach de l’USM Kenchela. Il a gagné en confiance et il la transmet à ses joueurs. C’est un argument avant la finale, laquelle sera difficile et se jouera à mon avis sur pas grand-chose, un coup de pied arrêté par exemple.»

L’Algérie, après les deux grosses déceptions de 2022 avec une CAN totalement ratée et une élimination au dernier tour des qualifications pour la Coupe du Monde au Qatar, mise sur un succès de sa sélection locale pour atténuer les effets de ces véritables traumatismes. «Les Algériens adorent le football, et ces deux échecs, surtout celui face au Cameroun, ont laissé des traces», reprend Ali Fergani. Si l’Algérie remporte le CHAN, cela permettra de penser un peu à autre chose, d’atténuer ce qui s’est passé l’année dernière, même si, et c’est normal, les résultats de la sélection A seront toujours plus importants.»

Depuis Sousse (Tunisie), où l’USM Kenchela est en stage avant la reprise du championnat, le 11 février prochain, Neghiz attend beaucoup de cette finale. «Si l’Algérie remporte ce CHAN, cela prouvera qu’il y a de la qualité dans notre championnat…»

Alexis BILLEBAULT

CHAN 2022-Pape Thiaw : «Rendre fier le peuple sénégalais»

Vous êtes à la veille d'un match décisif, comment vous sentez-vous avant de l'aborder ?

Pape Thiaw : On est en finale, c'est quelque chose que l'on visait depuis le début. On sera face à une équipe d'Algérie qui a montré de très belles choses et qui sera devant son public. Ils vont être poussés on sait à quoi s'attendre. On espère que ce sera une belle finale.

Qui est le joueur qui vous a le plus remarqué dans l'équipe d'Algérie ?

Je ne vois pas vraiment un joueur qui s'est dégagé. L'Algérie c'est un gros collectif. Ils misent beaucoup sur leur collectif. Ils sont par exemple très dangereux sur les coups de pieds arrêtés. Ils sont aussi bons dans leur animation. C'est ça leur vraie force.

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Vous avez découvert Baraki en demi-finale. C'est un stade bruyant. Il y aura un gros soutien du public en finale, vous avez travaillé cet aspect auprès de vos joueurs ?

Pape Thiaw : On fera abstraction de ce contexte. On sait que le public est bruyant et va pousser à fond derrière son équipe. C'est normal. La seule chose dont on a besoin c'est que le bon Dieu soit avec nous pour ce match.

L'Algérie a la meilleure défense et la meilleure attaque. Craignez-vous cette force offensive ?

Pape Thiaw : On a déjà joué contre eux en amical et on a fait 2-2 à Annaba. Ils ont aussi des lacunes comme toute équipe et on va tenter de les contrer sur leurs points forts. L'Algérie n'a pas encore encaissé de but c'est vrai, mais on peut dire qu'ils n'ont pas encore affronté le Sénégal.

Vous avez une équipe très jeune, est-ce que ça ne peut pas être pénalisant pour ce genre de match ?

On a équipe jeune, c'est vrai. Mais comme au dit au Sénégal : l'âge n'attend pas. Pour arriver en finale, c'est d'abord le caractère qui prime. J'espère que les joueurs vont continuer à le montrer lors de cette finale.

Vous étiez joueur en 2002 lors de la finale de la CAN perdue face au Cameroun. Est-ce que allez vous servir de cette expérience pour en parler aux joueurs afin de mieux aborder cette finale ?

Pape Thiaw : En 2002 on a perdu cette finale et ça avait fait très mal. Maintenant en tant que technicien c'est un honneur de revenir en finale. Quand on est coach on a envie de transmettre aux joueurs les expériences vécues. Une finale, c'est délicat. Il faut essayer de jouer ce match en étant concentré au maximum pour ensuite pouvoir accéder au succès et le fêter comme il faut.

Il y a un an le Sénégal remportait la CAN. Vous êtes à 24 heures de pouvoir remporter le CHAN. Ce serait une première pour un pays...

Pape Thiaw : C'est quelque chose qui fait rêver. Cela devient un rêve et ce sera surtout une motivation par rapport au peule sénégalais. On a envie de rendre fier notre peuple et le football local qui est sous-côté à mon avis. On perd beaucoup de joueurs au Sénégal car on les vend beaucoup. Mais maintenant, on montre ce que le Sénégal est en train de faire sur le continent. On a raflé beaucoup de titres collectifs et individuels et on espère en décrocher un de plus.

CHAN 2022-Bougherra : « C'est le match d'une vie pour les joueurs »

Demain ce sera une finale, le dernier match, comment vous sentez-vous avant de la disputer ?

