10000 m : Kandie, la fin de la frustration kenyane aux JO ?

Kandie Kibiwott lorgne une médaille sur 10000 m lors des prochains JO. Une consécration qui fuit son pays depuis Mexico-1968. Naftali Temu, décédé en 2003, est, en effet, le dernier Kenyan champion olympique. «Je serai plus qu'heureux de voir le drapeau kényan flotter pour le 10000 m à Tokyo. Je sais que nous, en tant que pays, n'avons pas affiché les meilleurs résultats sur 10000 m, récemment, souligne Kandie, à l'agence de presse officielle chinoise Xinhua, Mais, je crois qu'avec le travail d'équipe et des préparatifs à temps, nous pourrons obtenir de bons résultats aux Jeux de Tokyo 2020».

Recordman du semi-marathon (57min 32sec)

Kandie a fini de s’ériger en spécialiste du semi-marathon. Il détient, d’ailleurs, le record de l’épreuve. À Valence, en décembre, il a, en effet, ramené la marque à 57min 32sec. «J'ai la volonté de prouver au monde que je peux aussi performer en piste. C'est pourquoi j'ai pris la décision de participer à une épreuve du 10 000 m dans le but d'obtenir un billet olympique», lance Kandie.

Kandie devra, toutefois, faire avec la concurrence de Joshua Cheptegei. L’Ougandais est, notamment, double recordman du monde du 5000 m et du 10000 m.

Aux Championnats du monde 2020 à Gdynia en Pologne, Kandie a remporté la médaille d'argent du semi-marathon. Il manquait de mettre fin à une autre disette de son pays. Charles Kamathi est, en effet, le dernier Kenyan champion du monde sur 10000 m. C’était à Edmonton, en 2001. Il y a donc 20 ans.

Amina SOGUI

La 20e Great Ethiopian Run ce dimanche à Addis-Abeba

Le directeur général de la Great Ethiopian Run, Ermias Ayele, attendait 50 000 coureurs cette année. Mais, en raison des restrictions liées au Covid-19, seulement 25% de ce peloton sera en action, dimanche, informent les médias kényans. Il y aura donc moins de coureurs internationaux.

300 athlètes d’élite

300 coureurs d'élite s'aligneront sur l'emblématique Meskel Square pour le départ de la course dimanche. Parmi eux, trois Kényans, Solomon Boit, Evans Kipkemei et Kennedy Kimutai. Les participants ont déjà subi des tests Covid-19, indique Haile Gebrselassie, en conférence de presse vendredi.

L'ancien détenteur du record du monde du marathon et du 10 000 mètres a également salué la grande rivalité entre Kényans et Éthiopiens. Clin d’œil à son ''ennemi'' de longue date, Paul Tergat, pour sa contribution au sport. «Sans Tergat, le sport ne serait pas aussi passionnant que ça… c'est mon ami et j'ai même l'impression qu'il est ici avec nous, maintenant», déclare, nostalgique, Gebrselassie.

La fierté de Tergat

Un hommage touchant pour le quintuple champion du monde de cross-country. Empêché, le double champion du monde de semi-marathon a envoyé un message à la légende de l’athlétisme. «Haile Gebrselassie, la légende, mon frère, mon ami et mon digne compétiteur sur la piste, en cross-country et sur les routes, se démarque pour avoir légué à l'Afrique une course de masse aussi incroyable qui célèbre ses 20 ans ce week-end», répond fièrement Tergat.

Le ministre éthiopien de la Culture et du Tourisme, Habtamu Sisay Awas, était présent à cette conférence de presse. D'autres légendes éthiopiennes de la course de fond y ont également pris part. C’est le cas de l'ancien champion du monde de cross-country Gebregziabher Gebremariam. Il était aux côtés du champion du 5 000 mètres des Jeux Olympiques de Sydney 2000, Million Wolde.

