Coronavirus: Le quotidien difficile des joueurs locaux

Le sport est en confinement depuis plusieurs mois. Athlètes, footballeurs, basketteurs et autres sportifs le vivent difficilement. Au-delà des problèmes de forme physique, beaucoup de joueurs ont du mal à joindre les deux bouts. Certains clubs ont réduit le salaire des joueurs, d’autres leur doivent tout bonnement des mois d’arriérés. Plongée dans la misère des footballeurs que la pandémie du coronavirus affecte au quotidien.

Conscient des difficultés auxquelles font face le football local et les petites catégories, Augustin Senghor, le président de la Fédération sénégalaise de football avait tiré la sonnette d’alarme dans les colonnes du quotidien sportif sénégalais Stades.

« Le problème aujourd’hui est que notre football repose sur un seul pied, c’est à dire le capital joueur puisque nous ne sommes ni subventionnés ni accompagnés par les sponsors comme c’est le cas dans certains pays. Les clubs sont obligés de vendre chaque année leurs joueurs pour pouvoir s’engager dans la saison suivante. Nos joueurs locaux touchent des salaires infimes par rapport à ce qui se fait ailleurs en Afrique et en Europe. Les présidents de clubs sont fatigués ».

Quelques mois après le constat d'Augustin Senghor, la situation n’est guère meilleure: la pandémie du coronavirus met le monde à l’arrêt.

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M. Fall est un footballeur, passionné et prêt à tout pour atteindre le haut niveau et jouer dans la cour des grands.

Sa carrière professionnelle a commencé en Ligue II sénégalaise avec le club Cayor Foot. Auparavant, il a joué en "navétanes" (tournoi de foot de la saison des pluies), a été pensionnaire de plusieurs écoles de football. Il joue désormais pour un grand club de Ligue II dont il préfère taire le nom pour « ne pas subir de représailles ».

Selon lui, l’arrêt du championnat affecte les revenus des joueurs locaux ainsi que leur santé.

« Rester six mois sans percevoir de salaire est difficile et dégradant. Le football au Sénégal est difficile pour les joueurs locaux comme nous. Certains d’entre nous touchent de 50 à 60 mille francs CFA par mois (moins de 100 euros). Une somme ridicule pour qui connait le niveau de vie élevé à Dakar. Si on doit reprendre en novembre, autant chercher un autre métier pour s’en sortir parce que là c’est extrêmement difficile », indique-t-il.

M. Fall soutient aussi que l’incertitude sur l’avenir du sport occasionne un stress permanent pour lui et beaucoup de ses amis footballeurs.

Même son de cloche au Cameroun où Geremi Njitap, vice-président de la FIFPro, le syndicat international des footballeurs professionnels fait part de son inquiétude relative à la situation financière des joueurs. « Ils ne sont pas toujours payés convenablement dans des circonstances normales. L’actualité du Covid-19 est venue renforcer cette situation. L’arrêt des compétitions est synonyme d’arrêt de travail pour les joueurs », déplore-t-il sur les ondes de RFI.

CRTVweb on Twitter: "Carton jaune sur Bawak Etta de Coton Sport de ...

Défenseur de Coton Sport de Garoua, un club camerounais qualifié pour la CHAN 2020, Etta Bawak abonde dans le même sens: « Tout est arrêté. Et comme vous savez, c’est en jouant qu’on a les avantages. Donc on prie le bon Dieu pour que le championnat puisse reprendre ».

Cheikh L, footballeur sénégalais expatrié au Maroc, n’est guère mieux loti. « Nous n’arrivons plus à envoyer de l’argent aux parents. Même le loyer est devenu un casse-tête. Heureusement qu’une association de bénévoles étrangers nous a accordé un lot de nourriture pour le ramadan », dit-il.

Chérif Seck, président de l’ASC Tandem de Linguère, dans le centre du Sénégal, appelle les fédérations à revoir les montants alloués aux clubs pour qu’ils puissent soutenir les joueurs de façon convenable.

Amadou BANGOURA : « Les choses ont changé »

Amadou Bangoura, directeur Général du Horoya AC, estime que cette crise est « peut-être la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Le Horoya FC est l’unique équipe subsaharienne encore qualifiée en compétitions africaines avec des clubs marocains et égyptiens. « Malgré notre qualification en demi-finale de la Coupe africaine, aucune entreprise guinéenne n'est devenue partenaire du club. Dans n'importe quel autre pays, nos résultats auraient été transformés en succès marketing. C'est une aberration surtout que dans le même temps, nous ne recevons aucune aide de l’État, ni de notre ministère de tutelle», déplore le dirigeant guinéen.

