Claude Le Roy : « Je reconnais mon échec »

Logé dans le groupe G, le Togo a pris un point en 4 journées. Les Eperviers sont derniers loin derrière l’Egypte (1er, 8 pts), les Comores (2e, 8 pts +2) et le Kenya (3e, 3 pts). Comme en 2019, ils ratent encore la qualification pour la CAN. Décevant !

Interpellé sur ces résultats, Claude Le Roy reconnait ses échecs répétés. « Je dois admettre qu’on a échoué. La qualification à la CAN était l’objectif, mais on est passé à côté », reconnaît-il.

Malgré cette élimination l’ancien coach du Sénégal, du Cameroun et du Congo, ne pense toutefois pas quitter son poste. « Démissionner? Je n’ai jamais pensé à ça. Cela ne fait pas partie de mon éducation et de ma mentalité.  J’ai gagné beaucoup de choses durant ma carrière d’entraîneur» dit-il.

Le technicien  se cache en effet derrière la justification la plus courante chez les sélectionneurs: la reconstruction. «C’est dur de ne pas se qualifier, car je voulais disputer ma 10e CAN au Cameroun. Mais l’équipe est en reconstruction. Il faut du temps pour retrouver le Togo qui n’a plus Emmanuel Adebayor. Ce sont de jeunes joueurs qui ont besoin d’encadrement pou progresser. Il faudra être patient avec eux» se dédouane Leroy.

En ce qui concerne son avenir, le technicien français décidera après le CHAN au Cameroun. « Pour le moment, j’ai le soutien de l’Etat, de la Fédération, de mon staff et des joueurs. Je traverse des situations personnelles difficiles. J’ai senti leur soutien durant toute cette période. Je m’exprimerai sur mon avenir en sélection après le CHAN », conclut-il.

 Victor BAGAYOKO

 

Solofo Ramarolahy : «Madagascar a oublié le Beach Soccer »

Avant l’épopée des Barea à la CAN 2019 en Egypte, Madagascar s’était déjà illustrée en remportant la CAN beach soccer aux Seychelles en 2015. Mais depuis la Coupe du monde qui a suivi, la sélection malagasy peine à redécoller. Dans cet entretien, le coach de l'équipe, Solofotsiavahana Ramarolahy, revient sur les raisons de cette chute et parle de l'avenir de la discipline dans la grande île.

Bonjour coach. D'abord un petit flash-back pour évoquer le Mondial de 2015 au Portugal. Cinq ans après, que retiens-tu de cette première participation de Madagascar?

Pour cette première expérience, nous avions pêché au niveau de la préparation. Nous avions, par exemple, repris les entraînements sur gazon synthétique après notre tournée sur le sable réunionnais. Nous avions aussi senti une certaine animosité entre les joueurs appelés en renfort et ceux qui ont qualifié l'équipe au Mondial. Enfin, certains d'entre eux étaient également instables au moment d’attaquer le tournoi dans la mesure où ils n’ont rien reçu de ce qu'on leur avait promis après le sacre aux Seychelles. Je parle notamment des emplois pour ceux qui ne travaillaient pas. Après, sur le plan sportif, il faudra aussi relativiser, car nous étions parachutés dans un groupe très relevé composé du champion en titre, la Russie, mais aussi des deux pays qui allaient jouer la finale : Tahiti et le Portugal.

Qu'est-ce qui explique les échecs répétés des Barea Beach Soccer à se qualifier au Mondial depuis 2015 ?

Il nous a manqué des matchs internationaux, un temps adéquat pour la préparation et le self-discipline de la part des joueurs qui se croyaient sur le toit du monde après l’or remporté aux Seychelles. On ne peut pas faire des miracles avec juste 5 jours de préparation avant la CAN. C’était le cas pour la phase finale en Egypte en 2018.

Solofo Ramarolahy

S. Ramarolahy, coach de l'équipe nationale malgache de Beach Soccer

As-tu des nouvelles des joueurs actuellement ?

Après la CAN en Egypte, en décembre 2018, je ne les ai revus qu’au mois de mai 2019. Et, c’est triste de le dire, j’avais cotisé avec les joueurs pour former une équipe qu’on appelait Gasikara Beach Soccer pour jouer un match amical face à la sélection réunionnaise. À cette époque, la Fédération n’avait rien fait pour nous. Honnêtement, je ne sais plus ce qu’il en est des performances de chaque joueur actuellement, car cela fait un an que je ne les ai pas revus.