Au-delà de la course, le social

Chacun des vainqueurs de cette édition, décalée de la date traditionnelle de novembre, recevra une récompense de 100 000 Birr éthiopien (environ 1,3 million de FCFA). Mais, au-delà des récompenses, Gebrselassie estime que cette course annuelle apporte beaucoup sur le plan social. Ses retombées ont, par exemple, permis la construction d’une école. Le multiple détenteur du record du monde de course de fond a également entamé l’érection d’un autre établissement scolaire. Mais cette fois, en partenariat avec le gouvernement éthiopien.

Amina SOGUI

Para-athlétisme à Dubaï: La dream-team kényane connue

La sélection a été faite lundi à l’issue des tests au Centre sportif international Moi, à Kasarani, à Nairobi. Il y aura d'autres épreuves de qualification, informe Nation. La présidente du KNPC, Agnes Aluoch, indique que l’équipe entre en regroupement, dès lundi prochain, pour 10 jours.

«Les avoir dans le camp garantira qu'ils resteront à l'écart de nombreuses distractions, en plus de leur donner suffisamment de temps pour s'entraîner. Ils sont restés longtemps sans s’exercer en raison de la pandémie de Covid-19», souligne-t-elle.

Un budget de 237 000 dollars

Pour espérer se distinguer lors de cette compétition qualificative aux Jeux olympiques de Tokyo 2021, le KNPC table sur un budget de 26 millions de shillings (237 000 dollars, soit 126 millions FCFA). Cela servira à financer le camp, l’hébergement et les indemnités. «Nous avons également besoin d'acheter un fauteuil roulant spécial T54 pour la course et des équipements de compétition, en particulier les pointes».

Quatre Kényans se sont déjà qualifiés pour les Jeux olympiques de Tokyo. Il s’agit de Samwel Muchai, champion des Jeux paralympiques de Rio 2016 au 5000 m T11, Nancy Chelagat, Hellen Wawira (dynamophilie) et Asia Mohammed (para-rameur).

Neuf athlètes kényans avaient pris part aux Jeux paralympiques de Rio 2016. L’équipe a récolté trois médailles d'or, une médaille d'argent et deux de bronze.

Amina SOGUI

Composition de la dream-team

Hommes : Wilson Bii (T11) 1 500 m, 5 000 m ; Samwel Muchai (T11) 1 500 m, 5 000 m ; Rodgers Kiprop (T11) 5 000 m ; Eric Sang (T11) 1 500 m ; John Torotich (T12) 1 500 m, 5 000 m ; Bernard Koskei (T12) 1 500 m, 5 000 m ; Henry Kirwa (T12) 1 500 m, 5 000 m ; Samson Ojuka (T37) 100 m, 200 m, saut en longueur ; Gilbert Lagat (T12) 400 m ; Henry Nzungi (T12) 100 m, saut en longueur ; Wesley Sang (T46) 1 500 m, Stanley Misik (T46) 1 500 m) ; Felix Kipruto (T46) 1 500 m ; Daniel Safari (F42) saut en hauteur ; James Magerere (F57) shotput, javelot ; James Mugo (F57) shotput, javelot ; Vincent Mutai (T46) 100 m, saut en longueur ; Wilfred Laisikwa (T37) 200 m, 400m ; Ronald Yego (T37) 200 m, 400m ; Joseph Kamau (T37) 200 m, 400m ; Rajab Chetty (F11) shotput ; La frappe d'Augustino Kilonzo (F11) ; John Njoroge (T11) 400 m ; John Wambua (T54), 100, 200 m, 400 m ; Samson Njoroge (F57) shotput, javelot ; Joseph Kyaka (T 37) 1 500 m.

Femmes : Nancy Koech (T11) 400 m, 1 500 m ; Mary Waithera (T11) 400 m, 1 500 m ; Nelly Nasimiyu (T12) 400 m, 1 500 m ; Hannah Ngendo (T12) 400 m, 1 500 m ; Irene Tanui (T46) 200 m, 400 m ; Discus Sylvia Olero (F44) ; Nelly Sile (F56) shotput, javelot ; Margaret Njeri (F57) shotput, discus ; Jennifer Chepkoech (f40) shotput ; Linet Ogwal (F57) shotput, discus ; Caroline Wanjira (T54) 100 m, 200 m, 400m.