Madjid Bougherra : On a atteint le premier objectif. On l'avait avec les joueurs depuis le début. Il nous reste un match, une marche pour atteindre ce trophée. Ce sera le plus difficile. On a bien récupéré, on s'est bien préparé. Ce match sera très différent de la demi-finale. Ce sera un match différent pour les deux équipes.

Pensez-vous que pourrez rééditer la même performance que face au Niger ?

Ce sera un tout autre match que lors de la demi-finale. On connaît cette équipe du Sénégal. On a déjà joué contre eux en amical et on a fait un match nul. C'est une belle équipe. Sans faire injure aux autres équipes, je pense que les deux meilleures équipes sont en finale. Cela va se jouer sur des détails, ça va être serré et avec de l'intensité. On est passé à autre chose après la demie, on a oublié le 5-0. Chaque match à sa vérité.

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Est-ce un aboutissement cette finale ?

Madjid Bougherra : On sait ce qu'on veut faire durant cette rencontre. On repart à zéro dans nos têtes. On a travaillé depuis un an et demi ensemble pour en arriver là. J'ai dit aux joueurs que c'est le match de leur vie. Il faudra se sacrifier, tout donner. Ils sont prêts. On attendait un match déclic, on l'a eu contre le Niger. Ce match contre le Sénégal va être serré, ce sera une belle fête. On compte sur le public. Ce sera une belle affiche.

Quel est votre ressenti personnel par rapport à cette finale ?

Quand vous êtes entraîneur, en plus dans votre pays, ce ne sont pas les mêmes sensations. Quand j'étais joueur je n'ai pas eu de titre avec l'équipe nationale. J'ai pu gagner la Coupe Arabe en club, mais c'est différent. Gagner un titre pour son pays c'est exceptionnel. Rendre les gens heureux, ça n'a pas de prix. On fera tout pour faire plaisir au public demain.

Quelle est l'ambiance dans le groupe avant cette finale ?

Madjid Bougherra : Cela fait un mois qu'on est ensemble à Sidi Moussa. Il y a une ambiance fraternelle. Nous sommes impatients pour entamer cette finale. On veut faire plaisir au peuple. Certains n'ont pas joué une seule minute, mais ils savent qu'ils ont un rôle à jouer dans le groupe. Tout se passe très bien.

Vous avez le meilleur buteur de la compétition dans votre effectif. Vous comptez sur vos individualités ou sur le collectif pour venir à bout du Sénégal ?

Aujourd'hui on est plus un collectif. On a 2-3 individualités qui peuvent changer un match, c'est ça qui fait la force des équipes. Trop d'individualités ce n'est pas bon dans une équipe. Il faut pouvoir avoir un vrai groupe, capable de souffrir ensemble, faire les efforts. C'est comme ça qu'on est plus forts.

Entre les matchs de votre équipe à Alger et à Oran, on a senti votre équipe plus libérée à Oran. N'avez-vous pas l'impression d'avoir plus de pression en jouant devant le public d'Alger ?

Madjid Bougherra : Pas du tout, c'est une question de confiance. On a vu qu'on était meilleur de match en match. Il nous manquait le réalisme dans le dernier geste. Je pense que ce match de la demi-finale va enlever cette pression aux joueurs. On est content de revenir à Alger. Nos joueurs ont leur repères ici où on a joué quatre matchs. Et on a aussi le public qui nous pousse. C'est comme ça qu'on a réussi à marquer à la dernière minute contre la Côte d'Ivoire. De ce côté-là tous les voyants sont au vert.

Vous avez tenté de raviver le souvenir de la CAN 2019, remportée en finale face au Sénégal justement, auprès des joueurs ?

Madjid Bougherra : Pour la finale de 2019, on n'en a pas parlé avec le groupe. La CAN et le CHAN ce sont deux mondes différents. On est sur une autre façon de communiquer avec les joueurs pour cette finale. ils ont juste besoin de rentrer sur le terrain et se faire plaisir. La dernière fois qu'on a joué une finale à domicile c'était en 1990. Mes joueurs sont déterminés pour aller au bout.

CAN 2025 : avec le CHAN, l'Algérie a marqué des points... et les esprits

« Cette édition sera la plus réussie de l'histoire ! » En faisant cette prédiction à la veille du coup d'envoi du CHAN 2022, Patrice Motsepe ne pensait sans doute pas autant être dans le vrai trois semaines plus tard. Alors que la finale va opposer le pays hôte au Sénégal ce samedi 4 février, l'heure est déjà au bilan pour le président de la Confédération africaine de football qui a suivi la compétition sur l'ensemble des quatre villes hôtes d'Alger, Annaba, Constantine et Oran. De retour dans la capitale algérienne avant l'ultime rencontre, le Sud-Africain s'est montré élogieux envers l'organisateur.

