
10. Vozinha (Cap-Vert)
À 40 ans, Vozinha a été l’un des grands artisans de la première participation du Cap-Vert à une Coupe du monde. Le gardien cap-verdien a notamment réalisé sept arrêts lors du nul contre l’Espagne (0-0), le 15 juin, puis huit face à l’Argentine lors de l’élimination après prolongation en seizièmes de finale (2-3), le 3 juillet.
Ses performances ont aussi déclenché un phénomène sur les réseaux sociaux : parti d’environ 50 000 abonnés sur Instagram avant le tournoi, il en comptait près de 25 millions après le match contre l’Argentine. Au-delà des chiffres, Vozinha restera l’un des visages inattendus de ce Mondial.
9. Mostafa Shobeir (Égypte)
À 26 ans, le gardien d’Al Ahly s’est imposé comme l’une des révélations égyptiennes. Décisif dès le nul contre la Belgique (1-1), Mostafa Shobeir a ensuite repoussé un penalty de Mehdi Taremi face à l’Iran (1-1), un résultat qui a qualifié les Pharaons pour la phase à élimination directe.
L’Égypte a ensuite écarté l’Australie aux tirs au but après un nul 1-1 (4-2 aux t.a.b.). En huitièmes de finale, le 7 juillet, Shobeir a stoppé un penalty de Lionel Messi alors que les Pharaons menaient 2-0. L’Argentine a finalement renversé le match pour s’imposer 3-2, sans effacer la performance du portier égyptien.
8. Yassine Bounou (Maroc)
Yassine Bounou a confirmé son statut de référence dans les buts marocains. Après le nul contre le Brésil (1-1) et la victoire sans encaisser face à l’Écosse (1-0), le gardien d’Al-Hilal a encore pesé dans les matches à élimination directe.
Face aux Pays-Bas en seizièmes de finale (1-1, 3-2 aux t.a.b.), il a stoppé la tentative décisive de Crysencio Summerville ; deux autres tireurs néerlandais ont manqué le cadre. Bounou a ensuite contribué au succès contre le Canada en huitièmes (3-0). Malgré l’élimination face à la France en quarts (0-2), il a encore arrêté un penalty de Kylian Mbappé et réalisé plusieurs interventions importantes.
7. Ayyoub Bouaddi (Maroc)
Convoqué pour la première fois avec la sélection A du Maroc à l’occasion du Mondial, Ayyoub Bouaddi comptait 18 ans et 252 jours au début de la compétition. Le milieu du LOSC figurait ainsi parmi les plus jeunes joueurs du tournoi.
Par son calme, sa qualité de contrôle et sa lecture du jeu, Bouaddi s’est rapidement installé au cœur du dispositif de Mohamed Ouahbi. Sa maturité a marqué les observateurs dès le nul contre le Brésil, avant de se confirmer tout au long du parcours marocain jusqu’aux quarts de finale.
6. Nicolas Pépé (Côte d’Ivoire)
Utilisé dans un rôle plus intérieur par Emerse Faé, Nicolas Pépé a apporté sa technique et son expérience à la Côte d’Ivoire. L’attaquant de Villarreal a surtout signé un doublé contre Curaçao, aux 7e et 64e minutes, pour offrir une victoire 2-0 aux Éléphants et leur première qualification pour la phase à élimination directe d’un Mondial.
Pépé a terminé la compétition avec deux buts et une passe décisive. Son association avec les jeunes attaquants ivoiriens a constitué l’une des forces du parcours des Éléphants.
5. Amad Diallo (Côte d’Ivoire)
Comme lors de la CAN 2025, Amad Diallo a encore changé le cours des matches ivoiriens. Entré en jeu contre l’Équateur, l’ailier de Manchester United a inscrit le but de la victoire (1-0).
En seizièmes de finale, Amad a de nouveau marqué en sortie de banc pour égaliser face à la Norvège. La Côte d’Ivoire s’est finalement inclinée 2-1, mais son activité, ses dribbles et sa capacité à créer du danger ont confirmé son rôle de détonateur offensif.
4. Brahim Díaz (Maroc)
Après la séquence douloureuse de son penalty arrêté en finale de la CAN 2025, Brahim Díaz a retrouvé une influence majeure dans le jeu marocain. Moins exposé dans la finition, le joueur du Real Madrid s’est distingué par sa création et sa dernière passe.
Avec quatre passes décisives, il a terminé meilleur passeur africain du Mondial. Il occupait la deuxième place du classement général à égalité avec Bruno Guimarães, derrière Michael Olise et ses cinq passes décisives, selon les statistiques FIFA arrêtées au 9 juillet.
3. Ismaël Saibari (Maroc)
Officiellement recruté par le Bayern Munich le 1er juillet, Ismaël Saibari a marqué lors des trois matches de groupe du Maroc : contre le Brésil (1-1), l’Écosse (1-0) et Haïti (4-2). Avec trois buts, il a terminé meilleur buteur marocain du tournoi.
Saibari n’a plus marqué dans le jeu en phase à élimination directe, mais il a transformé le tir au but décisif contre les Pays-Bas. Touché musculairement, il est sorti après 22 minutes face au Canada et a ensuite manqué le quart de finale contre la France.
2. Yoane Wissa (RD Congo)
L’attaquant de Newcastle a porté l’offensive de la RD Congo pour son retour en Coupe du monde. Son but contre le Portugal (1-1), le 17 juin, a offert aux Léopards leur premier but et leur premier point dans l’histoire de la compétition, en incluant la participation du Zaïre en 1974.
Wissa a ensuite inscrit un doublé contre l’Ouzbékistan lors de la victoire 3-1 qui a envoyé la RD Congo en seizièmes de finale. Avec trois buts, il a été le principal artisan de la première victoire congolaise en Coupe du monde et de la qualification historique des Léopards pour la phase à élimination directe.
1. Ismaïla Sarr (Sénégal)
Après une occasion manquée contre la France lors de la première journée (défaite 1-3), Ismaïla Sarr a retrouvé son efficacité. L’attaquant de Crystal Palace a inscrit un doublé face à la Norvège malgré la défaite sénégalaise (2-3), puis a marqué lors du succès 5-0 contre l’Irak.
Sarr a encore trouvé le chemin des filets en seizièmes de finale face à la Belgique, finalement victorieuse 3-2 après prolongation. Avec quatre buts et une passe décisive, il a terminé meilleur contributeur africain du Mondial 2026 en buts et passes décisives. Ce bilan justifie sa première place dans le classement SNA.
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À propos de l'auteur
Aimé ATTI
Rédacteur sportif
Journaliste, commentateur sportif, baignant dans le sport et le football africain.