Guides : Robert Tarus, James Boit, Alpha Malinga, David Korir, Musa Muiruri, Kelly Otinya, Damaris Nzisa, Charles Macharia, Albanus Mutuku, Stephen Waweru.

NB: T11-totalement aveugle ; T12- partiellement aveugle ; T37- paralysie cérébrale ; T46- amputé ou membres courts ; Lanceurs assis T57 ; F42- nains ; F44- lance en se tenant debout pour les nains ; T54- course en fauteuil roulant.

Rétro 2020: Le sport féminin desservi

C'est en effet bien dommage pour le sport féminin en 2020. Surtout lorsque l’on sait que cette année devait offrir à nouveau l’opportunité de voir une grande médiatisation des sportives à travers la Coupe d’Afrique féminine et aussi les Jeux Olympiques. C’est le principal rendez-vous qui aide à la médiatisation du sport féminin et des disciplines dites secondaires. Cependant, il y a tout de même des manifestations qui ont résisté à la crise sanitaire. Et bien sûr, les femmes ont été à la hauteur. Petit tour d’horizon du sport féminin en 2020.

Football : Pas de Can, ni de Mondial

Aux premières heures de la pandémie, la confédération africaine de football a pourtant fait le choix de reporter le Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) et la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) masculine 2020 à l’année prochaine. Cependant la CAN féminine a tout bonnement été annulée. C'est Isha Johansen, présidente de la Commission du football féminin à la CAF qui en fait l'annonce le 30 juin passé. La raison avancée ?Le Nigeria et la Guinée, les deux pays s’étant proposés pour accueillir la compétition en remplacement du Congo ne possédaient malheureusement pas une lettre de soutien de la part de leurs gouvernements respectifs. Autant dire qu’on ne se bouscule pas au portillon pour sauver une CAN Féminine !

La compétition démarrée, en 1991, et organisée tous les deux ans, depuis 1998, accuse ainsi un coût d’arrêt. Naturellement, il aura un impact indéniable sur les joueuses qui peinent déjà à se mettre en avant. Car les Fédérations organisent très peu de matchs amicaux pour les sélections féminines en temps normal. D'ailleurs avec cette annulation, certaines équipes ne disputeront pas le moindre match en deux ans. Voire plus. Le report d’un an, comme c'est le cas pour les compétitions masculines, pouvait, effectivement, être la bonne option. Quitte à redéfinir le format.

De vaillantes ambassadrices

Au niveau mondial cependant, en novembre, la FIFA annule également les Coupes du Monde féminines U-17 et U-20. Elles devaient avoir lieu en Inde et au Panama & Costa Rica. Bref, c'est un sale temps pour les footballeuses africaines en 2020.

Elles se sont néanmoins démarquées dans les championnats étrangers où elles évoluent. Par exemple, la Camerounaise Ajara Nchout Njoya termine championne de Norvège et meilleure buteuse avec son club Valerenga, vainqueur également de la coupe de Norvège. Et sa compatriote Aboudi Onguéné est sacrée championne de Russie avec le CSKA de Moscou. Enfin, la Nigériane Asisat Oshoala est nommée pour l’équipe féminine de l’année des supporters de l’UEFA 2020. L’attaquante du FC Barcelone est la seule Africaine à être sélectionnée parmi les 50 femmes nominées par l’UEFA. Ces trois joueuses ont encore été de vaillantes ambassadrices du football féminin africain en Europe.

Basket: un peu de jeu

Pour ceux qui l’ont manqué, le championnat d’Afrique de Basket U18 Féminin s’est tenu du 4 au 9 décembre au Caire (Egypte). Une note positive que de voir la FIBA maintenir la compétition de petite catégorie. Le tournoi  enregistre le sacre de l’Egypte devant le Mali. Mais il a surtout permis de désigner les deux représentants africains pour la Coupe du Monde féminine U19 FIBA 2021.

En revanche en volleyball, le championnat d’Afrique U20 dames était initialement prévu du 4 au 13 décembre 2020 en Ouganda. Cependant, il est reporté à une date ultérieure. Même son de cloche pour le championnat d’Afrique de handball dames.  La compétition devait se tenir du 02 au 12 décembre 2020 au Cameroun. Mais elle est reportée à juin 2021 (du 11 au 21).