« Le meilleur CHAN de tous les temps » pour Patrice Motsepe

« Je dis avec assurance que le CHAN 2022 en Algérie est le meilleur de tous les temps. Dans toute l'histoire du CHAN en Afrique, c'est vraiment la meilleure édition. La qualité du football, des installations, des stades, des terrains, des arbitres, la VAR, les hôtels, les transports. C'est la meilleure », a-t-il lancé devant un parterre de journalistes venus recueillir ses impressions. Un sentiment globalement partagé par de nombreux présidents de fédérations parmi les nations participantes, staffs, joueurs et supporters dont certains ont fait le déplacement pour venir encourager leur équipe. En plus des quatre stades qui ont abrité la compétition dans une ambiance rarement vue pour un CHAN, beaucoup louent la qualité de l'ensemble des infrastructures autres que sportives et la facilité des déplacements.

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C'est notamment le cas de Karim Haggui. Ancien international tunisien et présent à ce CHAN en qualité de « CAF Legend », l'ancien défenseur ne tarit pas d'éloges au sujet du pays hôte. « L’Algérie n’avait pas accueilli un tournoi majeur depuis très longtemps. En regardant l’excellent travail réalisé avec les installations et les infrastructures, les transports et d’autres aspects, ils ont donné une belle image du pays» reconnaît-il, avant de saluer le travail des instances sportives qui ont œuvré «à la réussite de ce CHAN qui marque une avancée pour le football africain. » Même son de cloche pour Yacine Idriss Diallo.

Avant l'élimination des Eléphants en quarts de finale, le président de la Fédération ivoirienne de football a fait le même constat que bon nombre de ses confrères sur place. Venu également pour prendre des conseils et tirer expérience en vue de la prochaine Coupe d'Afrique des nations qui sera justement organisée en Côte d'Ivoire, le dirigeant a salué la qualité des infrastructures. « En venant ici, il a été possible de recueillir des informations utiles pour l'organisation d'un évènement sportif majeur. Nous sommes aussi ici pour apprendre en même temps. J’étais à Annaba, et j’ai vu des infrastructures magnifiques. L’Algérie reste un grand pays du football qui dispose des infrastructures de qualité. Nous sommes accueillis dans d’excellentes conditions », a-t-il confié, avant de promettre : « Nous allons prendre ce qui est le meilleur pour organiser une CAN à la hauteur des espérances. »

Suspens relancé pour la CAN 2025 ?

A l'instar du président Diallo, nombreux sont les membres de la Confédération africaine de football qui saluent le travail réalisé par l'Algérie sur ce CHAN. Et ce, alors que le pays est aussi candidat à l'organisation de la CAN 2025, en concurrence avec l'Afrique du Sud, le Maroc, la Zambie et un ticket composé du Bénin et du Nigeria. Alors que le pays hôte pourrait être désigné le 10 février prochain, la discussion autour de cette attribution est débattue en coulisses. Au fil des échanges, plusieurs membres et collaborateurs de la CAF, sous couvert d'anonymat, ne cachent pas leur bonne impression globale par rapport à ce CHAN et verraient d'un bon œil que la Coupe d'Afrique des nations après celle en Côte d'Ivoire se passe en Algérie.

Encore faut-il que les membres du Comité exécutif de la CAF, à qui reviendra le dernier mot au moment du vote, ne pensent pareil. Initialement partie avec plusieurs longueurs de retard par rapport aux dossiers sud-africain et marocain, annoncés comme favoris, le pays des champions d'Afrique 2019 a sans doute réussi à combler une partie de son retard avec ce CHAN 2022, à défaut, peut-être, d'avoir totalement rebattu les cartes en vue de l'attribution de cette CAN 2025.

CHAN 2022-Yacine Idriss Diallo (Président de la FIF) : « Nous étions au CHAN pour le remporter»

Journaliste: Les Eléphants sont sortis de cette édition du CHAN lors du second tour face au pays organisateur dans les ultimes minutes de la partie. Vous, en tant que Président de la Fédération Ivoirienne de Football, on imagine aisément que vous devez être déçu.