Adèle Fatima DIOP

Sidney Govou sur la débâcle des bleus en 2010: "Ribéry ne voulait pas jouer à droite, Malouda voulait jouer à gauche"

Il n’est pas habitué à faire des interviews mais Sidney Govou aborde pour la première fois la débâcle de la France au mondial 2010.

Il faisait partie du groupe retenu à la Coupe du monde 2010 et était au cœur de tous les problèmes de vestiaires des bleus.

Dans un entretien avec SOFOOT, l’ancien Lyonnais raconte…

"Le problème, il est là : le coach avait donné des consignes, et les mecs ne voulaient pas les respecter. Le plan était pourtant clair, Raymond Domenech savait ce qu'il voulait mettre en place. Mais à un moment donné, Franck ne voulait pas jouer à droite, mais à gauche, Maloud' voulait jouer à gauche, Nico voulait jouer en 10...
Honnêtement, moi, ça m'a dégoûté parce que c'était du grand n'importe quoi.
Chacun tirait dans son sens, et ce n'est pas ce premier match qui a montré notre incapacité à faire des choses ensemble. On le sentait venir depuis quelque temps déjà, notamment lors des matchs de préparation... Je suis quelqu'un d'assez organisé dans mon jeu, je sais quand je dois garder mon couloir, quand je dois rentrer à l'intérieur, compenser des déplacements, mais si autour, personne ne fait ce qui est demandé, ça ne rime à rien.
Je pense d'ailleurs que Domenech m'a mis sur cette compétition pour compenser défensivement les faibles replis de Yo (Gourcuff) et Nico (Anelka). Après, quand tu n'as pas d'organisation... On parle quand même d'une Coupe du monde".

Jean Baptiste Kaboré, Salitas FC : « l'annulation du championnat est une injustice »

Le président des supporters de SALITAS FC, Jean Baptiste Kaboré, a animé une conférence de presse,lundi au siège du club.

Il a abordé la décision du comité d’urgence de la FBF portant annulation du championnat national.

« Le verdict n’est pas du tout sportif car il ne tient pas compte des sacrifices des joueurs, supporters, journalistes, sponsors et autres qui se sont saignés pendant 7 mois. Il est difficile de ne pas voir une décision politique. Cette annulation avec effet rétroactif peut être vue comme une injustice », a indiqué le président des supporters de SALITAS.

Le lundi 4 mai dernier, le comité d’urgence de la Fédération burkinabè de football décidait de l’annulation des championnats de D1, D3, féminins ainsi que de la Coupe du Faso. Par conséquent, il indiquait que les résultats de la saison 2018-2019 seront reconduits.

Pour lui, rien n’explique pourquoi le championnat a été annulé à 6 journées du terme, surtout que le titre tendait les bras au club. Et d’ajouter que cette décision n’arrange aucun club vu que les propositions de l’ensemble des clubs étaient claires : « Ce qui avait été décidé était que SALITAS soit champion et que Majestic joue la Coupe CAF. Ensuite, les deux clubs promus en D1 complétaient les 16 autres pour un championnat à 18 clubs ».

Jean Baptiste Kaboré évoque l’inimitié qui existe entre le président de SALITAS et certains responsables de la FBF. « Ç’aurait été un autre club qui était à la porte de la consécration au moment de l’annulation, ce comité aurait-il eu la même attitude de durcissement ? », s’est-il interrogé.

Le président des supporters du club a assuré que chaque fois que le club est frappé par une injustice, il devient encore plus fort. Toute chose qui lui fait dire que SALITAS remportera l’édition 2021 de la coupe CAF. En attendant, les supporters ont décerné le titre de champion national 2019-2020 à leur club.

Série A: Reprise des entraînements ce 18 mai

Le gouvernement autorise les entraînements collectifs au foot.

Ce sera dès l'entrée en vigueur de la deuxième phase du déconfinement, lundi 18 mai prochain.

Le Premier ministre italien en a fait l'annonce lors d'une conférence de presse samedi.

Mais Giuseppe Conte reste flou sur un éventuel retour de la Serie A: «Pour oser donner une date pour la reprise du championnat, il faut avoir des garanties supplémentaires qui n'existent pas pour le moment. Nous devons d'abord comprendre et attendre les conditions de la reprise du championnat, et pas seulement de football, dans des conditions de sécurité maximale».

La Serie A, suspendue depuis le 9 mars dernier en raison de la pandémie de coronavirus, pourrait reprendre ses droits en juin prochain.

Adèle F. DIOP

Le tournoi de qualification de la coupe du monde féminine de cricket reporté

Les matchs de qualification pour la Coupe du monde féminine sont ajournés en raison de la pandémie de coronavirus.