Athlétisme: Letesenbet Gidey

En athlétisme, l’un des noms à retenir pour cette année 2020 est celui de Letesenbet Gidey. L’Ethiopienne a établi un nouveau record du monde du 5000 m en 14h06m62. C'était lors du «NN Valencia World Record Day», le 7 octobre. Elle était en lice pour le titre d’athlète féminin de l’année décerné par la fédération internationale d’athlétisme aux cotés d’autres représentantes du continent. Il s'agit de sa compatriote Ababel Yeshaneh qui a battu le record du monde du semi-marathon et les Kényanes Peres Jepchirchir et Faith Kipyegon. Côté sprint, il faudra attendre 2021 pour revoir les reines ivoiriennes Marie-Josée Ta Lou et Murielle Ahouré. Elles ont, en effet, été moins affûtées que d’habitude. Mais c’est largement compréhensible.

Judo : Madagascar remplace le Maroc

Les Championnats d’Afrique de Judo devaient avoir lieu en novembre et décembre au Maroc. Mais ils se sont finalement tenus à Madagascar. La compétition offrait des points qualificatifs aux Jeux olympiques de Tokyo 2020. Et parce qu’il est important de booster les disciplines, moins mis en avant; voici ci-dessous, les noms de celles qui ont décroché une médaille à Madagascar !

-48 kg :

  1. Genronay Whitebooi (Afrique du Sud)
  2. Aziza Chakir (Maroc)
  3. Priscilla Morand (Maurice), Signoline Kanyamuneza (Burundi)

-52 kg :

  1. Taciana Cesar (Guinée-Bissau)
  2. Soumiya Iraoui (Maroc)
  3. Salimata Fofana (Côte d’Ivoire), Charne Griesel (Afrique du Sud)

-57 kg :

  1. Diassonema Mucungui (Angola)
  2. Zouleiha Abzetta Dabonne (Côte d’Ivoire)
  3. Ghofran Khelifi (Tunisie), Narindra Rakotovao (Madagascar)

-63 kg :

  1. Amina Belkadi (Algérie)
  2. Sofia Belattar (Maroc)
  3. Hélène Wezeu Dombeu (Cameroun), Enku Ekuta (Nigéria)

-70 kg :

  1. Assmaa Niang (Maroc)
  2. Ayuk Otay Arrey Sophina (Cameroun)
  3. Carine Ngarlemdana (Tchad), Nasatasiya-Alexandra Nenova (Afrique du Sud)

-78kg :

  1. Marie Branser (République Démocratique du Congo)
  2. Sarah-Myriam Mazouz (Gabon)
  3. Kaouthar Ouallal (Algérie)

+78 kg :

  1. Hortence Vanessa Mballa Atangana (Cameroun)
  2. Sonia Asselah (Algérie)
  3. Monica Sagna (Sénégal), Haingoniaina Durianah Ramiandriosa (Madagascar)

Bonne année 2021…

Eugénie MBEKAM, guest-edito

Rétro 2020: Lamine Diack, l’inévitable condamnation

Lamine Diack risquait dix ans de prison et une très forte amende, pour des faits de corruption active et passive, d’abus de confiance et de blanchiment en bande organisée. Mais la peine prononcée, le 16 septembre dernier, par la 32e chambre correctionnelle du Tribunal de Paris s’est révélée moins sévère que ce qui était envisageable. Le Sénégalais de 87 ans a finalement écopé de quatre ans de prison, dont deux avec sursis, et d’une amende de 500 000 euros.

L’ancien président de l’IAAF (de 1999 jusqu’à son arrestation à Paris en novembre 2015) était ressorti libre de la salle d’audience. Cependant, ses avocats, qui espéraient la relaxe de leur client, avaient fait appel. Diack n’en a d’ailleurs pas fini avec la justice française, puisque celle-ci a ouvert un autre dossier contre lui. Il concerne les procédures d’attribution des jeux Olympiques de Rio en 2016 et de Tokyo en 2021. Son fils, Papa Massata (55 ans), est soupçonné d’y être impliqué.