As-tu bon espoir pour le Beach Soccer à Madagascar, malgré cette situation ?

Tout dépendra de la volonté de la Fédération (de football). Ce serait bien de tout recommencer, de se fixer un objectif, comme atteindre le top 15 mondial. C’est faisable, car nous l’avions déjà réalisé auparavant. Après, je souhaite que les joueurs malagasy puissent s’exporter en Europe comme les joueurs africains qui évoluent en Allemagne, Russie ou Ukraine. Ils ont le niveau, mais tout passera par une bonne politique de relève à Madagascar avec des compétitions consistantes et régulières. Il faut plus de considération pour le Beach Soccer, comme on le voit avec le foot à 11, car la discipline a écrit l’histoire. Mais nous sentons que Madagascar a oublié le beach soccer. Et c’est bien dommage.

Une dernière question : quel est ton meilleur souvenir avec les Barea Beach Soccer ?

La victoire face à la Côte d’Ivoire en demi-finale de la CAN 2015 aux Seychelles qui nous a permis de jouer la Coupe du monde pour la première fois de notre histoire.

CAN 2025 en Guinée : Antonio Souaré plaide la coorganisation avec le Sénégal

Le président de la Fédération Guinéenne de Football (Feguifoot), Antonio Souaré, est favorable à une coorganisation de la CAN 2025 avec le Sénégal.

Une position qui contraste avec celle du ministre guinéen des sports, Sanoussy Bantama Sow, catégoriquement opposé à cette hypothèse.

M. Souaré appelle les gouvernements de la Guinée et du Sénégal à organiser ensemble la Coupe d’Afrique des nations en 2025.  La CAF a pourtant désigné la Guinée pour accueillir cette édition.

‘’C’est une option que les deux gouvernements pourraient envisager’’, a déclaré Antonio Souaré, interrogé à ce sujet par le quotidien sénégalais Stades.

Le président de la Féguifoot partage donc l’idée déjà souhaitée par Augustin Senghor, le président de la Fédération Sénégalaise de Football.

Comme le Cameroun et la Côte d’Ivoire, la Guinée devra remplir le nouveau cahier des charges imposé par la CAF, suite au passage de 16 à 24 participants en phase finale des prochaines coupes d’Afrique des Nations.

Depuis l’attribution de cette CAN à la Guinée, le pays tarde encore et toujours à agir sur le terrain, d’où la nécessité d’envisager une organisation  en commun avec le Sénégal, selon plusieurs observateurs.

Adèle F. DIOP

Nicolas Dupuis prospecte chez les binationaux

Le coach de Madagascar souhaite rajeunir son équipe. Pour ce faire, Nicolas Dupuis regarde du côté des binationaux. 

Révélations de la CAN 2019, les « Barea » de Madagascar ne comptent baisser la cadence. Leur coach continue de ratisser large. Nicolas Dupuis veut encore attirer des binationaux pour renforcer son équipe. Le technicien français révèle, sur son compte Facebook, suivre une vingtaine de joueurs d’origine malgache. De probables recrues pour apporter du sang neuf à une vieillissante sélection. 

Confiné à Madagascar, le sélectionneur des « Barea » ne chôme pas pour autant. Nicolas Dupuis se projette déjà aux éliminatoires de la CAN 2021. Le coach de 52 ans, par ailleurs DTN du football malgache, tue le temps au visionnage de vidéos de ses adversaires de groupe. Huitième de finaliste lors de la CAN 2019 en Egypte, Madagascar occupe la première place de sa poule avec 6 points en deux matchs devant l’Ethiopie (3 pts), la Côte d’Ivoire (3 pts) et le Niger (0 pt). Une seconde qualification à la CAN commence donc à prendre les contours d’une réalité pour les « Barea ». 

André Onana ne regrette pas d’avoir manqué la CAN 2017

André Onana : Un message en guise d'adieu à l'Ajax, de la part du ...

Le portier des Lions indomptables confesse que son absence en terre gabonaise lui a assuré la place de titulaire en club.