L'événement, auquel participeront dix équipes, devait se dérouler au Sri Lanka du 3 au 19 juillet.

Le Pakistan, les Antilles, le Sri Lanka et le Bangladesh y prennent part également.

Trois équipes se qualifieront pour rejoindre l'Angleterre, l'Australie, l'Afrique du Sud, l'Inde et la Nouvelle-Zélande, pays hôte de la Coupe du monde, prévue en février et mars 2021.

Les autres équipes qualifiées, lors de tournois régionaux, sont le Zimbabwe, la Thaïlande, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Pays-Bas et les États-Unis.

Le Conseil international de cricket (ICC) a également reporté le début du processus de qualification pour la Coupe du monde masculine des moins de 19 ans en 2022.

Les qualifications régionales devaient commencer au Danemark en juillet.

Adèle F. DIOP

Diomansy Kamara: "Drogba mérite de diriger la FIF car il a les compétences et la légitimité"

L'ancien international sénégalais et consultant foot sur Canal+ apporte son soutien à Didier Drogba dans sa course pour la présidence de la Fédération ivoirienne de football.

Sur sa page Facebook, le Lion défend l'Eléphant: «Capitaine courage des Eléphants de la Côte d’Ivoire, Didier Drogba a dignement servi son pays en défendant crânement ses couleurs en compagnie de ses coéquipiers pendant plusieurs années. Donc rien de plus légitime et de plus normal que d’avoir l’ambition de diriger le football ivoirien avec le soutien et le concours de toutes les forces vives du football local».

"Crazy Dio" explique qu'il ne comprend pas qu'il y ait tant d’invectives, tant d’incompréhensions et tant de vagues pour une candidature "qui devrait être banale, logique et très pertinente".

«On a souvent reproché aux anciens footballeurs de ne pas être impliqués dans le développement du football AFRICAIN après leur carrière ! Pourtant d’autres grands frères ont eu le privilège de diriger leur fédération avec brio. Je pense notamment à l’Icône Salif Keita (président de la fédération malienne) ou encore à la Légende Kalusha Bwalya (président de la fédération zambienne) pour ne citer qu’eux », ajoute-t-il.

Le Sénégalais ne tarit pas d'éloge pour son ancien adversaire: «Je tiens à apporter mon soutien à l’immense footballeur qu’a été ‘Tito’, l’adversaire respectueux, le passionné du continent africain, l’ambassadeur émérite du football ivoirien et africain».

Aux yeux de Diomansy Camara, Didier Drogba mérite de diriger la FIF car il en a «les compétences, les légitimités techniques et académiques mais surtout il en a l’ambition et la motivation».

Le consultant Canal+ appelle à voter Drogba «pour trouver un consensus bénéfique pour le football ivoirien, véritable locomotive du football ouest-africain».

Khadija BA

Cecilia Molokwane, président de Netball Afrique du Sud: "Mon combat contre le Covid-19"

La présidente de Netball South Africa, Cecilia Molokwane, infecté par le Covid-19 raconte son expérience personnelle avec la maladie. Invité de l’émission « Sportsworld » de la BBC, elle a aussi assuré que la Coupe du monde de 2023 aura bel et bien lieu dans son pays.

Cecilia Molokwane décrit son combat contre le coronavirus comme la "pire épreuve" de sa vie.

"L'expérience n'a pas été bonne. Elle vous épuise émotionnellement. Elle vous draine spirituellement. Elle vous épuise physiquement et, pire encore, elle vous épuise mentalement parce que vous ne savez pas si vous allez vivre ou mourir", a déclaré Mme Molokwane.

Le Covid-19 : "la pire épreuve de ma vie"

Selon elle, le fait de devoir s'isoler pendant ma maladie est très difficile surtout au moment om son pays est en confinement.

« C'était la partie la plus difficile en fait. Vous savez, être en auto-quarantaine, être assis seul dans votre chambre et ne pas pouvoir serrer votre fille de trois ans dans ses bras. C'était l'une des pires expériences que l'on puisse avoir », témoigne-t-elle.

La présidente de la Fédération sud-africaine de Netball indique que le besoin de s’entourer de proche est pressant.

« C'était la pire période de ma vie. Je n'ai jamais rien vécu de tel, malgré le fait que j'ai perdu mon mari en février 2019 », indique-t-elle.

Selon elle c’est une expérience épuisante parce que vous pensez tellement que vous allez mourir et vous vous demandez ce qui va arriver à vos enfants après.

 "Cela m'a fait réaliser que la vie est si précieuse", a dit Mme Molokwane.