Lamine Diack, ancien puissant président de l'IAAF.

Ancien athlète et footballeur, Lamine Diack devient maire de Dakar puis parlementaire. Premier non-Européen à accéder à la présidence de l’athlétisme mondial, il est donc condamné une première fois. Avec cinq autres protagonistes, dont son fils, ancien directeur du marketing de l'IAAF. Ils étaient accusés d’avoir retardé, à partir de la fin de l’année 2011, toute une série de mesures disciplinaires. Ces mesures visaient des athlètes russes, soupçonnés de dopage sanguin.

Diack n’a pas convaincu le Tribunal

Lors de l’enquête, Lamine Diack avait révélé les multiples contreparties de ce surprenant deal passé avec la Russie. Elles concernent: le renouvellement des contrats de sponsoring et de diffusion de l’IAAF, avec la banque d’Etat russe VTB et la télévision publique RTR. Egalement, le versement de fonds destinés à financer l’opposition à Abdoulaye Wade, pour la présidentielle sénégalaise de 2012. Ce qui n’avait pourtant pas empêché Diack, avec un certain sens de l’ironie, de réfuter toute idée de financement politique…

Lamine Diack, ancien président de l'IAAF.

Au procès, Lamine Diack avait expliqué avoir œuvré pour l’étalement des sanctions infligés aux athlètes russes. Cela, afin de préserver l’intégrité financière de l’IAAF. Mais ce dernier argument n’avait pas convaincu la Cour. Elle s’était empressée de reprocher à Diack de n’avoir rien fait pour y mettre un terme. Il a également été condamné avec son fils, à payer 5,2 millions d’euros à l’instance. La raison: les Diack ont capté des sommes indues versées par des sponsors de l’instance.

Cependant, les six protagonistes de cette affaire (outre son fils, jugé par contumace car confiné à Dakar) devront verser au total 10,6 millions d’euros de dommages et intérêts à l’IAAF. Il s’agit de Gabriel Dollé, ancien chef de la lutte antidopage de l’IAAF, l’avocat Habib Cissé. Mais aussi l’ex-président de la fédération russe d’athlétisme, Valentin Balakhnitchev et l’entraîneur Alexeï Melnikov.

Toutefois, ce premier volet des ennuis judiciaires de l’octogénaire avec la justice française achevé ne signifie pas la fin de l’histoire. Ses conseils ont fait appel, mais une autre enquête a été ouverte (lire plus haut). L’âge avancé de l’ancien patron de l’athlétisme mondial devrait néanmoins lui éviter de dormir, ne serait-ce qu’une seule nuit, en prison. Mais certainement pas de s’acquitter des sanctions financières…

Alexis BILLEBAULT

Un marathon virtuel avec de grands noms de l'athlétisme africain

Les superstars de l'athlétisme Eliud Kipchoge, Kenenisa Bekele, Joshua Cheptegei et Geoffrey Kamworor vont participer en juin à un marathon mondial virtuel de relais par équipe.

"Je peux dire que mes coéquipiers et moi-même sommes vraiment impatients de nous joindre au relais dans le cadre de cette merveilleuse initiative", a déclaré Kipchoge, le détenteur du record du monde de marathon.

L’évènement  se déroulera les 6 et 7 juin et sera est ouvert à tous les fans d'athlétisme du monde entier.

Cette initiative de l'équipe de course NN, MA RA TH ON est une course de marathon virtuel par équipe où le public peut former une équipe de quatre personnes pour couvrir la distance du marathon.

Que valent (vraiment) les 1:59.40 d'Eliud Kipchoge et …la Vaporfly ...

Chaque coureur individuel couvre 10,5 km, de sorte que l'équipe complète un marathon complet ensemble, seul. Cela permet aux participants de courir seuls en toute sécurité dans leur propre lieu tout en courant en équipe via le classement virtuel.