André Onana ne regrette rien: «Si c’était à refaire, je referais la même chose. A cette période-là, j’étais 3e et c’était hyper important pour moi de rester en club. Si je pars à la CAN 2017 au Gabon, je ne joue pas et Tim Krul prenait ma place. Adieu André Onana… J’ai fait un choix de carrière et le temps m’a donné raison».

Le gardien de l'Ajax d'Amsterdam répondait aux questions des internautes sur Instagram.

CAN 2023 - Paulin Danho rassuré et rassurant

Contrairement à ses déclarations d’il y a quelques jours, le ministre ivoirien des Sports se dit satisfait de l’avancement des travaux de la CAN 2023. Conclusion d’une visite des chantiers de Yamoussoukro et Bouaké vendredi et samedi. 

Les retards annoncés ne font pas le sourire au ministre ivoirien des Sports. Paulin Danho s’est même montrer saucé à la fin de la visite des chantiers des infrastructures sportives pour la CAN 2023, à Yamoussoukro, vendredi, et à Bouaké, samedi. « Tous les chantiers visités avancent très bien. Je voudrais féliciter les entreprises pour les efforts déployés. Je repars de cette visite satisfait », s’est réjoui le patron du sport ivoirien.

Une satisfaction qui contraste avec ses propos de ces derniers jours sur les retards dans la livraison des infrastructures. « Les projets majeurs de notre ministère impactés par la pandémie sont d'abord les infrastructures qui abriteront la CAN en 2023. Il y a un impact certain sur les dates de livraison », avait déclaré le ministre lundi. Il fallait donc descendre sur le terrain pour tâter la réalité des 50% des travaux annoncés comme réalisés. Et il ne semble pas avoir été déçu.

Comores - Les expatriés "assument" leur statut de pros

Les Cœlacanthes sont en train sans conteste d’écrire les plus belles pages de l’histoire du football comorien. Pour l’instant, on est dans le domaine du rêve. Mais avec leurs binationaux, ce n’est pas trop. 

Longtemps raillés par l’Afrique du football, les Comoriens ne font plus rire. Le vent de révolte qui souffle sur l’archipel ces dernières années a déchiré le costume de souffre-douleur des Cœlacanthes. S’ils ont atteint ce niveau, c’est parce que les produits made in Comoros ont gagné en prestige et en respect face à des adversaires qui n’osent plus les regarder de haut. Et ce changement, ils le doivent, en partie, à leurs binationaux, à l’image d’Ali Ahamada. « Nous assumons notre rôle de professionnels dans l’effectif. Il n’y a pas de pression. Au contraire, l’équipe nationale en tire bénéfice », résume d’ailleurs l’expérimenté portier de l’équipe, qui évolue actuellement à Konsvinger, en Norvège. 

Ali Ahamada

L’ancien gardien de but de Toulouse FC fait partie de cette légion d’expatriés binationaux qui font bouger les lignes chez les Cœlacanthes. Dans ce contingent, on retrouve notamment le papy et capitaine, Nadjim Abdou (35 ans). Le milieu de terrain du FC Martigues, qui dispute sa 18ème année en professionnel et la 10ème avec l’équipe nationale, en est devenu le symbole d’abnégation. À côté de lui, Fouad Bachirou (30 ans, Malmö FF, Suède) ou encore El Fardou Ben Nabouhane (30 ans, Etoile Rouge Belgrade, Serbie) complètent l’état-major de la team qui incarne le rêve continental du peuple Comorien. 

Avec 4 points, les Cœlacanthes occupent la 1ère place de leur groupe des qualifications à la prochaine CAN. Ils devancent le Kenya (2 pts), l’Egypte (2pts) et le Togo (1pt). Et ouais, ce n’est pas une blague. 

''Ben Badi'' revient sur le match Sénégal - Côte d'Ivoire de la CAN 1986

Pour les nostalgiques, l’équipe du Sénégal de 1986 reste l’une des meilleures que le pays ait eue. Un avis confirmé par l’attaquant ivoirien Abdoulaye Traoré ‘‘Ben Badi’’, bourreau des Lions à la Coupe d’Afrique des nations de la même année au Caire, en Egypte. « Sur le papier, le Sénégal était logiquement favori et du numéro 1 au dernier remplaçant, c’était du très haut niveau », a indiqué l’ancien attaquant ivoirien invité d’un panel d’observateurs du football africain. « Nous avons joué au mental, mais je peux vous assurer que ça a été l’un des matchs les plus difficiles de notre histoire », explique l’actuel membre de la direction technique du football ivoirien.