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 « La Coupe du monde de 2023 unira le pays après la crise du Covid-19 »

En mars 2019, l'Afrique du Sud avait été choisi comme pays organisatrice de la Coupe du monde de netball 2023, au détriment de la Nouvelle-Zélande.

Les préparatifs de l'événement sont déjà bien avancés, selon Cecilia Molokwane.

Le netball, comme tous les sports, a connu un coup d'arrêt en raison la pandémie de coronavirus, mais malgré les pressions, Cecilia Molokwane affirme que la Coupe du monde se tiendra en Afrique du Sud comme initialement prévu.

« Je pense que le gouvernement sud-africain a besoin d'accueillir cette Coupe du monde de netball de 2023 pour rassembler à nouveau le pays. Et je pense que la Coupe du monde de netball 2023 peut rassembler à nouveau le pays tout entier et faire en sorte que nous soyons à nouveau unis", pense-t-elle.

Toutefois, elle se dit vraiment inquiète en tant que dirigeante car le sport dépend des sponsors.

CAN 2021 : Eto’o regrette de ne pouvoir y participer comme joueur

Le goalédor camerounais a quitté définitivement les pelouses depuis septembre 2019.

Pourtant, l’ex capitaine des Lions indomptables aurait bien aimé s’offrir une dernière compétition africaine, en l’occurrence la CAN 2021 qu’organisera son pays, avant de quitter la scène.

Samuel Eto’o l’a glissé dans sa réponse à une question de nos confrères de RFI ce lundi matin.

« La fête sera toujours belle. Le Cameroun, c’est un pays unique, c’est un pays de football. Le seul regret que je peux avoir, c’est de ne pas pouvoir participer à cette fête comme joueur de football », déclare l’ancien Barcelonais.

Le « Pichichi » ne doute pas de la capacité de son pays à abriter cette CAN 2021, et assure clairement que le Cameroun dispose d’infrastructures à même de garantir une organisation réussie de la compétition.

« On a pu constater avec beaucoup de joie tous les efforts fournis par le gouvernement camerounais et le peuple camerounais en donnant à tous les sportifs, aux amoureux du ballon rond des stades dignes des stades de l’Europe (…) Le Cameroun sera prêt pour la CAN. Le Cameroun a déjà tout pour abriter une CAN », ajoute-t-il.

La CAN 2021 est officiellement prévue du 9 janvier au 6 février 2020, mais est sérieusement menacée de report en raison de la pandémie de Covid-19.

 

Un contrat jackpot pour Raheem Sterling

L’attaquant vedette des « citizens » va toucher le jackpot en signant un alléchant contrat avec un nouvel équipementier.

L’international anglais de 25 ans est sur le point de finaliser un contrat avec la marque allemande Puma, également équipementier de son club.

Le montant de cet accord s’élève à 100 millions de livres sterling sur 10 ans soit une moyenne de 10 millions de pounds par année.

L’ancien joueur de Liverpool, engagé jusque-là avec la firme Nike ne devrait pas renouveler son contrat avec la marque à la virgule qui expire en juin prochain.

 

Cameroun/Foot féminin : Vers une reprise du championnat à huis clos ?

 

Le championnat de première division de football féminin était  à quatre journées de la fin avant la survenue de la pandémie du Coronavirus au Cameroun.

Une situation qui a contraint à sa suspension, comme c’est le cas avec l’ensemble des disciplines sportives.

Mais du côté de la Ligue de Football Féminin du Cameroun (Lffc), on envisage sérieusement un retour de la compétition, avec des rencontres à huis clos.

« C’est plus une décision politique que sportive. Il ne reste plus que trois journées et tout peut se jouer dans les délais en une semaine et demi, à condition que les rencontres se disputent à huis clos », a réagi la Secrétaire générale de cette ligue spécialisée, Pauline Thérèse Manguelé, dans une émission à Radio Sport Info, basée à Douala.

L’effectivité de cette mesure envisagée par la Lffc, incombe à la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot) qui est la tutelle, reconnait la responsable de la ligue féminine.

« Tout dépend de la fédération. La fédération suit les instructions du gouvernement, je crois que c’est après qu’on pourra voir comment continuer », ajoute-t-elle.

Un cadre de la fédération, sous couvert d’anonymat, indique que « l’éventualité d’une reprise imminente est à écarter, parce qu’on lorgne tous vers le gouvernement.

Le premier ministre a annoncé que les classes reprendraient le 1er juin. Nous aussi on s’inscrit dans la logique d’envisager une reprise, mais à huis clos, si la rentrée scolaire est effective, et qu’on obtient des autorités de reprendre pour boucler nos championnats d’Elite One, d’Elite Two et de foot féminin, qui restent 4 à 6 journées à disputer au plus», explique-t-il.