Idriss Diallo: Totalement déçu. Je l’ai dit, nous venions à cette compétition pour la remporter. Quand on vient à une compétition, c’est pour la remporter. Sur le chemin, il y a un certain nombre d’embuches et d’écueils. Il y a des regrets parce que, hier (vendredi 27 janvier, Ndlr) on a été éliminés, on n’est pas passés loin de la qualification avec de petites choses qui nous ont sans doute manqué. Mais une fois que l’émotion est passée, l’émotion de la défaite, l’émotion de la frustration liée à la défaite, on fait une analyse objective. Et si on fait une analyse objective, je pense que le résultat est à la hauteur du niveau de notre Ligue 1. A froid, je pense que le parcours a été honorable.

Passer le premier tour était considéré comme un exploit pour plus d'un observateur. Etait-ce votre lecture ?

Evidemment, nous étions dans une poule difficile avec la RD Congo qui a gagné deux fois ce CHAN, ensuite nous avions le Sénégal, champion d’Afrique en titre avec les A. A priori, nous étions un outsider avec l’Ouganda et c’est ce match qui nous a départagés. Nous avons pu, après une défaite, un nul, battre brillamment l’Ouganda. Ce qui nous a permis de nous qualifier pour les quarts de finale et d’avoir des espoirs. A priori, le fait de sortir de la poule est un bon résultat pour moi. En puis, cela situe notre Ligue 1 parmi les huit meilleures Ligues d’Afrique. Si vous êtes en quarts, vous êtes parmi les huit meilleurs championnats d’Afrique. Quelque part, pour moi, c’est une satisfaction, une progression, même si j’en attendais plus. Mais, on ne doit pas s’en satisfaire. On ne doit pas s’auto-glorifier. Nous devons comprendre qu’il nous reste encore du chemin à parcourir. Nous devons travailler avec les clubs de Ligue 1, Ligue 2, avec le Président de la Ligue Professionnelle, Salif Bictogo, et toutes ses équipes pour améliorer encore plus notre niveau. Mais, je demeure convaincu qu’avec ce que nous avons démarré, l’année prochaine, on va faire plus mieux encore parce qu’on a des joueurs de niveau intéressant, on a une compétition qui se joue régulièrement. On va avoir une compétition qui va être très disputée en fin de saison. Je pense qu’on est sur la bonne voie.

Pour ce que vous avez vu, que pensez-vous du niveau des joueurs ?

Pour être honnête, les niveaux sont disparates. Nous avons des joueurs qui ont une bonne qualité, nous avons des joueurs qui sont aussi moyens. Mais, ce qui était important là, c’est la solidarité et l’animation. Vous savez, quand on est dans un groupe tout le monde ne peut pas être au même niveau de compétences technique, tactique, mais ils ont montré une très grande solidarité. Que ce soit ceux qui étaient sur banc et qui n’ont jamais joué, ou ceux qui étaient sur le terrain qui ont joué tous les matches, ou ceux qui sont rentrés en cours de jeu pour essayer d’apporter leur contribution. Ce que je retiens, c’est que l’esprit était bon, que les joueurs se sont donnés. Je leur disais lors de ma dernière intervention qu’il fallait tout donner pour ne pas avoir de regrets. Et, je leur ai dit hier qu’ils vont avoir des regrets. Parce que, à quelques éléments près, ils auraient pu être demi-finalistes de cette compétition. Mais tout ceci participe de l’apprentissage. Nous devons tous comprendre que nous sommes en apprentissage. Même nous, en tant que Fédération, il y a neuf mois que nous sommes aux affaires. On ne peut pas, en neuf mois, tout faire parfaitement. Nous avons sans doute certes commis des erreurs, nous avons sans doute fait des choses qui n’étaient pas bonnes ou on n’a pas vu des choses par manque d’expérience. Nous aussi, nous sommes en apprentissage. C’est une très bonne expérience avec un résultat satisfaisant.

Président, y aura-t-il un programme spécifique d'entretien de la sélection locale quand on sait que les éliminatoires du prochain CHAN commencent en juillet ?

Non, il n’y aura pas de programme d’entretien. On repart pour la phase 2 de la compétition. Je souhaite que le Sélectionneur Haïdara Souhalio, qui va être reconduit pour le CHAN l’année prochaine, il faut bien le noter, je souhaite qu’il mette tous ses compteurs à zéro, qu’il ouvre bien ses yeux, qu’il aille sur tous les terrains de Ligue 1, et pourquoi pas de Ligue 2, voir les joueurs qui vont éclore de maintenant jusqu’à la fin de la saison. Il peut avoir un noyau, ce qui est logique quand on est Sélectionneur. Mais, il faut laisser ouvertes les portes de la sélection pour donner la chance à d’autres jeunes, à ceux qui auront été bons sur la seconde partie de la saison. Il faut faire un mixte avec les joueurs en forme du moment, ne pas se baser sur le passé ou l’affectif, par rapport à un joueur qu’on aime bien, il a été avec nous depuis. Je veux bien qu’il prenne ça comme base, mais que cela ne soit pas figé. Il ne faut pas fermer la porte aux joueurs qui vont jouer les quinze dernières journées du championnat. Je ne suis pas pour ça. Par contre, en fonction de l’échéance, en occurrence juillet, il mettra en place un programme. Sur la base de ce programme, on l’accompagnera. Son programme sera suivi comme on l’a fait pour cette compétition.