Revenu à la CAN après 18 ans d’absence, le Sénégal qui avait démarré en trombe la compétition avec deux victoires respectivement contre l’Egypte pays organisateur (1-0) puis le Mozambique (2-0), a l’une des plus grosse déception de son histoire, en s’inclinant (0-1) devant la Côte d’Ivoire sur le chemin d’une demi-finale qui semblait déjà tracée. 

Report de la CAN 2021: Augustin Senghor, le président de la  Fédération du Sénégal, ‘’pas contre’’

Le président de la Fédération sénégalaise de football, Augustin Senghor par ailleurs, membre du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), n’est pas opposé à un report de la CAN 2021 programmée en janvier prochain.

‘’Si on n’arrive pas à jouer au plus tard en août les qualifications, ce serait difficile de tenir la phase finale à la date prévue’’, a dit Me Senghor.

Après deux premières journées éliminatoires jouées en novembre dernier, on attend encore les quatre autres journées en éliminatoires de la prochaine phase finale de la Coupe d’Afrique des nations.

Initialement prévue en mars dernier, les 3-ème et 4-ème journée, ont été reportées sine die par l’instance dirigeante qui comme les autres instances sportives internationales est bloquée par la pandémie du Covid-19.

Tom Sainfliet: " La Gambie ne pense qu’à la qualification à la CAN 2020"

Tom Sainfliet, le technicien belge qui dirige la Gambie s’est fixé comme objectif de permettre aux Scorpions de se qualifier pour la première phase de la Coupe d’Afrique des nations de son histoire.

‘’Nous sommes sur une pente ascendante depuis deux ans en ayant réussi à battre de grandes nations comme le Maroc et le Bénin et en tenant en échec l’Algérie, l’équipe championne d’Afrique en titre (lors des éliminatoires de la CAN 2019)’’, a dit le technicien belge arrivé deux ans plus tôt.

‘’Aujourd’hui, la confiance est là et nous avons une belle masse critique de joueurs évoluant au très haut niveau dans de très grandes championnats’’, a expliqué l’ancien sélectionneur du Zimbabwe et du Togo.

Le technicien belge des internationaux évoluant en Italie comme Omar Colley (Sampdoria), Musa Barrow (Bologne) et Ebrima Colley (Atalanta) sans compter le buteur Assan Ceesay qui évolue en D2 allemande.

‘’Je connais assez bien le football africain pour dire que nous sommes sur la bonne voie’’, a indiqué le technicien actuellement confiné chez lui en Belgique.

Et la rupture des éliminatoires due au coronavirus n’est pas de nature à décourager le technicien belge autour d’un bon début des éliminatoires avec les Scorpions qui sont allés gagner en Angola 3-1 avant de faire match nul 2-2 contre la RD Congo à Banjul.

‘’Dans notre poule qui compte outre l’Angola et la RD Congo, le Gabon, nous sommes outsiders avec de grandes ambitions’’, a-t-il fait savoir.

Et la Gambie voit grand lors des prochaines journées avec une double confrontation contre le Gabon (3eme et 4-ème journée).

‘’Ce serait irréaliste quand on va dire aux gens que nous allons chercher six points contre Pierre-Emerick Aubameyang (Arsenal) et ses coéquipiers’’, a-t-il reconnu soulignant toutefois que son équipe va jouer ces deux rencontres pour engranger le maximum de points.

‘’Nous savons que si nous gagnons ces deux matchs, nous serons qualifiés et croyez-moi nous ne ménagerons aucun fort pour réussir cette performance’’, a-t-il dit.

Et si ça ne passe pas après ces deux matchs, la Gambie aura toujours l’occasion de jouer deux autres rencontres et surtout de recevoir une dernière fois à domicile l’Angola qui demeure toujours un grand pays de football.

‘’En plus du championnat angolais qui est de bien meilleur niveau que le nôtre, l’Angola, c’est un pays qui a l’habitude de grandes compétitions’’, a-t-il ajouté.

‘’Mais la Gambie n’a peur d’aucune équipe’’, a assuré le technicien belge qui essaie d’appeler ses joueurs pour les aider à passer ces moments difficiles liés à la pandémie du Covid-19.