"Nous nous réjouissons tous d'un avenir positif et je crois que c'est un grand premier pas dans cette direction. Le marathon est un sport dans lequel les athlètes d'élite et les coureurs amateur sont en fait tous engagés dans la même course. C'est ce qui rend notre sport unique et je trouve que l'essence de ce sport est magnifique", ajoute le champion.

Esther Oyema réagit à sa suspension: «  Je suis dévastée et brisée »

La championne paralympique nigériane d’haltérophilie, Esther Oyema, a déclaré qu'elle se sent  "blessée et brisée".

"C'est comme si j'étais dans un rêve - je suis dévastée et brisée. Je me sens très triste. J'ai toujours travaillé avec passion. Je suis blessée", a déclaré Oyema à BBC Sport Africa.

Elle réagissait à sa suspension de quatre ans pour violation des règles antidopage.

Oyema, 38 ans, a été suspendu la semaine dernière par le Comité international paralympique (CIP).

Une décision prise après un test positif au norandrostérone-19.

La substance a été trouvée dans un échantillon d'urine fourni le 28 janvier 2019 après qu'Oyema a participé à la compétition internationale de para-lifting de Lagos  au Nigeria.

La norandrostérone19- est inscrite sur la liste des substances interdite par l'Agence mondiale antidopage (Wada) sous la classe S1.1B des stéroïdes anabolisants endogènes (SAA).

La déclaration du CIP confirmant la conclusion a statué qu'Oyema sera inéligible à la compétition pendant quatre ans, du 3 mai 2019 au 2 mai 2023.

Elle a également été privée de la médaille d'or qu'elle avait remportée lors de la compétition féminine des moins de 55 kg à Lagos, ainsi que de tous les points et prix.

Elle ne pourra pas participer aux Jeux paralympiques de Tokyo l'année prochaine.

Aristide NGUEMA

Haltérophilie : La Fédération mauricienne vise un retour aux entraînements dès juin

Un plan de reprise pour le 18 mai a été préalablement soumis par la La Fédération mauricienne d'Haltérophilie au ministre des Sports, mais repoussé suite à l’extension du confinement jusqu’au 1er juin.

Des mesures sanitaires rigoureuses accompagneront les athlètes afin d’éviter toute propagation de la Covid-19, telles le respect de la distanciation sociale, la diminution du nombre de sportifs actifs au centre national d’haltérophilie (seule infrastructure habilitée à recevoir les haltérophiles), ou encore l’aménagement des horaires de session pour chaque personne.

David Rudisha opéré à la cheville

Le double champion olympique kenyan du 800m, David Rudisha, sera éloigné des pistes pendant quatre mois en raison d'une blessure.

Il a été opéré à la cheville à Eldoret, dans la vallée du RIft au Kenya.

L'athlète de 30 ans s'est tordu la cheville gauche dans sa maison de campagne à Kilgoris, dans le pays de Narok au Kenya.

Son absence de 16 semaines ne devrait pas avoir beaucoup d'impact car toutes les compétitions sont à l'arrêt à cause de la pandémie de coronavirus.

David Rudisha veut participer aux Jeux olympiques de Tokyo l'année prochaine. Ce sera sa troisième participation à cette compétition.

Le Kényan détient le record du monde du 800 mètres en 1 min 40 s 91 depuis 2012 aux JO de Londres.

Il n'a pas participé à des compétitions depuis mai 2017 en raison de blessures récurrentes au dos et au genou.

Aristide NGUEMA

Athlétisme : Jean Robert Bezara dans l’expectative

Le spécialiste malagasy des 110 mètres haies Jean Robert Bezara, actuellement bloqué à Dakar, craint ne pas pouvoir revenir à Madagascar de sitôt.

Il  pourrait éventuellement manquer le début de la saison 2020- 2021 prévu au mois d’octobre. Stagiaire du Centre International d’Athlétisme de Dakar (CIAD), Bezara fait partie des trois derniers pensionnaires à n’avoir pas pu rentrer chez eux.

Le CIAD étant fermé depuis deux mois et demi, les vols vers Madagascar encore suspendus, l’athlète malagasy s’entraîne pour le moment à domicile, histoire de garder la forme.