Vous êtes aussi au COCAN. A quel niveau situez-vous l’organisation du CHAN ici en Algérie et pensez-vous, avec ce que vous avez vu sur place, que la Cote d’Ivoire est bien partie pour réussir son challenge d’organisation de la CAN 2023 ?

J’ai totalement confiance à notre organisation. Vous savez, ce qu’il faut retenir, la CAN et le CHAN sont des compétitions qui appartiennent à la CAF. C’est ce que la CAF demande que nous mettrons en place sur le terrain. La CAF a des équipes dédiées par commissions et par responsabilités. Ici, au CHAN, ils ont mis en place un COCHAN en lien avec les équipes de la CAF qui ont donné les orientations. Nous, en venant ici, on a gagné en temps, voir ce qui s’appliquait localement, voir ce que sont les attentes de la CAF pour pouvoir déjà préparer, un an en avance, notre compétition. Les Algériens n’ont pas eu la chance que nous avons en venant ici. On a anticipé beaucoup de choses avec l’implication de Monsieur le Premier Ministre. Parce qu’il faut savoir que les choses sont claires. Le Président de la République fait de ce projet de la CAN une priorité avec les gros investissements qu’il a consentis. Il a confié ce projet au Premier Ministre, Patrick Achi, qui lui-même s’implique qu’au point même, une fois par semaine, il y a une réunion d’analyse de la situation point par point. Le Président du COCAN, le Président Amichia François et moi-même avions pour mission de dérouler une organisation parfaite. J’ai bon espoir, je suis convaincu que la Côte d’Ivoire qui a déjà dans sa tradition une grande capacité d’abord d’hospitalité et une grande capacité d’organisation avec des fils et filles compétents dans tous les secteurs, qu’on aura une très bonne CAN.

S.S. avec FIF

CHAN : un ancien international veut un changement de format

Alors  que le  CHAN 2022 offre sa finale ce samedi 5 février avec Algérie-Sénégal, Karim Haggui lui réfléchit déjà à l’avenir. L’ancien international tunisien veut un changement de format. Certes, il faut conserver le format en convoquant des joueurs locaux. Toutefois, l’ancien capitaine des Aigles de Carthage souhaiterait inclure une limite d’âge. « Il vaut mieux jouer au CHAN avec des joueurs de moins de 23 ans car il y a de la qualité à ce niveau et nous n'avons pas besoin de joueurs de 33 ans », a-t-il d’abord exprimé à BBC Sport Africa.

Karim Haggui poursuit ensuite son laïus. « Vous devez donner l'opportunité au jeune joueur d'améliorer son jeu lors du tournoi qui s'étendra au football national. Le CHAN sera plus compétitif et les performances auront également un grand impact sur les ligues nationales maintenant et à l'avenir également. Avec tout le respect que je vous dois, avoir quelqu'un qui a déjà 33 ans rend extrêmement difficile pour les dépisteurs qui sont ici de s'intéresser à de tels joueurs ».

S’inspirer des JO

L’ancien joueur de Strasbourg et du Bayer Leverkusen veut donc faire du CHAN une antichambre pour les équipes nationales A. ce qui permettrait ainsi aux jeunes joueurs d’avoir l’habitude des rencontres décisives avant de défendre les couleurs de leurs pays. « Le CHAN est un tournoi pour les joueurs locaux, il est donc logique de donner une chance à ceux qui n'ont pas régulièrement la chance de jouer avec la première équipe. Au niveau de l'équipe nationale senior, les joueurs viennent de grands clubs européens en Italie, en Allemagne et en Angleterre pour jouer dans la CAN, mais ici au CHAN, des stars peuvent émerger pour faire ce grand pas. Pour un homme de 33 ans, je suis désolé que le CHAN n'offre pas une si grande opportunité », a poursuivi Karim Haggui.

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Pour finir, Karim Haggui a aussi une autre idée : s’inspirer des Jeux Olympiques. « Il serait peut-être bon d'aller avec peut-être deux ou trois joueurs plus âgés pour ajouter (la) qualité d'expérience aux équipes. Généralement, il suffit de donner la chance aux jeunes de jouer »